25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 17:39

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Samedi 1er Novembre 2008

Horaire

 

Résumé

Genre 

Lieu

Prix

20h30

Eternal In/Out 

Première étape d’une nouvelle grande création de La Cie Materia Prima

Un effeuillement de l’enveloppe intérieure et 

extérieure. Le rituel cathartique qui expurge notre confrontation 

fascinatoire à la ville, au progrès, à l’aliénation et à la 

mécanique implacable et expérimentale appelée LIFE.

Ici tout est beau comme l’enfer. Beau comme  le sucre qui se dissout 

sous la pluie à chaque seconde."

 

Nouvelle Création de La Cie Materia Prima

TOTEM 36, Rue de Général Leclerc, 54320 Maxéville Tel : 03 83 37 54 53  Site Ici  Email Ici

 

13€ / 11€ / 8€

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 17:38

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Dimanche 02 Novembre 2008

Horaire

 

Résumé

Genre 

Lieu

Prix

Dimanche

de 21h03 à 22h

Les grands concerts de Radio France par Frédéric Lodéon.

L'Orchestre National de France, l'Orchestre Philharmonique, le Chœur et la Maîtrise de Radio France... Ils sont tous au service des chefs-d’œuvre de la musique d’hier et d’aujourd’hui

 

Emission de radio

Retransmission de concerts classiques.

France Inter site de l’émission Ici

 

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 17:37

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Lundi  03 Novembre 2008

Horaire

 

Résumé

Genre 

Lieu

Prix

du lundi au jeudi de 21h04 à 22h

Sur la route présenté par Laurent Lavige

 

Une heure très musicale émaillée d’archives INA pour resituer dans leur époque et analyser le succès des titres diffusés, d’interviews de personnalités qui livrent en direct leurs souvenirs liés à leurs premières émotions musicales, de versions inédites ou oubliées

Emission de radio

France Inter site de l’émission Ici

 

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 01:00

Au cours d’une conférence de presse en 1958, le général de Gaulle déclarait : « Je suis un homme qui n’appartient à personne et qui appartient à tout le monde. » Dans l’esprit du peuple, Charles de Gaulle reste d’abord une véritable légende, d’une stature absolument renversante. Fondateur de la Vème République, l’Homme du 18 juin 1940 marque à jamais son empreinte sur les sables mouvants du temps. Il a dominé l’Histoire pendant trente années, rédigé de nombreux livres, plus de 1000 pages dont ses stupéfiantes Mémoires, a été photographié et filmé d’un bout à l’autre de la planète, a été adulé ou vilipendé et pourtant, il demeure à jamais insaisissable. Nous connaissons, toutes et tous, l’invincible et indétrônable chef de l’Etat, aux allures de monarque, une figure charismatique, autoritaire, impénétrable, distante, apparaissant comme quelque peu orgueilleuse, voire hautaine, sous un aspect pour le moins gothique. Sa vie s’est tout simplement fondue avec son mythe derrière lequel il disparaît et se dérobe sous une carapace plutôt surprenante, mais sûrement pas indifférente. Dans tous les cas, personne n’a réussi à déceler la face cachée de cet animal politique hors du commun…

 

Le Général, pour cause, refusait systématiquement de dévoiler publiquement son intimité. « Je ne suis pas un fauve au jardin des plantes ! » s’écriait-il. Toutefois, dans son fief et refuge de la Boisserie à Colombey-les-Deux-Églises, derrière ce semblant froid et réservé, obnubilé par l’ordre, très axé sur les principes et surtout très soucieux des règles, d’une ponctualité scrupuleuse, se dégage un portrait de l’homme très touchant de sincérité, surtout empli d’amour pour les siens et sa famille et doté d’un humour éminemment caustique mais truculent. On y observe à la fois un mari, un père, un grand-père très affectueux, doux, attentionné, sensible, humain et surtout très attentif envers son épouse, ses enfants et petits enfants. En somme, il redevient un membre du commun des mortels, connaissant les mêmes joies et peines parentales. L’amour de Charles et Yvonne, c’est un peu comme celui de Tristan et Iseut la Blonde : les ronces, malgré la mort et les épreuves, continueront d’entrelacer à jamais leurs deux âmes pour l’éternité. De leur union du 7 avril 1921 naîtront trois enfants : Philippe, Elisabeth et Anne, une enfant trisomique. Charles de Gaulle sera toute sa vie très marqué par le handicap de sa fille et se montrera toujours très présent. Il sera d’ailleurs très affecté par son décès en 1948 et sera toujours très préoccupé par le sort de ses progénitures. Il créera en outre avec sa femme la fondation Charles de Gaulle, afin de permettre à des enfants infirmes de jouir d’une vie paisible dans un environnement adapté et agréable. Charles de Gaulle fut également très attaché aux traditions, repas et fêtes de famille, durant lesquels les membres se réunissaient autour de grandes tablées.

 

En parallèle, sa vie se mêlera constamment au destin historique et politique de la France. De son inclination indéfectible pour son pays, éclorera une vocation précoce avec la volonté d’accomplir de grands et ambitieux projets. Dans ses Mémoires de Guerre, au moment de la capitulation française à Vichy, il écrira : « Devant le vide effrayant du renoncement général, ma mission m’apparaît claire et terrible, c’est désormais à moi d’assumer la France. Il me faut gagner les sommets et n’en descendre plus jamais. » Soucieux de n’apporter que le meilleur à son pays, l’icône de la Résistance entre dans la légende d’abord en juin 40 puis en 1944, à Paris, lors de la fameuse descente des Champs-Elysées. Depuis, hormis sa longue traversée du désert de 1947 à 1958, sa popularité ne cessera d’atteindre les sommets. Il fut le bâtisseur de la décolonisation en 1962 lors des accords d’Evian qui accordèrent l’indépendance à l’Algérie, octroya le droit de vote aux femmes en 1946, rétablit la grandeur de la France, créa la Sécurité Sociale et avant tout fut l’initiateur de la paix en Europe en développant une collaboration étroite avec l’Allemagne et bâtit le régime politique républicain le plus long et le plus stable que la France n’ait jamais connu. Il fut cependant souvent malmené et décrié notamment par les Alliés lors de la Seconde Guerre Mondiale, touché dans sa chair par la violence au moment de l’Attentat du Petit Clamart, déstabilisé par sa mise en ballottage après les évènements de mai 1968. Toutefois, son sens du devoir, sa sobriété exemplaire, son sens des responsabilités et son patriotisme profond l’ont sans cesse emporté sur ses propres turpitudes, en dépit des nombreuses difficultés rencontrées. A aucun moment de son mandat politique, il n’a souhaité vivre dans le luxe ou n’a montré une quelconque faiblesse. Dans ses Mémoires d’Espoir, il affirmera : « Sur la pente que gravit la France, je n’ai d’autres buts à lui montrer que les cimes, d’autres routes que l’effort. »

 

A sa mort et précisément à ses obsèques le 12 novembre 1970, sa présence est paradoxalement toute aussi écrasante. Un hommage absolument immense lui est rendu à Colombey-les-Deux-Églises dans la stricte intimité et ensuite à Notre-dame de Paris par tous les grands chefs d’Etat. Sur l’avenue des Champs-Elysées, une foule infinie se masse jusqu’à l’Arc de Triomphe. Le silence olympien, au milieu d’une multitude impressionnante, rend l’atmosphère terriblement accablante.

 

Preuve que ce géant du vingtième siècle a définitivement marqué les esprits à jamais. Aussi, un Historial a été érigé, en sa mémoire, au Musée des Invalides à Paris. D’ailleurs, comme le souligne Edwin Percy Whipple : « Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions, alors que le génie fait des sauts de géants.»

 

*De Gaulle, mon père, tome 1 & 2, de Philippe de Gaulle


Sandra WAGNER

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 22:00

Un tour du monde, à la rencontre de différents univers musicaux et des cultures auxquelles ils sont étroitement liés, en restant simplement deux petites heures à l’intérieur d’une salle de concert lorraine, cela ne semble guère probable. C’est pourtant ce que proposait à son public le baroudeur Bernard Lavilliers, en escale du côté de Ludres - à quelques milles de Nancy -, lui qui a une nouvelle fois embarqué pour une tournée consécutive à la sortie de son dix-huitième album, Samedi soir à Beyrouth.

 

C’est d’ailleurs par le morceau qui a donné son titre à l’album que le Stéphanois débutait son odyssée, dans un jeu d’ombres chinoises sonnant comme une invitation immédiate au rêve, à l’évasion. Direction alors la Jamaïque, grâce aux airs reggae de Solitaire ou Bosse, en compagnie de musiciens adeptes de la trompette et du saxo. Le capitaine Bernard, tenant la barre comme un vieux loup de mer, ne tient pas en place et souligne chacun de ses mots de gestes démonstratifs, quasiment théâtraux. Le diable au corps, il ne peut réfréner d’incessants pas de danse, prouvant ainsi qu’il n’a rien perdu de son jeu de jambes longuement travaillé sur les rings durant sa jeunesse.

 

Puis le reggae cède sa place au rock, en particulier sur Troisièmes couteaux, où les guitares électriques saturées et la double-caisse s’en donnent à cœur joie, Lavilliers justifiant alors le port du pantalon en cuir et des boucles d’oreilles qui lui collent à la peau. Mais le « dur » sait aussi se faire plus tendre et la guitare électrique se faire acoustique, offrant ainsi une magnifique version du standard On the road again, repris en chœur par le millier de matelots présents dans la salle.

 

Après ce savoureux moment de répit, le navire redémarre et jette l’ancre au Brésil, berceau de la samba, avant de s’établir sur les côtes africaines. Bernard Lavilliers et ses musiciens livrent ici un grand moment d’émotion en interprétant Petit, qu’ils s’excusent presque de chanter en raison du problème que le morceau soulève – les enfants soldats.

Question de peau est ensuite l’occasion de saluer Tiken Jah Fakoly et la Côte d’Ivoire, avant de s’exiler en Amérique Centrale via les Caraïbes et de vibrer au rythme de la salsa.

 

Le périple prend fin au son de Marin la bien-nommée et de l’incontournable Stand the ghetto, dernières péripéties d’une virée musicale traversée d’accordéon, de banjo, de violon, de djembé, de piano, de basse et de violoncelle. Un voyage avec Bernard Lavilliers, artiste du monde qui a toujours une « patate » d’enfer et qui n’est pas prêt d’arrêter de voguer…

 

Maxime Freyberger / Photos : Véronique L’hoste












 

Quelques dates de prochains concerts :

 

Du 26-10 au 01-11-08 : TROYES (Festival des Nuits de Champagne)

07-11-08 : VOIRON (Grand Angle)

08-11-08 : LYON (Auditorium)

14 et 15-11-08 : PARIS (Olympia)

18-11-08 : ARGENTEUIL (Salle Jean Vilar)

21-11-08 : NICE (Palais Nikaïa)

29-11-08 : AMIENS (Zénith)

04, 05 et 06-12-08 : PARIS (Bataclan)
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 03:30

Depuis sa formation en 1977, et en particulier depuis l'album Répression, sorti en 1980, et son titre emblématique Antisocial, Trust nous avait habitués à ses riffs rebelles et percutants.

 

Des influences rock - à la grande époque d'AC/DC de Bon Scott -, mais également punk d'outre-manche, avaient donné naissance à l'un des groupes de hard-rock français les plus connus à ce jour, sous l'impulsion de Bernie - Bernard Bonvoisin - et Nono - Norbert Krief.

 

Après une vingtaine d'années quelques peu tourmentées (séparations, reformations, tensions), le groupe a finalement retrouvé un équilibre depuis 2006 et un nouvel album paru en septembre dernier : 13 à table.

 

Trust faisait donc escale au Galaxie d'Amnéville ce 21 octobre à l'occasion de l'Apocalypse Tour 2008.

La prestation de Bernie et compagnie se déroula devant un public d'environ deux mille âmes, constitué en partie de nombreux amateurs des débuts, au vu de la population présente... Mais pas uniquement! Et la magie opérait dès les premières mesures des légendaires Préfabriqués, L'élite, Le Mitard et autres Antisocial. On constatait alors toute la verve et l'énergie renouvelées de ce "Trust Primeur à la moutarde ancienne» ! Petit bémol toutefois sur les titres plus récents, qui semblent refléter un glissement rock, sur un ton toujours engagé, mais moins sensiblement écorché vif, plus politiquement correct. Effet ou signe des temps ? Mais qu'importe, le groupe a gardé intactes ses qualités vocales et instrumentales.

A recommander aux amateurs de métal français des 80's.

 

R.J.











Quelques dates de prochains concerts:

25-10-08: BREST (Penfeld)
05-11-08: BRUXELLES (Ancienne Belgique)
06-11-08: LILLE (Zénith)
07-11-08: ROUEN (Zénith)
08-11-08: AMIENS (Zénith)
11-11-08: CAEN (Zénith)
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 03:00


"Pour moi, Metz c'est la ville de l'Est qui reste quand tu dézoomes sous Google Earth" annonce Romain de Debout Sur Le Zinc. Il semblerait qu'il faille s'y habituer :  pour Metz, la belle endormie, l'heure du réveil a sonné.

 

Alors, par où commencer un article plus qu'enthousiaste pour vous parler de cette douce -et néanmoins glaciale - soirée de samedi, Place Saint-Louis ?

Peut-être en marquant ce 18 octobre d'une pierre blanche. Blanche comme les esprits givrés ; blanche comme vierge de tout ; blanche comme l'introduction à une nouvelle vie, qui donne davantage de place à la possibilité de s’exprimer.

Et niveau expression, chacun y a mis du sien, dépassant les clichés et le froid régnant. Car faire bouger plus d'un millier de personnes à Metz après le couvre-feu de 22h et ce en plein mois d'octobre, cela relève presque du miracle.

Miracle possible grâce à une organisation réussie, une association - Diffu’Son - présente et dynamique dans tous les instants et une communication soutenue par la mairie de Metz.

 

Place donc aux concerts.

Sur les coups de 20h, tandis que les membres d’ ENNERI BLAKA - voisins strasbourgeois - s'installent sur scène, un rapide coup d'œil à la "foule" fait peur. En effet, on peut constater que la place est cruellement dégarnie et que seuls les plus résistants ont tenu à battre le pavé pour entendre la musique funk des huit compères.

Le groove s'installe rapidement, le groupe s'échauffe vite et bien - encore une fois, la température ne donne pas envie de se planter comme un piquet sur scène - et finalement,

l'ambiance se réchauffe assez vite, le nombre de spectateurs gonflant de minutes en minutes.

C'est donc pendant un show de près d'une heure que ces joyeux alsaciens nous ont transporté dans leur univers électro funk'n'roll, où les cuivres se mêlent à un bassiste groovie et à un chanteur charismatique. Un seul bémol à signaler au niveau du son, la voix du chanteur n'étant pas assez mise en avant.

Mais une grande révérence à ce groupe qui n'a pas hésité à finir en partie au milieu du public et à s'offrir un sit-in en plein milieu des aficionados ravis de les accompagner.

De l'énergie à revendre, une musique entraînante et qui plus est travaillée, un brassage de styles et de cultures détonant, le tout mêlé à un jeu de scène revigorant ; un bon conseil : si vous ne connaissez pas ce groupe, courrez vite sur leur site !

Après un court entracte rythmé par les élèves du conservatoire loin d'être en reste et avides

de faire partager à la foule massée autour d'eux des sonorités très empruntées aux musiques des films d’ Emir Kusturica, nous nous retrouvons toujours avec ce grand sourire face à DEBOUT SUR LE ZINC.

 

Bien que glacé et les mains engourdies - avec notamment  William le bassiste-contrebassiste, pieds nus et en chemise transparente comme à son habitude -, « DslZ » a décidé de faire la fête. Les premiers morceaux mettent un peu de temps à prendre, les conditions n'étant pas idéales, mais au final le public va répondre présent, avec conviction même.

 

Enchaînant chansons phares et titres du nouvel album - sortie prévue le 27 octobre -, « DslZ » s'amuse, prend du plaisir et on ne compte plus les sourires affichés par le groupe réclamé à corps et à cris par le public, disons-le, en délire.

Tellement actifs, tellement survitaminés, que, comme pour Enneri Blaka, il en devient même difficile d'en tirer des photos nettes et précises, l'éclairage n'aidant pas vraiment. Mais qu'importe, le but ce soir était de se faire plaisir, de faire danser et de sauter sur l'occasion de passer une excellente soirée.

 

Disponibles, sincères et pro à la fois, les deux groupes présents sur la Place Saint-Louis samedi soir méritent des remerciement sans compter pour « service rendu à la ville », auteurs d’une démonstration de bonne humeur et d’une facilité à faire un pied de nez au climat même si, dixit l'ensemble de Debout Sur Le Zinc : « Plus jamais par un froid pareil! ».


RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS ICI 


Ugo Schimizzi
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:30

« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone » : ainsi pourrait se résumer la somptueuse conclusion du Festival des Voix Sacrées. Le temps d’une soirée, les Poèmes Saturniens de Verlaine caressent la virtuosité et la finesse du timbre des Chœurs du concert de l’Hostel Dieu de Lyon dirigés par l’éminent Franck Emmanuel Comte.

 

A Metz, non loin de la Cathédrale Saint-Etienne, en face des Trinitaires, les anges ont rejoint la nef de l’église Sainte Ségolène située Place Jeanne d’Arc. Des voix célestes s’élèvent et atteignent le firmament grégorien. Nous voici revenus aux prémices du baroque, lorsque les hommes désiraient se hisser aux côtés de Dieu, là où les étoiles de Grégorio Allegri, de Jan Dismas Zelenka ou de Johann Adolf Hasse scintillent à jamais à la postérité.

 

Miserere : trois versions, trois nationalités (tchèque, romaine, allemande). Ces transcriptions sont composées chacune à des époques différentes, mais elles ont toutes pour unique objectif de célébrer les torpeurs de l’âme humaine dans toute leur tragédie au travers des chants sacrés. Tantôt véritable chant du cygne en do mineur, tantôt un hymne au pardon ou à la victoire de la lumière sur les ténèbres, la pureté des interprétations vous transporte malgré vous dans un univers dont vous seul détenez la clé.

 

Ô temps suspend ton vol ! L’éternité soudain remplace les turpitudes d’un présent ô combien tourmenté ! Véritables louanges du Christ tout puissant, ces psaumes tiennent leur réputation tant de part leur qualité musicale que du mystère entourant ces joyaux lyriques. Entre les intrigues papales et mozartiennes autour de la transposition d’Allegri, le secret reste entier… Pourtant, malgré la prohibition de tout accompagnement instrumental, la sobriété du répertoire vaticanais encourage la limpidité des contrepoints vocaux à capella. Un bijou qui reste à redécouvrir sous des exégèses personnelles, diverses et variées.

 

Après une courte pause, les solistes puis l’ensemble rendent ensuite hommage en deuxième partie au superbe Miserere de Johann Hasse, exceptionnelle ode, issue d’une fête religieuse vénitienne mais retranscrite à Dresde, la « Florence de l’Elbe » et fondée au temps de Bach, Haendel ou autres compositeurs illustres. Cette variante a été conçue pour orchestre et chœurs féminins dans un premier temps en 1730, puis mixtes environ dix années plus tard. Un morceau solennel, cérémonial, où les cordes se marient avec justesse et harmonie aux voix raisonnantes des sopranos, altos, barytons ou mezzo soprano, où les chœurs s’opposent aux solistes, où les sons graves/aiguës se contrastent.
 

Le Concert de l’Hostel Dieu a, une fois n’est pas coutume, fait figure de leader dans sa constante redécouverte et relecture des musiques anciennes des XVI, XVII et XVIIIème siècles, des ornements merveilleux mais hélas méconnus du grand public. Franck Emmanuel Comte a réussi d’une part à susciter la curiosité de son public et d’autre part à réveiller des émotions fortes durant ce magique et court - trop court ! - instant.

 

Dans une époque aussi contrastée que la nôtre, source d’interrogations et de questionnement sur la condition humaine, le baroque pourrait bien devenir la réponse apaisante à ce troisième millénaire tumultueux. Dans une civilisation menacée où la barbarie l’emporte sur les valeurs profondes de l’Humanité, où le moi sensible est perçu comme une faiblesse, la musique lyrique en général et le mouvement baroque en particulier semblent rester les derniers remparts contre les vicissitudes sociétales actuelles.

 

En d’autres termes, comme le disait Platon, « la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. »


Sandra WAGNER


Misere
d'Allegri




Misere de Zelenka
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:00













Photos: Ugo Schimizzi, Juliette Delvienne

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 02:00










Photos: Ugo Schimizzi

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