18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:52

High Tone clôture cette deuxième journée sur la grande scène, devant un public encore très nombreux alors que sonne 1h du matin. Fer de lance du mouvement dub à la française, marqué notamment par la présence de leur batteur au centre de la scène, les lyonnais assurent dans leur régularité et leur qualité. Amoureux des machines, le quintet se meut dans un décor minimaliste, aux légers accents steam punk, dotés de lampes au design fin, en harmonie avec les platines et les écrans en fond de scène.

 

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High Tone - Photo : Juliette Delvienne


Quelques nappes de guitare réhaussent un peu plus des compositions millimétrées, savantes, aux sonorités piochant dans divers influences à travers le monde. Tout comme lors de leur passage deux ans auparavant au Cabaret Vert, leur prestation est irréprochable, l’apport des lumières renforçant la puissance de leur prestation. Une petite heure plus tard, la foule se réveille hagard, le temps étant venu de poursuivre la fête au camping ou de tenter de kidnapper quelques heures de sommeil, la dernière journée s’annonçant agitée.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:32

Le duo français de Raggasonic est le suivant sur la liste, vibrant de sincérité et d’énergie. Leur flow continue déchaîne la foule qui hurle et se secoue au rythme des beats déferlant de la scène au fond du Jardin du Michel, le regard noir des deux hommes parcourant la foule.

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Plutôt doués rythmiquement et musicalement, les paroles du groupe ne me convainquent pas pour autant à chaque fois.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:31

Le temps de préparer en quatrième vitesse une interview exclusive ou presque des Bloody Beetroots, Gablé me passe sous le nez.

 

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Les échos du concert me parvenant me laisse penser que j’ai loupé un truc. A revoir lors d’un prochain concert ou festival !

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:50

Le très engagé Tiken Jah Fakoly entre en scène, courant encore et encore alors que les éclairages vert, bleu et rouge envahissent le plateau.
Tiken Jah Fakoly. Un nom qui fait souffler un vent d'espoir sur le continent Africain. Un vent chaud et puissant qui étend son voile de bonté et de courage sur les terres du Michel, à Bulligny.
Cela fait deux décennies déjà que ce quadragénaire forge la jeunesse à ses mélodies tant révoltées que réfléchies. Exilé au Mali depuis sept ans, l'ivoirien voit sa maison au travers de l'Afrique toute entière qu'il défend, causes après causes. Malgré les injonctions au silence et l'assassinat de ses proches en Côte d'Ivoire, le chanteur perpétue sa croisade sur tout le continent émergent.

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Tiken Jah Fakoly - Photo : Juliette Delvienne

Célèbre et célébré, Tiken Jah Fakoly chante au nom de ses frères, peinant à s'établir dans un monde globalisé, mondialisé. Ses textes sont forts comme les guerres, fragiles comme les corps meurtris qui les subissent. Il suffit de regarder les titres de ses chansons pour comprendre l'imaginaire que ce messager veut nous transmettre : « Il faut se lever » ; « délivrance » ; « laisse-moi m'exprimer ». Si Fakoly rassemble les peuples, s'il regroupe les foules et surtout les jeunes, c'est bien parce que son discours résonne dans les cœurs. Ces besoins de liberté et d'ouverture, il les hurle en chansons à chacune de ses apparitions, se battant contre l'exclusion, la corruption, l'exploitation - ces dépendances que le monde voudrait imposer à ce grand territoire flagellé depuis des siècles. Avec ses armes de paix, ses mélodies et ses instruments, le musicien multiplie les rencontres et les participations aux côtés d'autres acteurs fort de la musique : Manu Chao, Dub Incorporation, Les Ogres de Barback. Virulent, vivant, vrai, Tiken Jah Fakoly est avant tout un artiste engagé. Et particulièrement auprès de l'enfance, de surcroit depuis 2009, lançant alors l'opération « un concert une école ». Prônant l'éducation pour tous, il préconise notamment de « donner les mêmes chances à tout le monde, à tous les enfants ».

Plus qu'un concert, Tiken Jah Fakoly offre un moment de vie, un plongeon dans un maelström de savoir et d'idées pour s'élever et partager, ensemble. 

 

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

Article : Ugo Schimizzi

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:29

Tête d’affiche de cette septième édition du Jardin du Michel, les californiens de Groundation nous ont fait partager un grand moment de reggae lors de cette ultime soirée de concerts.
S’inspirant profondément de l’icône Bob Marley, le groupe se devait de lui rendre hommage pour l’anniversaire des 30 ans de sa mort. C’est chose faite, grâce à leur tournée « Tribute to Bob Marley », dans laquelle ils mêlent quelques grands classiques du messie jamaïcain, à d’autres morceaux beaucoup moins populaires de son répertoire, sans oublier quelques unes de leurs compositions.
 C’est avec la précision d’un métronome que le leader du groupe Harrison Stafford (chanteur guitariste) accompagné de ses neufs compères nous font voyager  dans leur univers rasta. S’ajoutant à la chaleur et à la musique, une odeur  émanant de certains festivaliers nous transporte directement en Jamaïque, pour une immersion des plus planantes.
Mais Groundation n’est pas un simple groupe de reggae. En effet, voilà maintenant 13 ans qu’il casse cette barrière, en le mêlant au jazz, au funk ainsi qu’à la soul pour un résultat des plus originaux. On doit notamment cela à la grande culture musicale de ses musiciens, ayant pour la plupart étudié dans la prestigieuse université jazz de Sonoma en Californie, ce qui s’est fortement fait ressentir dans les différents soli qui ont ponctués leur performance.
Sans doute un des meilleurs moments de cette soirée… voire de cette dernière édition en date du Jardin du Michel. 

Article : Frédéric MACIERI


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Photos : Juliette Delvienne


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:48

The Inspector Cluzo arrive à la nuit tombée, envoyant les décibels aussi vite et fort qu’ils crient leur haine de AaRON et de pas mal d’autres choses d’ailleurs. Les deux gascons, simplement vêtus d’une guitare et d’une batterie, chantent en anglais leur rage et varient leurs registres du gros rock testostéroné à des chansons foutrarques basculant dans des aigus hasardeux. Sur la scène flotte un fier drapeau de Mont-de-Marsan, leur ville d’origine, tandis que ballon de rugby et maillots aux couleurs de l’équipe locale dressent le portrait d’un « groupe de bouseux, qui joue pour les bouseux ». C’est leur combat, et celui-ci dure depuis 3 ans maintenant, le groupe ayant parcouru plus de 27 états et donnés quelques 480 concerts, le chanteur soulignant au passage sa haine de la France et son impossibilité d’avoir pu y jouer et y être accepté. Leur chanson phare « The French Bastards » s’est retrouvée n°2 au Japon derrière Lady Gaga, électrise la foule et montre toute la puissance et l’efficacité du duo sur scène. A souligner au passage que le groupe a été invité dans les plus grands festivals, Sziget, South By Southwest, Lowlands festival en tête !

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The Inspector Cluzo - Photo : Juliette Delvienne

Au passage, Malcolm le guitariste rappelle tout son mépris pour les groupes de musique électronique, à leur sens factice et ne faisant pas de musique. « Nous on fait de la merde, mais au moins vous voyez exactement ce qu’on joue. On a pas de samples, pas de boucles ni d’enregistrements ». Dédicace aussi au bassiste, absent dans le groupe et qui a sa chanson : Fuck Bass Player. Le message est passé. Les punitions se succèdent face à un public jugé trop mou qui se réveillera bien assez vite. Bien que cette rapide description bordélique ne présente que bien mal et partiellement la prestation du groupe, leur show fut un véritable plaisir et une découverte certaine, expérience unique que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que pour un petit jeté de cymbale !

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne
Article : Ugo Schimizzi

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:28

Le trio d’Heartbeat Parade prend le relai sur la scène alternative. Le groupe n’est pas en reste d’énergie et de gros son et les trois musiciens se donnent un mal fou à contenter la foule. Pari réussi pour le musique à la croisée du rock et du metal, aux vertues sautillantes bénéfiques et aux rythmes implacables.

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Guitares et basses virevoltent, les maillots jaunes du groupe parcourant la scène, rappelant au passage le don du Michel de savoir dénicher de nouveaux groupes et découvertes régionales. Heartbeat Parade fait indéniablement parti de cette catégorie et rempli son contrat avec brio, réchauffant les cœurs à mesure que la nuit tombe.

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:27

Petite impasse sur Swif Nebaza et la grande scène se retrouve parée du quatuor angevin de La Phaze. Ceux-ci ne perdent pas une minute et s’attaquent rapidement à leur répertoire, intégrant un maximum de chansons de leur dernier album « Psalm & Revolutions ». Leur pungle infernal lève les foules et l’apport de Cedric, homme-orchestre dans son projet solo Undergang, fait monter la sauce très très rapidement. Dany au chant est ce soir en grande forme, comme du reste tout le groupe, et offre une prestation de qualité, énergique et dynamique, son seul mot d’ordre semblant être l’efficacité.

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Devil Game
sera le seul détour par l’album « Miracle », le groupe ressortant des cartons la chanson R.A.S initialement écrite en 2007 face à la montée du front national. Agités, motivés, rageurs, les qualificatifs ne manquent pas pour ceux qui parcourent l’Europe depuis la sortie de leur nouvel album il y a quelques mois, revenant d’une tournée en Espagne et en Ukraine. L’explosion sonore de leurs compositions se finit en beauté sur Assaut Final et Nouveau Défi, deux chansons en français du groupe, engagées et volontaires, aux paroles crues, dures et vraies, concluant avec un peu de retard leur set, mais ô combien salué par les festivaliers !

 

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Photos : Juliette Delvienne

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:34

Lorsque les lumières s’éteignent pour l’avant dernière fois, la foule peine à se contenir et le feu d’artifice lumineux qui s’en suivra marquera aussi le début d’une déferlante de bruit tant côté public que côté scène. Pas de doute, le binôme masqué des Bloody Beetroots vient bien de prendre en main le Jardin du Michel, et la folie de Bob Rifo, maître du projet et pour le coup également maître des lieux n’aura de limite que la puissance de son show.

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Les Bloody Beetroots ne laisseront pas de répit aux quelques 7000 personnes présentes ce soir et assènent chanson après chanson la fureur de leur live crépitant. Quand arrive conjointement un batteur et Dennis Lyxzén, le chanteur de Refused et The (International) Noise Conspiracy pour un remix phénoménal de « New Noise », les lignes compactent des festivaliers se tendent et se détendent à n’en plus finir, célébrant avec joie la fin de cette 7ème édition du Jardin du Michel.

 

 

 

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Conformément aux conditions imposées par le groupe, les photos sont exclusivement présentes en noir et blanc.

 

Photos : Juliette Delvienne

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 20:39

Melting-Actu était au cœur de Paris, le 07 juin dernier pour le vernissage de l’exposition « DDesign Moi un Objet », organisée par Valo’ DDesign, entreprise Lorraine d'insertion par la décoration d'intérieure. Cette exposition, abritée par la galerie 117, dans le 7ème arrondissement de Paris, se faisait en présence du directeur artistique de Valo’DDesign, d’un salarié en résinsertion et des dirigeantes de l’entreprise.

 

« Du dimanche 05 au samedi 11 juin, VALO’DDesign propose aux amateurs d’art et de déco, pour qui une démarche créative associant esthétique et processus raisonné en terme d’impact écologique sont indissociables, une nouvelle exposition-vente d’objets décoratifs réalisés à partir de déchets industriels (signalisation routière, mobilier industriel, moteurs…). VALO’DDesign offre à des pièces mises au rebut de vivre une seconde vie loin des déchetteries. Par là même, la marque propose à des demandeurs d'emploi de retrouver le monde professionnel en développant leur créativité et leurs compétences techniques. Les objets sont en effet déconstruits, assemblés, transformés et recréés par des salariés en insertion. »


Rencontre avec Maurice Baillot, le Directeur Artistique de Valo’DDesign :
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Pouvez-vous nous présenter l’exposition :

C’est la 3ème expo vente de Valo, avec 3 artistes, Valo’DDesign, Sophie Fichefeux et Jean-Louis Hurlin qui est maître d’art-forgeron sur Metz. C’est notre troisième expo, suite aux deux succès de l’année dernière, on nous a plus ou moins demandé de poursuivre. Nos objets plaisent, on nous attend. On est là aussi pour se faire connaître.


Comment une entreprise d’insertion messine se retrouve sur Paris ?

Les rencontres, les réseaux. Au départ, c’est grâce à un ancien étudiant qui était chez nous dont la maman travaillait sur Paris qui nous a mis en relation. On voulait surtout montrer qu’il y avait un potentiel économique et créatif en Lorraine et par ce biais nous montrer. Montrer le travail de nos agents mais aussi un savoir-faire lorrain. De par la sidérurgie et le val de Fensch, le mobilier industriel, on est en plein dedans. On est légitime et on exporte un peu de notre culture.


Où peut-on vous voir en Lorraine ?

Vous pouvez nous voir dans notre show room à Florange dans nos ateliers, on a quelques dépôts ventes sur Nancy et sur Thionville notamment à « Côté Cour ». On réfléchit à s’installer du côté de Metz également.


Un bureau à Pompidou ?

Peut-être, déjà un objet, une exposition, ce sera vraiment génial pour nous ! L’objectif c’est de donner du travail à notre personnel, pas que par du design, mais c’est une filiale où on peut communiquer et qui est très valorisante pour nos salariés.

 

 

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Comment se passe la création entre l’artiste et les personnes en réinsertion ?
Pour le moment c’est moi qui donne la ligne. Les agents qui apportent leur patte aussi, mais ça prend du temps. La création ne se fait pas du jour au lendemain. Ce n’est pas facile pour des agents qui ont aussi du mal à s’exprimer socialement. Ca leur ouvre de nouvelles portes, ce sont des échanges. Il faut leur donner des consignes sur la récupération, la matière, la déconstruction. On travaille beaucoup sur le côté environnemental, voir le déchet différemment. On parle en termes de valorisation. Chaque objet a ses origines, son histoire au niveau de la matière comme de la finalité.


Comment se passe la récupération, quelles matières, quels endroits ? Vous acceptez de payer ?

Tout est récupéré gratuitement. Ca passe par des conventions avec des comités de commune, des entreprises. Tout se fait par des contrats mais sans échange d’argent. On a 3 déchetteries où on peut récupérer librement ce qui nous intéresse. Toutes nos matières premières sont du rebus. Il n’y a rien d’acheté. Après la récupération, on déconstruit et on trie.


Comment définiriez-vous votre travail et votre rôle ?
Récupérateur et révélateur de potentiels, de compétences pour les agents, révélateur de matière et d’objets. Récupérateur parce qu’on part de déchets et de rebus, de belles choses vouées à la destruction. Révélateur parce que leur design devient autre chose, on donne une seconde vie à l’objet.

 

 

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Vous partez de l’idée d’un objet à construire ou vous faites en fonction de ce que vous trouvez ?

On fait en fonction. C’est-à-dire qu’il y a des grandes familles. Je regarde surtout en termes de matière. C’est des rencontres. D’objets venant d’horizon différents, mais aussi de rencontres et d’idées. Un objet on peut le refaire plusieurs fois. On peut terminer un objet, le re-déconstruire et essayer autre chose. Un objet se repense tout le temps. C’est travailler aussi sur l’œil, le regard, la lumière parce qu’ on travaille beaucoup sur du métal ajouré, décapé. Il y a cet aspect d’objet finit mais avec des origines. C’est un peu pareil avec les gens qui travaillent chez nous. On  travaille avec des gens qui ont eu des accidents de la vie mais qui malgré tout sont productifs. Même un objet cassé servira, une personne c’est la même chose. Il faut chercher le côté positif des choses.


Peut-on voir une signature lorraine à travers la prédominance du métal et de l’acier dans vos mobiliers ou est-ce une facilité, une attirance ?

A la base je suis menuisier ébéniste. Je voulais travailler le bois. Mais le problème, c’est que travailler le bois, ça prend plus de temps notamment pour former les agents. Les pièces les plus simples c’est le métal, c’est vrai. Mais on cherche du vieux métal, pas du « made in china ». Il faut qu’il y ait une histoire, du vécu. Si c’est du jetable, ça ne m’intéresse pas. Ce qui a été utilisé deux fois et jeté parce que ça n’était pas conçu pour durer, je n’en veux pas.


Qu’est-ce qui vous a amené dans ce travail ?

Dans mon parcours hétéroclite j’ai travaillé dans le domaine des arts, j’ai étudié aux beaux-arts de Metz, j’ai également été éducateur technique, j’ai aussi été éducateur en réinsertion. Toujours avec le souci des personnes, un mélange entre du social et le côté technique et créatif. L’art on peut le trouver ailleurs que dans des galeries, notamment dans nos poubelles.


Voyez-vous une possibilité de placer vos objets dans une thématique street-art ?

Tout a fait, on a pas mal de mobilier urbain, on essaye de remettre des traces de leur vécu sur les objets qu’on recrée. Du coup, ça pourrait être légitime de les replacer dans leur milieu d’origine. Je suis partant !

 

Merci à Maurice Baillot, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !

 

 

Article : Ugo Schimizzi

 


Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’entreprise ou passer par Florange voir leurs œuvres :
http://www.valo.info/

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