31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 15:50

Anna Calvi était elle aussi présente en Lorraine dans cette semaine de folie musicale. Elle nous a fait le plaisir de se laisser interviewer par nos soins, avant de donner un concert magique dans la Chapelle des Trinitaires de Metz.

Le printemps commence bien par ici !

 

Anna Calvi + Milkymee - Trinitaires (Metz) - 29 mars 2011

En allant voir Anna Calvi en concert, le premier réflexe qu'on pourrait avoir serait de
se dire "Encore une première partie qui retarde le moment tant attendu...".
Et puis on se retrouve face à Milkymee, de son vrai nom Emilie Hanak : une fille pleine de
peps, souriante, chaleureuse... Et viennent à nos oreilles les premiers accords et les premières
bribes de voix, et là on profite juste du moment présent.

 

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Cette jeune parisienne interprète au public des Trinitaires une dizaine de morceaux de sa
composition, un coup de cœur pour sa version live de Nathalie Brown et une belle reprise
d'Help des Beatles.
Avec sa voix puissance, douce et intime à la fois, Milkymee a séduit la salle et sa simplicité
et sa modestie ont su nous conquérir.

 

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Si vous souhaitez découvrir son univers, pour lequel on tombe rapidement amoureux, ça se
passe sur son Site web : http://www.milkymee.com/


Anna Calvi
Puis c'est au tour d'Anna Calvi, la "furie douce", de faire son entrée sur scène.
Acclamée par le public messin, elle nous présente ses musiciens : Mally à l'harmonium et aux
percussions et Daniel à la batterie. Ce soir, exceptionnellement, elle nous présente aussi un
guitariste, s'étant blesser le bras et ne pouvant assurer tout le concert seule.

 

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Elle enchaine les titres de son album éponyme avec élégance et grâce. Le moins que l'on
puisse dire d'Anna Calvi, c'est qu'elle en impose : on découvre sur scène celle que l'on
attendait tous, une énergie folle, une voix puissante et possédée.
Le petit atelier magique de Mally composé du fameux harmonium et autres triangle, maracas
et multiples trésors renforce le côté cosmique et envoûtant de la belle Anna.
On retiendra la version live de "Jezebel" qui nous a tous scotchés... A vrai dire, ainsi que
l'ensemble de ce concert magique et enivrant.

 

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La révélation anglaise de 2010 a fait son effet : la Chapelle des Trinitaires est plus que comble
et le public ravi d'avoir assisté à un tel show.

 

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Retrouvez très bientôt notre interview d'Anna Calvi !

 

 

 

Article et photos : Elise Ruiba

 

 

 

 

Anna Calvi en concert :

 17/04 Marseille – Café Julien
19/04 Bordeaux – Rocher de Palmer
20/04 Lyon – Epicerie Moderne
22/04 PARIS – LE TRIANON
23/04 Saintes – Théâtre Geoffroy Martel
24/04 Bourges - Le Printemps de Bourges

 

 

Plus d'informations sur Anna Calvi :

www.annacalvi.com/

 

 

Plus d'informations sur Domino :

http://www.dominorecordco.fr/

 

 

 

Un concert Notice France :
 









 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:47

Sacrée révélation de l’année 2010 par de nombreux médias, hissée en haut des charts avec
son titre « Je veux » (choisi par TF1 comme tube de l’été 2010), Zaz, 31 ans, sillonne désormais la
France pour promouvoir son premier album éponyme. Disque d’or depuis le mois de juin dernier,
la galette est, à l’image de son interprète, un concentré de musiques aux influences diverses, de
textes engagés et forts mais également de douceur et de bonne humeur. Zaz était ce soir à la
Passerelle de Florange… Melting Actu également…

Zaz : Présentation
Bon, autant être franc avec vous : il y a encore quelques jours, Zaz, pour moi, ce n’était qu’un
nom. Ou plutôt un surnom… Enfin, vous aurez compris que je n’en avais qu’entendu parlé et que
je ne m’étais pas plus intéressé que ça à l’œuvre de la jeune femme. Et pourtant, lorsque l’on m’a
proposé de me rendre à Florange pour assister à son concert, une intuition m’a poussé à répondre présent. Et comme je déteste assister à une prestation sans en connaître un minimum sur l’artiste, je me suis un peu plus penché sur sa carrière et sa musique.
 

Cela fait plus de dix ans que Zaz est présente sur la scène musicale française. Tantôt
membre de groupes divers, tantôt jouant ses compositions et ses reprises sur les trottoirs de
Montmartre, c’est finalement en 2010 que la demoiselle se décide et sort son premier album : « Zaz ».
Le succès est immédiat.On connaît la suite : depuis bientôt un an, Zaz est partout et n’a pas finit de faire parler d’elle.


Le Concert
Mais revenons-en au concert. Il est 19h50, j’arrive à Florange. Cette fois-ci pas question de
faire la queue pendant une heure pour rien (voir mon article sur Empyr). Me voici devant La Passerelle à peine vingt-cinq minutes avant l’heure indiquée sur les affiches… Quelle n’est pas ma surprise en m’apercevant que la première partie, intitulée Été 67 vient de commencer. Il semblerait que l’heure indiquée sur les billets soit en réalité celle du changement de plateau.


1ère partie : Été 67
Été 67. Drôle de nom pour un drôle de groupe. Composé de six belges, venus tout droit de
Liège, Été 67 est une sorte de… à vrai dire, je ne saurais pas mettre un nom sur leur style tant
celui-ci est riche. On trouve de tout. Des influences pop/folk majeures auxquelles les six Liégeois ont ajouté ici un peu de country, là un peu de rock… Parfois un peu de classique… Jusqu'à...de la planche à lessiver ! C’est dire si le répertoire ratissé par ces artistes est large. Un mélange détonnant qui pourrait sonner le glas de la formation s’il n’était pas totalement maîtrisé.
Pourtant non. Dès les premières notes du deuxième morceau, je suis dans l’ambiance, et
le reste du public avec moi. Une ambiance décalée où les textes sérieux et revendicateurs viennent côtoyer l’histoire d’un junkie en plein bad. La musique est festive et entraînante, les musiciens sont précis et savent ce qu’ils font. Le chanteur est carrément barré tant dans ses paroles que dans son attitude. La présence d’un banjo, d’une flûte traversière, d’une mandoline, d’une chaîne en métal et de la fameuse planche à lessiver apportent des nuances et des sonorités particulièrement intéressantes dans un style de musique qui aurait pu être plat et « déjà vu ». C’est là toute l’originalité du groupe.
Après une bonne demi-heure de jeu, nos voisins quittent la scène en emmenant avec eux
leur matériel tandis que les techniciens s’affairent aux derniers réglages et rangements.

 

J’observe un instant la salle et la foule.
Tout d’abord le lieu. Bien plus grand que ce que j’imaginais, je dirais qu’à vu d’œil, la pièce
peut contenir entre 800 et 1000 personnes. Mais je n’ai jamais été particulièrement doué pour
ce genre d’estimation. Il y a en tout cas 500 personnes, j’en suis convaincu, au-delà, je n’y mettrais pas ma main à couper. Le son est bon jusqu'à présent et l’infrastructure aussi. On y trouve même un balcon et une possibilité de passer en configuration théâtre. Un lieu pour le moins intéressant.
Le public ensuite. Il va, dans mon entourage proche, de 4 à 70 ans. On y trouve tous les
âges et tous les genres. La musique de Zaz s’inscrit, pour la plupart des morceaux, dans la variété française type, il est donc normal que celle-ci touche tous les publics. L’avantage étant que ce genre d’audience est relativement facile à toucher et à emmener avec soi… Reste à voir si la jeune femme en sera capable. Justement, il est temps d’en avoir le cœur net.

 

 

ZAZ1 BASSDEF (c) Raphael Frydman

 

 


 

Zaz 
21h00, les spots et les lumières s’éteignent.
La salle résonne sous les applaudissements et les cris tandis que les musiciens s’installent sur scène.
Une guitare, une basse, une batterie et des claviers. Formation somme toute relativement banale
pour ce type de concert. Quelques notes de xylophone en guise d’introduction et la voix éraillée
de la demoiselle retentit, donnant le coup d’envoi de ce concert avec Les passants, introduisant également l’album.
Zaz a réussi le tour de force d’entrer sur scène de manière inaperçu. Il faudra attendre
quelques secondes pour que tout le monde dans la salle s’aperçoive qu’elle était accroupie au milieu de la scène depuis le départ.
Pour ne rien vous cacher, si la curiosité m’a incité à venir ce soir à la Passerelle, l’appréhension était bien là. Après un succès aussi fulgurant, on peut parfaitement imaginer que l’artiste ait pu prendre la grosse tête et soit, en quelque sorte, blasée de devoir interpréter constamment les mêmes chansons devant le même public.
J’ai eu tort de penser qu’il en était ainsi pour Zaz. Celle-ci ne se montre pas avare en
émotion et fait participer le public durant tout le spectacle. Un véritable lien se crée entre la foule
et la demoiselle qui met en place une atmosphère détendue, libérée dans laquelle la demoiselle semble s’épanouir complètement. Les morceaux s’enchaînent, le public chante, applaudit et accompagne ce petit bout de femme dans son monde. La complicité que Zaz entretien avec ses musiciens est plutôt rare pour une formation de scène – les musiciens n’étant, généralement, engagé que pour une tournée. On a plutôt l’impression d’être face à un groupe d’amis jouant ensemble depuis des années et des années.

Un son impeccable, une justesse et une maîtrise de la voix impressionnante, une bonne
humeur contagieuse et une vitalité sur scène étourdissante, voilà comment résumer la prestation
de Zaz. Elle court, saute, s’approche du public pour lui parler, s’en éloigne, discute avec lui, le tout en interprétant ses morceaux de la manière la plus simple et la plus efficace. On a tout simplement l’impression d’écouter l’album, amplifié par des petits détails qui font tout. Un changement de tonalité, une note différente (mais toujours juste !), un couplet en plus…

Zaz maîtrise ses morceaux et nous le prouve à chaque instant.

Aux titres de son album - qui sera quasiment joué dans son intégralité - viendront s’ajouter quelques nouveautés qui laissent présager un prochain disque dans les mois à venir. Aucune information officielle à ce sujet par la principale intéressée, mais quelques sous entendus intéressants ce soir.
Affaire à suivre !
Au bout d’1h20 de show, la troupe se retire avant de revenir pour un rappel de deux
morceaux. Ni oui ni non et un nouveau morceau, dont le titre pourrait être Encore un instant clôtureront la soirée et laisseront au public la possibilité d'accompagner une dernière fois la jeune femme et ses musiciens avant le salut final.

Une soirée ; deux découvertes
Passée la surprise de l’horaire particulier de la salle, la soirée m’aura permis de découvrir
un excellent groupe belge, Été 67 mais aussi Zaz et ses chansons tantôt pop, tantôt jazz, tantôt… Zaz tout simplement. Je retiendrais tout particulièrement la prestation vocale de la chanteuse sur un Ébloui par la nuit poignant. 

 

 

Article : Dom Panetta

 

Pour les intéressés, Zaz sera de retour dans la région avec une date au Casino 2000 de Mondorf-les-Bains le dimanche 03 avril 2011. Un bon conseil : ne la ratez pas !

 

 

Plus d'informations sur Zaz :

http://www.myspace.com/zazofficiel

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:17

Danakil - Autre Canal (Nancy) - 29/03/11

 

Big up lecteur !

Et oui. Pour cette première chronique pour la rédaction de Melting Actu, cette dernière
envoyât Môssieur Louis à un concert de reggae : Danakil. Pour votre serviteur, cette musique évoque
surtout l’année 1989 et une colo pour adolescents boutonneux dans le Vercors. Rien qu’en
fermant les yeux, je ressens encore les odeurs de nature pas encore polluée par des nuages
nippons, les jeunes filles en fleurs et salopette Fido Dido, les premières cigarettes qui font rire
et Bob Marley. Mon expérience avec la musique originaire de Jamaïque s’est arrêtée juste
après que Sylvie Chombier m’a brisé le cœur pour un mec dont j’ai oublié le prénom mais qui
mériterait de s’appeler Kevin.

 

Autant dire qu’avant de pénétrer dans l’enceinte de L’Autre Canal à Nancy, je ne voyais le reggae que
comme un gentil mouvement de doux rêveurs troquant les habits de communion pour des
vêtements commerce équitable. Cheveux gras, crise acnéique, odeurs de plantes médicinales
m’attendaient pour agresser le dandy que je suis, par une ambiance love and peace.

Après avoir passé sans encombre, voir même avec un peu de plaisir pervers, les palpations
des vigiles et avant de me voir apposer sur le dos de la main un tampon phosphorescent du
plus bel effet, je constatais la générosité des porteurs de dread locks puisque leur dernier
album était offert pour chaque acheteur d’une place du concert. Si retirer mon invitation à
la billetterie me procura le sentiment de faire partie d’un cercle de privilégiés, celui-ci était
atténué de n’avoir pas droit à la précieuse galette.

Et si je n’ai pas retenu le nom du groupe de première partie, celui-ci, composé d’un chanteur
et d’un DJ mutli-instrumentiste, a bien chauffé une salle pleine à craquer, par des musiques
rythmées et un débit ragga muffin qui ferait passer Françoise Sagan pour une bouddhiste sous
tranquillisants.

Puis vient le groupe phare de la soirée. Dans un premier temps, le nom du groupe, Danakil,
me semblât si proche de la marque de yaourts anti-cholestérols que je laissais tomber mes
projets de sandwich jambon-pommes-de-terre-mayonnaise. Une rapide recherche internet
m’apprennait qu’il s’agissait plutôt d’un désert situé entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Et point
de désert sur scène puisque 11 musiciens dont deux chanteurs étaient venus en force pour
porter la bonne parole rastafaraï. Si je ne pouvais accompagner la chorale composée des
nombreux fans connaissant les paroles de leurs chansons mieux que leurs cours de géographie
au programme du bac, je remarquais que le tromboniste portait un costume trois pièces ayant
pour effet d’apporter un peu de classe au combo et un peu de soutien à votre serviteur qui se
sentait un peu moins seul au milieu des poncho vert-jaune-rouge.

 

danakil 01
Danakil au Jardin du Michel 2010

 

Le reggae a le gros avantage, sur d’autres styles musicaux, de ne pas nécessiter d’effort
chorégraphique particulier. Et quelle ne fût ma surprise de me rendre compte que je me
dandinais de gauche à droite, balançant quelques fois la tête d’avant en arrière comme le
chien sur la plage arrière de la Renault super cinq m’emmenant dans le centre de la France.

La fin du set fut marquée par une reprise de « Non, je ne regrette rien», popularisée par Edith
Piaf et composée à une époque où les membres du groupe n’étaient même pas encore au stade
du projet, dans un rythme forcément jamaïcain mais qui permit de constater que le chanteur
de Danakil jouissait d’un joli timbre de voix.

 

danakil 10
Danakil au JDM 2010

 

Un deuxième chanteur aux sonorités africaines et un guitariste aux solos Hendrixiens eurent
raison de mon scepticisme. Et en refermant les yeux, je pouvais ressentir les odeurs de nature
qui font rire, les jeunes filles pas encore polluées par le nuage nippon, les cigarettes en
salopettes Fido Dido et Bob Marley.

 

 

Article : Môssieur Louis

 

 

Plus d'informations sur Danakil :

www.myspace.com/danakilweb

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:58

Ten Years After + Greenwitch Cavern - La Passerelle (Florange) - 26 mars 2011

 

 

Samedi soir sur la terre. Entre Uckange, Hayange et Illange subsistent quelques héros de fer et d’acier, des bribes de flammes, de la sidérurgie mêlée à la chimie. Nous sommes en Moselle, à quelques encablures de Metz, vagabondant parmi les ombres dans la ville de Florange.
Ici se niche une salle de concert, La Passerelle, forte de 1000 âmes les soirs de tempêtes musicales, qui accueille pour l’occasion les habitants du célèbre festival de Woodstock : Ten Years After.

Greenwich Cavern :

En prélude, les infatigables membres de Greenwich Cavern – officiant la veille en première partie de Empyr (lire notre report ICI) et l’avant-veille pour Louis Bertignac – ouvrent le bal et s’attèlent à la mise en bouche du public lorrain. Déluge de décibels, torse nu, élégance de l’harmonica, gros son sans jamais briser d’oreilles. Greenwich Cavern est un quintet qui mérite de faire parler de lui autant pour sa bonne humeur que la qualité des compositions. Celles-ci, férues de rock, teintées d’un blues alléchant, un brin mélancoliques contemplent les Etats-Unis, envahissant côte Ouest et casinos (bitch !).

Green-26-03-2011-passerelle-florange-01.jpg
Greenwich Cavern

Le son est de très bonne facture, la voix alléchante, travaillée, tantôt chantée tantôt presque hurlée, toujours avec mesure et recherche. Les solii passent de la basse à la guitare, l’harmonica figurant en bonne place niveau mise en avant tandis que son porteur sait prendre la lumière et capter l’attention des photographes. Cela dit, il le mérite.


Green-26-03-2011-passerelle-florange-02
Greenwich Cavern

Ten Years After :

Près de quarante minutes plus tard, le groupe quitte la scène en embarquant vitesse grand v le matériel, déroulant le papy rouge aux tapis du rock. Après 44 ans à écumer bars, festivals et salles de concerts, Ten Years After poursuit son chemin après divers reformations et divergences, se séparant de leur frontman Alvin Lee – guitariste prodige – en 2001. Joe Gooch, « jeunot » britannique de 33 ans tient donc la baraque au chant et à la guitare. Il est également au centre de la scène, bordé par un débonnaire Chick Churchill aux claviers côté cours et l’infatigable Leo Lyons à la basse côté jardin.
En fond de scène, tranquillement posé devant ses futs, officie Ric Lee.

 

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Ten Years After


Il n’en faut pas plus au groupe anglo-saxon pour se lancer dans leurs diatribes instrumentales, lancées à la face du monde – ou du moins des quelques centaines de visiteurs de la Passerelle – dans un élan de générosité et de simplicité étonnant. Avec un petit air de  « je viens de commencer à tourner, j’aime montrer que je suis content d’être là » le groupe, auréolé d’un succès quasi rituel, prend toutefois plaisir à séduire la foule bien que conquise et néanmoins impatiente de tourner à plein régime.

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-02
Ten Years After

Les compos courtes et pêchues répondent aux monologues impressionnants du guitariste, de longs morceaux très bluesy posent le cadre de quatre décennies d’expériences de l’équipée inlassable. Chacun mène sa barque avec fermeté, rendant une copie propre et distinguée, piochant entre les succès et leurs derniers albums, ne se refusant pas un medley des plus grands.
Mais la mention revient au fier moustachu, arborant une basse au verni brisé par le temps, mais dont l’agilité du phrasé n’a d’égal que le large sourire qui illumine tout son visage. Leo Lyons donne l’effet du gamin face à un sachet de friandise. Hilare, le senior n’en parait rien, imposant des rythmes cadencés, apothéose réussi lors de plusieurs solii au tempo démentiel, le tout avec cette indémodable face goguenarde, le musicien étant simplement heureux de sa soirée réussie.

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-04
Ten Years After

I’d Love To Change The World, If You Should Love Me et le fameux I’m Going Home jalonnent d’autres chansons moins connues du grand public mais que chacun ne manquera pas d’accompagner de cris et applaudissements. La foule ressort 2h plus tard des étoiles dans les yeux, fiers d’avoir vu des légendes de passage continuant leur chemin jusqu’au prochain bar, en quête de bonne humeur et de chaleur humaine.

 

 

Article : Ugo Schimizzi

Photos : Juliette Delvienne

 

 

 

Dates de la tournée :  
31.03 : le Silex, F-Auxerre
01.04 : La Maison du Peuple, F-Belfort
02.04 : CC Jean Blanc, F-La Ravoire

 

 

 

Plus d'informations sur Ten Years After :

http://www.tenyearsafternow.com

 

Plus d'informations sur Greenwich Cavern :

 

 

 

Un concert Notice France :









Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

 

En partenariat avec Kultopolis :

 www.kultopolis.com

 

 

Plus de photos de Greenwich Cavern :

Green-26-03-2011-passerelle-florange-03

 

 

 

 

Plus de photos de Ten Years After :

TYA-26-03-2011-passerelle-florange-03

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 22:32

Empyr - Trinitaires (Metz) - 25 mars 2011

+ Greenwitch Cavern en première partie

 

 

Né des cendres de plusieurs groupes majeurs de la scène musicale française, Empyr
sillonne la France depuis près de trois ans déjà, proposant à leur public des morceaux rock
planant, teintés, ça et là, d’une légère touche métal. Alors que la tournée promotionnelle
de leur nouvelle album ("Unicorn", sortie prévu le 18 avril 2011) vient à peine de débuter, les
cinq musiciens se sont donnés rendez-vous vendredi soir à la Chapelle des Trinitaires (Metz) pour une prestation remarquable. Retour sur cette soirée…

 

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Il est 19h40 et je viens à peine d’arriver sur la petite place devant la porte des
Trinitaires de Metz. A première vue, une quarantaine de personnes sont déjà présentes,
longeant les murs. Quelques groupes de trois ou quatre personnes se tiennent debout
au milieu de la place, cassant immédiatement l’impression de file d’attente formelle et
rappelant que les premiers entrés seront simplement les plus rapides à monter les marches
menant à la petite porte noire.

 

empyr 7190.3

 

Débute alors l’attente. Les affiches de la salle annonçaient un levé de rideau à 20h00
qui n’aura finalement lieu qu’à 20h30, comme précisé sur les tickets vendus. Qu’à cela ne
tienne, il me reste une bonne demi-heure pour vous faire un rapide rappel des faits.

 

empyr 6540.3


Commençons pas un retour en arrière. 2007/2008. La scène musicale française est
en pleine transformation. L’industrie du disque souffre depuis quelques années déjà et
les quelques « gros » groupes français présents se séparent les uns après les autres. Parmi
eux, Kyo (groupe pop ultra médiatisé révélé au public au début des années 2000 par leur
célèbre Le Chemin) et Pleymo (précurseurs du style métal dit « screamo » mélangeant
guitares puissantes et chant/hurlements rappés avec une voix qu’on croirait dépourvu de
timbre). Dans le même temps, Vegastar (électro rock propulsé sous les feux de la rampes par
leur 100ème Etage) perd son batteur, Jocelyn.

 

empyr 6458.3

 

C’est ainsi que Benoît et Florian (Kyo), s’associent à Benoît (Pleymo), Jocelyn (ex-
Vegastar) et Fred (toujours membre de Watcha à ce jour) pour fonder ensemble un nouveau
groupe, Empyr. Très marqué par la culture américaine, c’est aux Etats-Unis que le groupe
s’envole pour enregistrer leur premier album, un douze titres aux sonorités envoutantes et
aux textes torturés. "The Peaceful Riot" était né et promettait aux cinq français une longue et
intéressante carrière. Suivra ensuite un EP Digital sorti fin 2009 ("Your Skin, My Skin") puis un
retour en studio pour préparer un second LP, "Unicorn".

 

empyr 7073.3

C’est donc à l’occasion de cette sortie prochaine que le groupe nous gratifie d’un
passage par les Trinitaires. Et c’est pour cette raison que je suis là, ce soir, attendant
tranquillement le moment d’entrer me réchauffer dans la salle.

20h15. La foule s’est densifiée. Les gens sont tous debout et attendent patiemment
l’ouverture des portes. Celle-ci ne tardent plus et, après quelques déboires à l’accueil, je
pénètre dans la Chapelle.

A vue d’œil, environ 200 personnes s’amassent autour de moi alors que je m’installe
à proximité de la scène. Première constatation, le public est essentiellement féminin et on
trouve une bonne quantité d’adolescents et d’enfants venus avec leurs parents. La force
de la musique d’Empyr ? Son côté tout public qui, loin d’en diminuer la qualité, permet au
groupe de toucher toutes les générations.

Une quinzaine de minutes plus tard, les lumières s’éteignent et les membres de
Greenwich Cavern montent sur scène et commence à nous servir leur rock énergique. Je
n’avais pour ainsi dire jamais entendu parler du groupe et la vue du chanteur torse nu sous
son manteau, arborant ses lunettes noires, ne m’a, au premier abord, pas particulièrement
emballé. Mais force fut de constater que ces gars-là savent ce qu’ils font, font ce qu’ils
aiment et le font bien !


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L’originalité de leur musique se trouve dans la présence d’un

harmonica faisant partie intégrante de la formation (et pas uniquement ajouté dans les
arrangements des morceaux, comme c’est souvent le cas). Les morceaux s’enchainent
parfaitement, proposant un mélange équilibré de rock énervé et de ballades folk/blues
chargées d’émotions.

greewich-cavern 6106.3

Au bout d’une quarantaine de minutes de prestation, les Greenwich Cavern quittent
la scène sous les acclamations d’une foule qui semble conquise mais néanmoins impatiente
d’assister enfin au show d’Empyr. Les techniciens et les musiciens de Greenwich s’affairent
à remettre la scène en état pour les têtes d’affiches tandis que l’impatience du public se fait
ressentir. Le bruit dans la salle, mesuré par un micro, atteint les 95dB à l’apogée de l’attente
(en comparaison, l’écran indiquera 108 dB en plein milieu des morceaux).

C’est finalement à 21h35 que la salle est une nouvelle fois plongée dans la pénombre.
Les membres du groupe montent sur scène dans une obscurité totale, silencieux. Puis
les premières notes se font entendre et c’est un puissant God Is My Lover qui mettra
le feu aux poudres de cette soirée. Le son est fort, mais reste bon et audible. Le public,
directement dans l’ambiance. Les gens reprennent, avec Benoît, les paroles des morceaux
- qu’ils connaissent bien évidemment par cœur - et se montrent relativement généreux en
applaudissements et en cris à la fin de chaque morceau.

empyr 6834.3


Les 5 d’Empyr sont, quand à eux, irréprochables. Leur prestation est propre, bien
réglée et on ne notera que peu d’erreur (quelques fausses notes dans les voix, qui seront
suffisamment discrète pour ne perturber personne). Au rayon des incidents, Jocelyn cassera
une caisse claire dès le premier morceau tandis que Benoît se verra privé de son dans son
micro suite au décrochage du câble. Les autres ne sembleront souffrir d’aucun désagrément
et se contenteront de donner tout ce qu’ils ont pour satisfaire une foule restreinte mais
motivée.

empyr 6593.3

Le set en lui-même propose un bon équilibre entre ancien et nouveau morceaux. Composé d’une majorité d’extraits du nouvel album  (It’s Gonna Be, Helena, My Own Short New Items, Do It), on y retrouve néanmoins quelques incontournables tout droit sortis de "The Peaceful Riot" (New Day, Water Lily, Fever, March On) et certains titres de l’EP Digital (Your Skin My Skin, Way Out).

Après un peu plus d’une heure de jeu Empyr sortira une première fois de scène pour
revenir trois longues minutes plus tard au sons des « Joyeux anniversaire » (Florian fêtait,
ce soir-là, ses 30 ans) pour interpréter quelques titres supplémentaires. Le groupe achèvera
la soirée et le public par un Join Us d’anthologie qui confirmera ce que l’on aura pu
comprendre tout au long de cette soirée : bien loin des strass et des paillettes, les 5 artistes
sont capables de faire aussi bien, voire mieux, que certains Grands de la scène musicale.

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Pour conclure sur ce concert, le son et la salle étaient irréprochables. Le groupe a
offert à son public une prestation de qualité permettant de découvrir les morceaux sous
un jour nouveau, plus énergique et, parfois, plus violent aussi. La bonne humeur et la joie
d’être sur scène étaient palpables tout au long du set qui, malheureusement, a souffert
de quelques petits temps mort entre les morceaux, notamment pendant les phases de ré-
accordage. Cela ne vient néanmoins pas entacher le bilan de cette soirée qui fut excellente
et qui ne donne qu’une envie : revoir le groupe sur scène le plus vite possible.

(Et pour ceux d’entre vous qui auraient raté la première séance, Empyr sera sur la scène de
l’Atelier à Luxembourg le 28 avril 2011.)

 

 

Article : Dom Panetta
Photos : Samantha Rodriguez

 

 

 

 

Plus d'informations sur Empyr :

 

Plus d'informations sur Greenwich Cavern :

 

 

Un concert Notice France :
 

 







Plus d'informations sur Notice France :
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 21:44

A venir : Cocoon + La Fiancée - L'autre canal (Nancy) - 1er avril 2011

 

 

Cocoon :

Parti de Clermont-Ferrand il y a quatre ans, le duo Cocoon a fait un beau voyage.
Leur premier album, My Friends All Died In A Plane Crash, a déniché de l’or dans un
marché du disque pourtant bien asséché, ce qui constitue déjà un genre d’exploit
olympique pour un groupe jouant un folk d’inspiration américaine chanté dans sa
langue originale. Leurs concerts chaleureux et le rayonnement de leurs chansons
dans la publicité et le cinéma ont propagé autour d’eux comme un champ
magnétique qui aura attiré vers Cocoon un public sensible à la justesse de son
écriture et au naturel de sa démarche, hors des clous habituellement empruntés par
la plupart des groupes pop français. Une tournée internationale qui les aura menés
aux Etats-Unis, en Chine ou en Australie aura permis au groupe formé par Mark
Daumail et Morgane Imbeaud de vérifier que ses pouvoirs d’attraction pouvaient
abattre les frontières, leurs reprises étonnantes de OutKast ou Amy Winehouse
ayant par ailleurs aboli d’autres barrières et stimulé de plus larges envies musicales.
A la sortie d’un tel tourbillon, lorsqu’il leur aura fallu envisager l’épreuve d’écriture en
vue du second album, Mark et Morgane ont vite compris qu’ils ne pourraient plus très
longtemps compter sur la seule étoile de leur jeunesse pour guider leur inspiration.
Quelques nouvelles chansons, déjà dévoilées sur scène, donnaient un aperçu de
ces envies conjuguées d’évasion et d’affranchissement, tout en préservant intactes
la candeur et la délicatesse innée de songwriters qui a fait la force du premier album.
Ce nouveau voyage entrepris par le groupe conduit aujourd’hui à Where The
Oceans End, dont le titre déjà ouvre les voiles à de grandes ambitions vagabondes.
Lorsqu’on a grandi au cœur de l’Auvergne, à des centaines de kilomètres de tout
rivage, la mer peut être envisagée comme l’ailleurs le plus abstrait et fascinant qui
soit. En s’enfermant pour écrire les nouvelles chansons, Mark Daumail s’est vite
laissé gagner par cet exotisme maritime qui donnera sa trame romanesque et
dépaysante à l’album. Chaque chanson serait une île, aux formes et aux pouvoirs
différents, accueillants ou hostiles. Portés par des fantasmes littéraires et picturaux
nés de l’heroic fantasy, de l’Histoire Sans Fin, des jeux vidéos ou encore des contes
prodigieux du roi japonais de l’animation, Hayao Miyazaki, Morgane et Mark ont ainsi
imaginé l’histoire d’une baleine baptisée Yum Yum qui embarquerait le groupe pour
un périple parabolique dont chaque chanson constitue une étape. De l’aveu même
de son inventeur, cette baleine représente un peu leur enfance et c’est la raison pour
laquelle elle meurt en chemin, leur léguant sa mémoire centenaire pour mieux les
outiller face aux secousses et avaries éventuelles de l’âge adulte. Installé désormais
à Paris et fasciné par New York, villes ô combien cannibales comparées au cocon
protecteur de la province, le duo aura aussi logé à l’intérieur de cette baleine pas mal
des sensations agitées qu’il a éprouvées ces dernières saisons. Le parcours
initiatique que révèle l’album au fil des chansons s’accompagne d’une maîtrise
musicale et d’un niveau d’exigence dans l’écriture qui permet à Cocoon de franchir
d’un coup pas mal de cases dans l’accomplissement de ses désirs artistiques.

 

 

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Amoureux des grands mélodistes du folk et de la pop US, de Love à Sufjan Stevens
jusqu’à Bon Iver, il parvient souvent à se hisser à hauteur de ses modèles et à en
tutoyer la méticulosité d’orfèvre, la science chirurgicale des arrangements ainsi que
la volupté vocale. Cocoon a clairement déchiré sa chrysalide un peu trop sage tout
en conservant son goût des harmonies en contre-jour, sa belle vulnérabilité et ses
choix d’un dépouillement acoustique qui touche au plus près du cœur. Enregistré en
compagnie de Ian Caple, producteur anglais au CV vertigineux, Where The Oceans
End aura également bénéficié des arrangements de cordes d’un maître du genre,
Dickon Hinchliffe des Tindersticks, dont l’effet spatial se fait entendre dès l’ouverture
somptueuse du disque, lorsque le groupe atterrit sur une île en forme de Sushi, point
de départ de sa grande traversée. Au bout du voyage, on découvrira « In My Boat »,
la première composition de Morgane Imbeaud qui donne un avant-goût des
ressources futures de ce groupe décidément béni par la grâce. Mais déjà, ici et
maintenant, on sera surpris de découvrir derrière ce décor trompeur et ces histoires
d’animaux marins tant de profondeur de champ, qu’un titre particulièrement
étourdissant comme « Oh My God » symbolise à merveille, avec ce beat engourdi et
ce même soulèvement de violons en spirales orgueilleuses qui autrefois défiait sur
les disques de Nick Drake les lois de la gravité folk. Même la simplicité apparente de
chansons comme « Mother » ou « Cathedral » dissimule à l’évidence un long
processus de dépouillement pour parvenir à une forme de pureté pop absolue. Si
Cocoon prouve qu’il a conservé l’essentiel de son insouciance à travers des
chansons plus enlevées et plus légères en apparence comme « Comets » ou « Dee
Doo » – genre curieux de twist mariachi ! -, c’est par contraste pour mieux préparer
le terrain à de somptueux « I Will Be Gone » ou « Baby Seal » que l’on croirait
extraits du répertoire cinq étoiles d’un Harry Nilsson, non loin également des
palpitations de leur grand frère rêvé qu’aura incarné Elliott Smith pour leur éveil
musical. Plus proches de nous, l’esprit épique et la richesse multimédia de Gorillaz
demeurent également d’augustes modèles, et cet album à la fois ludique et profond
pourrait connaître à l’avenir d’autres incarnations comme celles d’un recueil de
nouvelles ou d’un film d’animation. Cocoon a d’ailleurs trouvé en Mark Maggiori –
auteur des images de l’album et directeur artistique du clip du premier single,
Comets - un idéal metteur en scène de son imaginaire. Et c’est à Belle Ile, où la
préparation de l’album comme le tournage du clip ont eu lieu, que le groupe a
déniché le décor rêvé de son aventure. « Là où les océans s’arrêtent » débute ainsi
une riche et passionnante histoire.

 

 

La Fiancée :

C’est un doux privilège de fiancée que celui qui consiste à laisser monter lentement le
désir. Et d’ainsi dévoiler une à une les cartes de son jeu au lieu d’en éventer en une seule
fois tous les atouts. Découverte il y a déjà quelques mois sur un premier EP aux contours
phosphorescents et aux ombrages délicats, La Fiancée a donc décidé de prolonger ces
rendez-vous saisonniers avec une nouvelle brève collection de chansons qui ajustent encore
un peu mieux son portrait de jeune fille moderne et romanesque. Cinq titres, un quart
d’heure de pure félicité pop qui correspond à l’humeur printemps/été d’une Fiancée qui
jure chaque jour de faire mieux et y parvient avec éclat. On l’aimait en fille d’automne, on
l’adore désormais en enchanteuse solaire, sa voix mise au diapason de son prénom (Claire)
et de mélodies lumineuses, sur des musiques qui l’épousent dans une noce flamboyante
de cordes et chœurs dont Burt Bacharach aurait pu célébrer la cérémonie. En réalité,
c’est au réalisateur Jack Lahana (Brigitte Fontaine, Rob, Phoenix) et au jeune et surdoué
arrangeur Julien Ribot que l’on doit ce déploiement qui étincelle comme aux plus hautes
heures du Brill Building.

 

 

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D’un feu de joie initial (On avait juré de faire mieux) aux filles de
joie déambulant sous des ciels plus menaçants (Femme à gages, composé par Edouard
Marie), ici le style tout en délicatesse de la Fiancée prend des allures cinématographiques,
comme des mini-scénarios qui entrelacent leurs histoires et parlent de filles qui partent,
de celles qui piétinent, et au final d’une certaine indisposition au bonheur. Belle et fraîche
comme la rosée, la voix de cette Fiancée résolument libre sert ainsi de véhicule trompeur
au désenchantement amoureux, mais gageons qu’il ne s’agit là de que de fictions. Que dire
encore de ce Soleil pâle, nouvelle composition du dandy Edgar Ficat, déjà en binôme avec
Claire sur le précédent EP (L’emploi du moi) et sur le premier single de Camelia Jordana Non
non non (écouter Barbara), sinon qu’il embarque à nouveau dans une voluptueuse fugue
ravelienne aux accents Melody Nelson et aux chœurs élégiaques La Fiancée vers le célibat.
De sa fidélité pourtant elle apporte la preuve puisque Florent Marchet, maître d’œuvre du
premier EP, refait une courte mais remarquable apparition ici avec Les Mains sales, lequel
donne lieu au texte le plus sensible et émotif jamais écrit par Claire. Cette Fiancée qui d’un
EP à l’autre va finir par rendre l’attente du prochain franchement insoutenable.

 

 

Plus d'informations sur Cocoon :

www.myspace.com/listentococoon
http://www.frompandamountains.com/

 

Plus d'informations sur La Fiancée :

http://www.barakaweb.fr/lafiancee.htm

 

 

 

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 20:19

Anna Calvi est tout simplement la révélation annoncée par Les Inrocks il y a tout juste un an.

En janvier 2011, cette jeune femme de 28 ans sort son premier album, éponyme qui plus est,

sur le label Domino.

En tournée au printemps dans toute la France, elle commencera sa visite de l'hexagone par

Metz, en se produisant le 29 mars prochain aux Trinitaires.

Un concert, donc, à ne louper sous aucun pretexte.
A noter que Melting-Actu réalisera une interview lors de sa venue !

 

De ses chansons à son image en passant par sa biographie, la belle soigne l'ensemble de

ses productions.

Extraits :

"

« Lorsque tu es enfermée dans un sous sol à écrire ton album, seule, isolée de tout, tu
finis par avoir l’impression de devenir folle. Je pense d’ailleurs qu’il y a beaucoup de
choses dans mes morceaux qui viennent de ça. Comment survire à la création de
ce monstre qui m'a pris tout mon temps durant ces trois dernières années ? »

 

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Photo : Emma Nathan

 

Anna Calvi sourit, gracieusement. Elle sourit souvent, Anna. Elle ne ressemble pas à
quelqu'un qui crée des monstres. Pourtant sa musique crie, rage, comme une
émotion sauvage à la dérive. Une émotion qui, une fois sur scène, vous saisis par leur
assurance farouche et concise. Anna Calvi est double. « Quand je joue en concert,
je suis quelqu'un d'autre ». Anna sourit à nouveau. « Je me sens puissante, libérée de
toute crainte. Tout ce que j'aimerais être dans mon quotidien. »

Sur son album éponyme, Anna Calvi parle du désir, de l'amour, de l'enfer avec une
touche de surréalisme Lynchien… Rien que ça ! Mais ce qu’il faut savoir sur cette
désarmante petite blonde, c'est qu'elle sait ce qu'elle fait et pourquoi. Elle n'est pas
du genre à vous dire « ca m'est venu instinctivement ». Non, Anna Calvi vous
expliquera que son album parle « des forces intérieures que l’on rencontre dans la
vie et sur lesquelles on n'a pas le contrôle, des forces qui peuvent s’emparer de nous
et auxquelles on essaye de survivre. L’album explore l'intimité, la passion et la
solitude. Il y a des éléments obscurs mais aussi de l'espoir. Cet album est
l'aboutissement de ce qu'a été ma vie jusqu'à maintenant.»

 

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Photo : Maisie Cousins

 

Et si c’est dans la musique qu’Anna se réfugie, c’est probablement parce que son
père, italien et obsédé par la musique, l’a bercée avec les guitares électriques de
Captain Beefheart et des Rolling Stones ou par la voix divine de Maria Callas et
l'apprentissage du violon. Le travail de compositeurs du XXème sicèle, tels Messiaen,
Ravel et Debussy fait également partie de ses influences. Ce métissage classique-
électrique se retrouve au cœur de l’inspiration d’Anna Calvi. Faire sonner sa guitare
comme un orchestre, tel est son but. Mais attention, Anna ne veut pas tricher, ce but
elle veut l’atteindre sans artifice « je n'essaie pas et n'atteint pas ce résultat en
utilisant beaucoup de pédales d'effet. Mon ampli Vox, une pédale de reverb et le
reste …» elle porte ses mains quelque part entre son cœur et ses tripes « … ca vient
de là. »

 

Venu la voir sur les conseils d’un ami qui avait
vu Anna au Luminaire (Londres), Brian Eno fut enchanté par les magnifiques
performances de cette écorchée vive lors des Attic Sessions. « Il était si charmant. Je
lui ai donné ma première démo, et il l'a adoré, et depuis il a été un réel mentor. Il est
apparu juste au bon moment. Il était la première personne du monde extérieur à
entendre ce que je faisais et à le valider. J'étais à un moment crucial de ma vie. Il
m'a envoyé des lettres qui disaient que ma musique était pleine d'intelligence, de
romance et de passion, et c'est bien tout ce que l'on recherche dans l'art, pas vrai?
C'était comme trouver de l'eau au fin fond du désert »

 

Au final, Anna est fier de son premier album, surtout de deux chansons qui lui
donnent l’impression d’atteindre le but qu’elle s’est fixé. « Je suis très attentive aux
détails et j’aborde la musique de manière très visuel. Je veux que ma musique
exprime une histoire, autant, voir plus que les paroles. Je pense que j’ai réussi avec
‘Love Won't Be Leaving’. Je suis aussi satisfaite de ‘The Devil’, que j'ai enregistrée en
France. C'est un bon exemple de la façon dont je voulais faire sonner une guitare
comme un autre instrument. Je voulais que certaines sections du morceau sonnent
comme les cordes dans la bande originale d'un film de Hitchcock. ».

 

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Photo : Emma Nathan

 

Co-produit par Rob Ellis et enregistré en France, au studio Black Box près d'Angers, ainsi
qu'à Londres, le premier album d'Anna Calvi est un extraordinaire condensé de son talent
de songwriter, chanteuse et guitariste. Hanté par les sonorités intemporelles de Nina
Simone et Maria Callas, le romantisme de Ravel et Debussy, les créations rock de Jimi
Hendrix et Captain Beefheart, l'album joue comme dans un rêve fiévreux de Wong Kar-
Wai, à la fois mystérieux et décadent, nostalgique et avant-gardiste.

L'album a deux visages: imprégné de noirceur autant qu'optimiste, hanté par un
surréalisme Lynchien mais ancré dans les méandres de la vie réelle. Comme baigné dans
la sensualité et l'érotisme le disque ne bascule cependant jamais dans l'explicitement
sexuel. Dans le monde rêvé d'Anna, rien ne semble noir ou blanc, tout est dans la
subtilité.

 

 

 

Anna Calvi en concert :

29/03 Metz – La Chapelle
30/03 Dijon – La Vapeur
17/04 Marseille – Café Julien
19/04 Bordeaux – Rocher de Palmer
20/04 Lyon – Epicerie Moderne
22/04 PARIS – LE TRIANON
23/04 Saintes – Théâtre Geoffroy Martel
24/04 Bourges - Le Printemps de Bourges

 

 

Plus d'informations sur Anna Calvi :

www.annacalvi.com/

 

 

Plus d'informations sur Domino :

http://www.dominorecordco.fr/

 

 

 

Un concert Notice France :
 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:11

Ce que l’on ressent en recevant le nouvel album des Ogres de Barback, intitulé « Comme je suis devenu voyageur »  en vue de le chroniquer ressemble un peu au sentiment du critique gastronomique à qui il incombe de confirmer les trois étoiles Michelin d’un restaurant d’exception.

Des doutes, des appréhensions, des espoirs aussi et des désirs surtout. Le désir d’être surpris, conquis, de retrouver ce qui avait pu plaire, tout en trouvant la recette nouvelle, authentique, innovante.

Avant de continuer cette métaphore gustative, rassurez-vous, cet opus des Ogres de Barback contient toutes ces clés, à merveille.

 

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La connaissance du sujet rend les motivations et critiques plus exacerbées, attentives aux moindres faux pas. De l’annonce à l’attente de la sortie, de la pochette au titre, des mélodies aux paroles, Les Ogres de Barback persistent à se distinguer du reste du monde.

Ceux qui – dès leurs débuts il y a dix sept ans – se lançaient en solitaire à la conquête du monde de la musique, s’autoproduisant, distribuant au travers de leur label – Irfan – leurs disques et organisant des tournées monstrueuses emplies de petites salles et Zenith, festivals et Olympia s’obstinent à se démarquer. Ouf, on respire, on écoute posément le disque quelques dizaines de fois. Au début, curieux, pour analyser, et puis très vite simplement parce que le manque se fait sentir, les compositions raisonnant dans un coin de la tête, au cœur d’un bus ou d’un métro, en marchant au détour d’une ruelle, face à un paysage ouvrant vers l’aventure…

 

 

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« Comment je suis devenu voyageur », ancré dans la tradition musicale des Ogres de Barback, deux frères et deux sœurs capables de jouer de dizaines d’instruments différents, pousse l’auditeur vers les découvertes. Nouvelles sonorités, nouveaux périples, nouvelles langues, autres cultures, autres sentiments.

Polisson, réfléchi, savant, curieux, il existe des dizaines de mots pour qualifier chacune des chansons des Ogres. Vous les retrouverez dans chacun des seize titres qui habitent la galette, agrémentés d’autres subtilités. La beauté littéraire se confond aux mélopées graciles dans une version urbaine sur Graine de Brigand ou en forme d’ode à l’amour et à la femme sur Nos vies en couleur et Entre tes Saints, faits de finesse et de beauté. Oui, les Ogres de Barback aiment toujours les femmes, les sublimer et les protéger, elles qui donnent la vie, charment l’homme, elles qui avaient déjà leur Salut à Vous peuvent maintenant être comblées avec un poème merveilleux.

Amour paternel cette fois ci et naissance du titre Petite Fleur, chanté avec Akli D. d’origine berbère, simplement aussi beau et profond que le Jardinier des amis de La Rue Ketanou, les deux titres semblant d’ailleurs se répondre, dans l’intitulé comme les textes, les mélodies arabes renforçant encore ce sentiment.

 

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Militant, le groupe extrait de ses inspirations Palestine Confession, une chanson belle autant que triste, jouant sur les mots et leurs essences, à l’orchestration soignée – comme du reste l’ensemble de l’album.

En bon voyageur, Les Ogres de Barback s’entichent donc de l’amour des peuples, invitant percussions, chœurs et sonorités africaines sur Je n’suis pas courageux, mélancolie et rythmes tziganes pour une chanson de Bretagne à l’Espagne avec Ma tête en mendiant. J’mélance et Donc Je Fuis convoquent Camille Simeray, Lise Oustric-Borki, Dalèle Muller, Gavrish Borki, Guillaume Lopez et Jean Gomis dans des inspirations occitanes autant que roms, sénégalaises ou espagnoles, échos de la grande promenade des Ogres, maternées de paterns de batterie, mêlant voix, esprits et instruments autour d’un refrain aux parfums d’espoirs, d’amitiés, de devenir : « je ne vois qu’une seule issue, trouver le sens de ma vie, le détourner à mon insu, fuir ce que je suis »

 

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Mais Les Ogres, c’est aussi de la chanson française nourrie d’accordéon, de cuivres, d’un soupçon de ska, le petit côté punk et impertinent des paroles, bref des ritournelles qu’on attend simplement de voir en concert et de reprendre à l’envie, avec eux ou a capella à la manière du classique Rue de Panam. A ce petit jeu, le titre éponyme de l’album s’en sort bien, assorti d’une critique acerbe et bien sentie de l’hexagone avec Elle fait du zèle…, ou encore le familial Le Daron, énergique, enregistré en live, et rejoignant la grande famille Burguière. Autre membre à être présent sur l’album – outre quelques voix éparses d’enfants qu’on imagine exploités par des parents bienveillants, faisant grandir très tôt une fibre musicienne chez leur progéniture – Léo, cinquième enfant de la famille, ayant bien grandi à présent et jouant de la batterie sur deux titres de l’album.

Entre rêve et quotidien, L’ennui et le jour est rieur et moqueur, plein d’idées farfelues et d’autres bien réelles, à la croisée de la fiction et de réalités passées ou en devenir, dans un crescendo mené avec maestria, dévoilant encore un peu plus les qualités extraordinaires de musicien des quatre membres.

 

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Fait de la force de ses membres, de l’âme d’un groupe, « Comment je suis devenu voyageur » prolonge le rêve des Ogres de Barback et insuffle une énergie nouvelle aux amateurs de leurs chansons. Un élan bienvenue, un cri de certitude et de conviction, la ronde d’une famille, la magie des amitiés, la communion attendue, et une attente infinie jusqu’à la prochaine rencontre, au détour d’un concert…

Les Ogres de Barback semblent donc avoir signé pour un parcours aux trois étoiles permanentes, avec reconduction tacite à chaque nouvelle sortie d’album !

 

 

Texte : Ugo Schimizzi

 

Crédit photos : Juliette Delvienne & Ugo Schimizzi

 

 

 

plus d’infos sur Les Ogres de Barback :

http://www.lesogres.com/

 

 

plus d’infos sur Irfan le Label :

www.irfan.fr/

 

 

Prochaines dates :

 

24/03/2011 // La Défense [92]
Magic Mirror // Fest. Chorus des Hauts de Seine - Complet

25/03/2011 // Clermont-Ferrand [63]
La Coopérative de Mai - Complet

26/03/2011 // Alès [30]
Parc des Expos // Fest. La Meuh Folle

01/04/2011 // Bruxelles [Belg.]
L'Ancienne Belgique

07/04/2011 // Schiltigheim [67]
Salle des Fêtes // Fest. Les Artefacts

08/04/2011 // Mûrs Erigné [49]
Centre Cult. Jean Carmet

09/04/2011 // Orthez [64]
Complexe de la Moutète

10/04/2011 // Marmande [47]
Parc des Expos // Fest. Garorock

14/04/2011 // Rouen [76]
Le 106

15/04/2011 // Auxerre [89]
Le Silex

16/04/2011 // Avion [62]
Gymnase // Clôture Fest. Les Enchanteurs

21/04/2011 // Tarbes [65]
Centre Cult. de la Gespe

22/04/2011 // Istres [13]
L'Usine

23/04/2011 // Nice [06]
Théâtre Lino Ventura

07/05/2011 // Sarrebruck [Allemagne]
Fest. Perspectives

13/05/2011 // St Avé [56]
Le Dôme

19/05/2011 // St Germain en Laye [78]
La Clef

20/05/2011 // Montluçon [03]
MJC

21/05/2011 // Le Havre [76]
Magic Mirror

27/05/2011 // Lausanne [Suisse]
Les Docks

28/05/2011 // Evian [74]
La Grange au Lac

02/06/2011 // Bulligny [54]
Fest. Le Jardin de Michel

03/06/2011 // St Etienne
Zénith // Fest. Paroles et Musique

19/10/2011 // Tournefeuille [31]
Le Phare

27/10/2011 // Cenon [33]
Le Rocher de Palmer

28/10/2011 // Cenon [33]
Le Rocher de Palmer

02/11/2011 // Villeurbanne [69]
Le Transbordeur

03/11/2011 // Villeurbanne [69]
Le Transbordeur

10/11/2011 // Nantes [44]
Zénith

12/11/2011 // Annecy [74]
L'Arcadium

25/11/2011 // Nancy [54]
Zénith

26/11/2011 // Dijon [21]
Zénith

05/12/2011 // Paris [75]
Olympia

06/12/2011 // Paris [75]
Olympia

08/12/2011 // Montpellier [34]
Zénith

15/12/2011 // Lille [59]
L'Aéronef

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 23:28

Live Report : BB Brunes - 16 mars 2011 - Le Créanto ( Créhange)

Le 16 mars 2011, des jeunes rockeurs français aux tendances anglo-saxonnes ont mis le feu dans la salle du “Créanto” à Créhange. Ces artistes composés de 4 membres, avec des guitares vintage, des jeans moulants, des solos qui coupent et des amplis qui crachent l'énergie portent le nom de BB Brunes.

 

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BB Brunes? Quelle drôle d’idée de se nommer ainsi. Pas tout à fait, puisque tout est réfléchi. Adrien le chanteur, a baptisé le groupe de la sorte : BB pour sa chanson préférée de Gainsbourg (initial BB) et Brunes pour le Boulevard Brune dans le 14e où ils répétaient.
Réputé être un groupe à minettes, tout comme l’étaient les “Beatles” à leur époque, il réussi aujourd’hui, 4 ans après sa création, à attirer un public plus large.

 

 

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L’arrivée sur scène est comme à leur habitude, accueillit par des cris de filles placées au premiers rangs. Les adultes ne restent non sans bouger, puisque les bras levés, ils applaudissent le quatuor.  Les chansons s’enchainent. Les langues s’en mèlent puisque fort d’un album composé en anglais et sorti en novembre 2010. Des anciens titres s’émissent durant le concert, ceux qui les ont révélés et leur ont permis d’être récompensés aux Victoires de la Musique en 2009.

 

 

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Cette soirée du 16 mars au “Créanto” a été un grand succès tant dans la qualité du groupe que dans l’organisation (sécurité, informations, techniciens...). Les BB Brunes ont de beaux jours devant eux, puisque leur jeunesse et leur talent les mènera loin. De plus, leur musique subit une évolution certaine, fort agréable à l’écoute.


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Photos et article : Eric HOCHSCHEID 

 

 


Plus d'informations sur BB Brunes :
www.bbbrunes.fr/

 

 

 

Un concert Notice France :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

 

Plus de photos de BB Brunes :

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 15:30

Enfin! Alex Turner, leader d’Arctic Monkeys et parolier émérite se lance dans l’aventure solo. Après The Last Shadow Puppets, une excursion symphonique particulièrement intéressante avec son ami Miles Kane, le chanteur de la bande de Sheffield s’essaie à un EP solo, Submarine.

Turner en mode OST

Exit le gros rock que le nouvel album des Monkeys laisse entrevoir pour juin. Alex tout seul, c’est
surtout des lyrics étudiés, touchants et drôles, servis par des mélodies faisant voguer la tête
de gauche à droite. Les six chansons de l’EP servent également de bande originale pour le film
Submarine de Richard Ayoade l’acteur/réalisateur le plus déjanté d’Angleterre. Celui-ci n’en est
d’ailleurs pas à sa première collaboration avec Alex Turner : il a réalisé nombre de clips pour Arctic Monkeys et The Last Shadow Puppets, dont le surréaliste Crying Lightning.

Et si le film ne sortira que cet été dans les salles françaises, on sait déjà qu’il narre les égarements existentiels d’un ado anglais décalé. Un sujet idéal pour le parolier, qui travaille ici le thème des amours adolescentes avec plus de maturité que sur ses premières bandes.

Une plongée en eaux troubles et tendres

Le bien-nommé Submarine jouit d’une vraie profondeur. La voix chaude d’Alex porte avec
intelligence, délicatesse et humour des émotions dont il a le secret. Parfois cruelles, souvent tendres, les paroles réalistico-absurdes offrent un second degré brillant à des chansons de prime abord un peu trop lisses.

L’intro annonce le ton avec un aperçu acoustique pur de Stuck on the puzzle, la cinquième piste,
où la voix du chanteur se suffit à elle-même. Et que celui qui n’a pas senti de frisson lui parcourir la nuque me jette la première pierre. L’écoute plonge d’emblée le spectateur dans un univers musical gageant d’une étonnante complexité.

Hiding Tonight se pose tout en douceur, tendre sans être mièvre. Les mélancoliques attendront
en vain que la voix de Miles Kane vienne répondre à celle d’Alex ; la ballade rappelle clairement
leur collaboration éclatante et les déclarations suaves de l’album "The Age of the Understatement."
Même ambiance pour la troisième piste, Glass in the Park, éclairée par des paroles qui soulignent
parfaitement la bizarrerie poétique des rencontres adolescentes : There's glass in the park / Darling, I can't help but keep making appointments / To sweep beneath the climbing frame (Il y a du verre brisé dans le parc / Chérie, je ne peux pas m’empêcher d’encore prendre rendez-vous / Pour qu’on se glisse sous les jeux du parc).

It’s hard to get around the wind est un petit bijou dramatique sur la maturité et l’acceptation. Une piste qui multiplie les métaphores pertinentes : But as long as you still keep pepperin' the pill /You'll find a way to spit it out, again (Mais tant que tu continueras à pimenter la pilule / Tu trouveras un moyen de la recracher, encore). Les accents folk et intimistes se mêlent naturellement à la voix d’Alex, qui installe une identité musicale cohérente et même évidente ; on en oublie complètement ses anciennes influences rock.

Mise en place judicieuse, puisque Stuck on the puzzle, la piste suivante qui est le climax de l’EP,
arrive comme un pavé dans l’onde tranquille. Une explosion mélodique sur fond de percus illustrant
merveilleusement des battements de cœur chaotiques... On sent l’expérience Humbug dans le
rythme et le style, et le reste coule avec la voix d’Alex. Inutile de lutter, après une écoute vous en aurez pour deux jours à chantonner : Fingers dimmed in the lights / Like you’re used to being told that you’re trouble / And I spent all night stuck on the puzzle (Les doigts affaiblis dans les lumières / Comme si tu avais l’habitude d’être vue comme un problème / Et je passais toute la nuit bloqué sur le puzzle).

La conclusion arrive avec Piledriver Waltz, une composition amère qui referme l’EP et son univers en dessinant une image existentielle sur fond de guitare sèche : You look like you’ve been for breakfast at the heartbreak hotel / Inside of a back booth by the pamphlets and the literature on how to lose / Your waitress was miserable and so was your food / If you’re gonna try and walk on water make sure you wear your comfortable shoes (Tu as l’air d’avoir petit-déjeuné à l’hôtel des cœurs brisés / Dans le renfoncement à côté des pamphlets et de la littérature sur l’échec / Ta serveuse était exécrable et ton plat aussi / Si tu vas marcher sur l’eau, assure-toi de porter des chaussures confortables).

 

 

http://www.dominorecordco.fr/images/artists/arctic_monkeys/299_300/submarine%20jpg

 

Retour en surface, apnée réussie

Et pour ce qui est de marcher sur l’eau, Alex Turner réussit bien son coup et est parfaitement à l’aise dans ses pompes et ses chansons. Son premier EP en solo est une réussite ; construit sur l’expérience mêlée "d’Humbug" et de "The Age of the Understatement", Submarine allie la puissance naturelle des paroles et l’efficacité épurée des compositions. Un EP à l’émotion décalée, bien distillée et élégamment construite, qui a le mérite de ne pas laisser sur sa faim grâce à un enchaînement tout en finesse.

Peut-être faudra-t-il remercier Ayoade d’avoir demandé une participation solo à Alex Turner, et aller voir Submarine en salles le 13 juillet, mais j’ai comme l’impression que le film sera la bande visuelle de l’EP plutôt que l’inverse…

 

Article : Marine Pellarin

 

 

Plus d'informations sur Alex Turner :

http://www.dominorecordco.fr/fr/news/07-02-11/alex-turner---ep-6-titres--submarine--ost/

 

Un EP Domino Record :
http://www.dominorecordco.com/

Submarine en écoute gratuite sur SoundCloud :
http://soundcloud.com/dominorecordco/sets/alex-turner-submarine-ep/s-9rIQn

 

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