4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 12:42

Pour la première fois en France, le Canadian Day a eu lieu à Paris ce mercredi 29 juin, dans la joie et l’allégresse s’il est possible d’emprunter la formule à nos voisins outre atlantique des Cowboys Fringants. Organisé par The Canadian Independant Music Association et soutenu par l’Ambassade du Canada à Paris, les provinces de Québec et de l’Ontario et la Maroquinerie qui accueillait l’évènement, le Canadian Day était l’occasion de fêter le Canada en musique.               


Trois groupes étaient donc réunis pour l’occasion, en l’occurrence Jimmy Hunt, Blue Rodeo et Karkwa.
Jimmy Hunt lança la soirée devant un public assis, déjà plutôt fourni, le québécois s’armant de sa guitare et son harmonica, son courage en bandoulière, jouant pour la première fois à Paris (dans une salle, le reste était en appartement. Anyway, c’est une autre histoire !).

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Plutôt habitué aux groupes de rock, pour des raisons de budget (et d’humour), Jimmy Hunt se présenta à nous seul et dépouillé de ses partenaires, tenant toutefois très bien la barque. La voix posée, le regard malicieux, l’homme offrit 45 minutes intenses, d’une musique folk douce et travaillée, accompagnant des textes simples mais entêtants, ponctuant chaque chanson d’un humour bien senti et d’une pointe de timidité.


Blue Rodeo s’installa sur scène vers 20h30, envahissant l’espace d’instruments à cordes, multipliant la diversité des sonorités. Guitare, basse mais aussi mandoline et un instrument non identifié, composé de cordes, se jouant à l’horizontal. Une batterie, deux claviers, le groupe se déploya fastueusement et se régala. De notre côté, c’est pleine route vers la musique folk. La salle était pleine, tout le monde debout et Paris découvrit - ou redécouvrit pour une minorité - Blue Rodéo, un groupe à la carrière longue de près de 30 ans, ayant vendu pas moins de 500 000 d’un de leurs albums. Un phénomène outre atlantique malheureusement très peu connu dans nos contrées.

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Dédoublant leurs entrées vocales, le groupe peut se targuer d’une carrière d’exception et de transporter la salle remplie comme un œuf vers le concert suivant à une vitesse et avec une facilité ahurissante.


C’est donc sous les vivats de la foule que Karkwa entra en scène vers 21h30, respectant un timing millimétré, le duo synthé/basse prenant part d’un côté de la scène, l’autre étant envahit par les deux batteurs-percussionnistes, le frontman du groupe s’adjugeant avec sa guitare et son micro le centre de la petite scène de la Maroquinerie.  
Présenté comme LE groupe de rock alternatif québécois de 2010 – me faisant tiquer au passage en pensant aux cowboys – Karkwa parcours les ondes musicales depuis 13 ans déjà. Quatre albums au compteur, le dernier en date intitulé Le Volume du Vent sorti l’an passé ayant été enregistré non loin de Paris – en compagnie d’un « sti de coq à marde » parait-il.

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Volume sonore énorme, prestation scénique rythmée avec les deux batteurs et le chanteur vivant, regards complices entre les membres, Karkwa rayonna de mille feux sur toute la soirée, les animosités entre la belle province et son pays étant alors effacées pour la soirée.


Une très belle première, pour une fête qui gagnera à être réorganisée et agrémentée d’un peu plus de folklore et de décor canadien. Gageons que la seconde édition ira dans ce sens, ajoutant à la dimension musicale, quelques bonnes idées gustatives et visuelles !

 

 

Article et photos : Ugo Schimizzi

 

Plus d'informations sur le Canadian Day :
http://www.canadianblast.com/

Plus d'informations sur Karkwa :
http://www.karkwa.com

 Plus d'informations sur Blue Rodeo :
 http://www.bluerodeo.com

 

Plus d'informations sur Jimmy Hunt :
  

 http://jimmyhunt.ca/

 

 

Photos de Karkwa :

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Photos de Blue Rodeo :

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Photos de Jimmy Hunt :

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 16:06

Débarqués sur la scène post-hardcore en 2006, leur single Situations a rapidement permis à Escape the Fate de se faire une place au milieu de la centaines de groupes florissants dans ce milieu depuis quelques années. Actuellement en tournée mondiale pour la promotion de leur 3eme album “Escape The Fate”, les quatre de Las Vegas nous ont fait l’honneur d’un arrêt a Luxembourg-Ville. C’était le 07 juin dernier et nous y étions pour vous.

 

En ce mardi soir de juin, sous une chaleur étouffante et un ciel plutôt nuageux, je m’apprête a assister a mon premier concert d’Escape The Fate. Accompagné depuis deux albums par leur nouveau chanteur, Craig Mabbitt (Ronnie Radke ayant quitté le groupe sous le coup d’une décision de justice suite a sa participation a une bagarre ayant causée la mort d’un jeune homme), c’est avec cette nouvelle configuration que le groupe se produit ce soir.

 

Arrivé relativement tôt devant L’Atelier, un peu trop même, j’entame ma longue attente. L’ouverture des portes, ici, ne se fait jamais avant 20h00 et le ciel menaçant inquiète déjà les quelques fans arrivés avant moi. La popularité du post-hardcore auprès des jeunes est ici plus que confirmée. La vingtaine de personnes présentes devant moi totalise une moyenne d’âge d’environ 15 ans. Les plus vieux arriveront bien plus tard, indifférents à leur positionnement dans une salle où, quoi qu’il arrive, on est proche de la scène.

 

20h00, les premiers arrivés pénètrent dans la salle tandis que les premières gouttes viennent s’écraser sur les retardataires. L’attente a été longue, certes, mais agrémentée par les passages fréquents des membres du groupe, n’hésitant pas à s’arrêter pour signer quelques autographes ou prendre quelques photos avec leurs fans.

 

20h30. Les lumières s’éteignent et les membres du groupe de première partie investissent la scène. Le groupe, d’origine allemande, proposant un style musical relativement proche de celui d’Escape The Fate, chauffera les planches et le public pendant une petite demi-heure. Trente minutes qui ne seront, malheureusement pas mises complètement à profit puisqu’à la fin du troisième morceau, le guitariste rythmique effilera l’une de ses cordes. Cinq minutes lui seront nécessaires pour la remplacer et ce malgré la présence d’un “technicien” aux cotés du groupe (probablement l’un de leurs amis proche s’étant porté volontaire et n’ayant jamais eu a remplacer une corde de sa vie…). Cinq minutes donc durant lesquels il incombera aux trois autres membres de divertir le public. Et, plutôt que d’improviser un morceau ou une reprise a trois, ils privilégieront les blagues et commentaires divers sur la situation, le tout dans la langue de Goethe qui n’était comprise, mardi soir, que par moins de la moitié de l’assistance.

 

À 21H00, après un ultime morceau accompagné d’une chanteuse, les quatre membres du groupe inconnu (dont le nom aura probablement été donné en allemand) quitteront la scène, laissant derrière eux le souvenir d’une prestation de qualité qui aurait, cependant, gagnée à durer plus longtemps.

 

21h30. Les lumières s’éteignent à nouveau, et c’est sous un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations que les musiciens d’Escape The Fate s’installent derrière leurs micros ou fûts. La musique démarre immédiatement et c’est Choose Your Fate, suivie de Massacre, duo d’introduction du dernier album du groupe qui ouvriront les hostilités d’une soirée qui s’annonce déjà riche en émotions.  L’énergie du public étant un peu retombée pendant l’entracte, il faudra attendre les premières notes de Ten Miles Wide, titre phare de l’album “This War Is Ours”, pour voir les prémices du déchainement de la foule.

 

Le groupe, quant a lui est impeccable. Les musiciens jouent leurs morceaux avec précision et énergie, tout en n’oubliant pas de garder une certaine mobilité sur les planches. Le chant, modifié par moment pour en assurer la qualité, reste cependant assez proche de ce que le public a l’habitude d’entendre sur les albums. Bref, une prestation professionnelle qui nous en ferait oublier le jeune âge des artistes.

 

Apres un petit interlude linguistique pendant lequel Craig demandera l’assistance d’une personne du public pour traduire ses propos en français (moment mémorable où une charmante demoiselle nous fera la démonstration de ses “talents” dans notre chère langue… Qu’elle n’avait visiblement parlé que par l’intermédiaire de CD d’apprentissage pour niveau cours préparatoire), le concert reprendra de plus belle, proposant toujours un mélange assez équilibré d’anciens morceaux et de nouveaux.

 

Et c’est finalement au tour de Situations, LE morceau le plus connu du groupe, de mettre le feu au poudre de cette soirée et de faire réellement monter la température d’un cran. Température qui restera élevée durant le non moins populaire This War Is Ours mais qui retombera brutalement à la fin d’un The Aftermath (G3) sonnant le glas de la soirée après seulement quarante-cinq minutes de prestation. Trois quart d’heure durant lesquels le groupe n’aura joué, au total qu’un peu plus de trente-cinq minutes. Et alors qu’une vague de déception et de doute parcours la foule, les techniciens s’affairent déjà sur scène pour ranger le matériel et démonter la batterie. Non, ce soir, il n’y aura pas de rappel.

 

Si la prestation en elle-même fut de qualité, il est intolérable qu’un groupe ayant déjà trois albums à son actif se contente d’un set aussi court. De manière générale, quarante-cinq minutes représente le temps alloué a un groupe de première partie. On voit même, sur certains très gros concert, des premières parties de plus d’une heure. Ce soir, Escape The Fate nous aura laissé un goût amer, le goût de l’inachevé, mêlé à celui de la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement d’un spectacle qui prenait enfin son envol. Et c’est bien dommage…

 

Article : Dom' Panetta

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 18:52

High Tone clôture cette deuxième journée sur la grande scène, devant un public encore très nombreux alors que sonne 1h du matin. Fer de lance du mouvement dub à la française, marqué notamment par la présence de leur batteur au centre de la scène, les lyonnais assurent dans leur régularité et leur qualité. Amoureux des machines, le quintet se meut dans un décor minimaliste, aux légers accents steam punk, dotés de lampes au design fin, en harmonie avec les platines et les écrans en fond de scène.

 

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High Tone - Photo : Juliette Delvienne


Quelques nappes de guitare réhaussent un peu plus des compositions millimétrées, savantes, aux sonorités piochant dans divers influences à travers le monde. Tout comme lors de leur passage deux ans auparavant au Cabaret Vert, leur prestation est irréprochable, l’apport des lumières renforçant la puissance de leur prestation. Une petite heure plus tard, la foule se réveille hagard, le temps étant venu de poursuivre la fête au camping ou de tenter de kidnapper quelques heures de sommeil, la dernière journée s’annonçant agitée.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:32

Le duo français de Raggasonic est le suivant sur la liste, vibrant de sincérité et d’énergie. Leur flow continue déchaîne la foule qui hurle et se secoue au rythme des beats déferlant de la scène au fond du Jardin du Michel, le regard noir des deux hommes parcourant la foule.

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Plutôt doués rythmiquement et musicalement, les paroles du groupe ne me convainquent pas pour autant à chaque fois.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 13:31

Le temps de préparer en quatrième vitesse une interview exclusive ou presque des Bloody Beetroots, Gablé me passe sous le nez.

 

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Les échos du concert me parvenant me laisse penser que j’ai loupé un truc. A revoir lors d’un prochain concert ou festival !

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:50

Le très engagé Tiken Jah Fakoly entre en scène, courant encore et encore alors que les éclairages vert, bleu et rouge envahissent le plateau.
Tiken Jah Fakoly. Un nom qui fait souffler un vent d'espoir sur le continent Africain. Un vent chaud et puissant qui étend son voile de bonté et de courage sur les terres du Michel, à Bulligny.
Cela fait deux décennies déjà que ce quadragénaire forge la jeunesse à ses mélodies tant révoltées que réfléchies. Exilé au Mali depuis sept ans, l'ivoirien voit sa maison au travers de l'Afrique toute entière qu'il défend, causes après causes. Malgré les injonctions au silence et l'assassinat de ses proches en Côte d'Ivoire, le chanteur perpétue sa croisade sur tout le continent émergent.

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Tiken Jah Fakoly - Photo : Juliette Delvienne

Célèbre et célébré, Tiken Jah Fakoly chante au nom de ses frères, peinant à s'établir dans un monde globalisé, mondialisé. Ses textes sont forts comme les guerres, fragiles comme les corps meurtris qui les subissent. Il suffit de regarder les titres de ses chansons pour comprendre l'imaginaire que ce messager veut nous transmettre : « Il faut se lever » ; « délivrance » ; « laisse-moi m'exprimer ». Si Fakoly rassemble les peuples, s'il regroupe les foules et surtout les jeunes, c'est bien parce que son discours résonne dans les cœurs. Ces besoins de liberté et d'ouverture, il les hurle en chansons à chacune de ses apparitions, se battant contre l'exclusion, la corruption, l'exploitation - ces dépendances que le monde voudrait imposer à ce grand territoire flagellé depuis des siècles. Avec ses armes de paix, ses mélodies et ses instruments, le musicien multiplie les rencontres et les participations aux côtés d'autres acteurs fort de la musique : Manu Chao, Dub Incorporation, Les Ogres de Barback. Virulent, vivant, vrai, Tiken Jah Fakoly est avant tout un artiste engagé. Et particulièrement auprès de l'enfance, de surcroit depuis 2009, lançant alors l'opération « un concert une école ». Prônant l'éducation pour tous, il préconise notamment de « donner les mêmes chances à tout le monde, à tous les enfants ».

Plus qu'un concert, Tiken Jah Fakoly offre un moment de vie, un plongeon dans un maelström de savoir et d'idées pour s'élever et partager, ensemble. 

 

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

Article : Ugo Schimizzi

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:29

Tête d’affiche de cette septième édition du Jardin du Michel, les californiens de Groundation nous ont fait partager un grand moment de reggae lors de cette ultime soirée de concerts.
S’inspirant profondément de l’icône Bob Marley, le groupe se devait de lui rendre hommage pour l’anniversaire des 30 ans de sa mort. C’est chose faite, grâce à leur tournée « Tribute to Bob Marley », dans laquelle ils mêlent quelques grands classiques du messie jamaïcain, à d’autres morceaux beaucoup moins populaires de son répertoire, sans oublier quelques unes de leurs compositions.
 C’est avec la précision d’un métronome que le leader du groupe Harrison Stafford (chanteur guitariste) accompagné de ses neufs compères nous font voyager  dans leur univers rasta. S’ajoutant à la chaleur et à la musique, une odeur  émanant de certains festivaliers nous transporte directement en Jamaïque, pour une immersion des plus planantes.
Mais Groundation n’est pas un simple groupe de reggae. En effet, voilà maintenant 13 ans qu’il casse cette barrière, en le mêlant au jazz, au funk ainsi qu’à la soul pour un résultat des plus originaux. On doit notamment cela à la grande culture musicale de ses musiciens, ayant pour la plupart étudié dans la prestigieuse université jazz de Sonoma en Californie, ce qui s’est fortement fait ressentir dans les différents soli qui ont ponctués leur performance.
Sans doute un des meilleurs moments de cette soirée… voire de cette dernière édition en date du Jardin du Michel. 

Article : Frédéric MACIERI


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Photos : Juliette Delvienne


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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:48

The Inspector Cluzo arrive à la nuit tombée, envoyant les décibels aussi vite et fort qu’ils crient leur haine de AaRON et de pas mal d’autres choses d’ailleurs. Les deux gascons, simplement vêtus d’une guitare et d’une batterie, chantent en anglais leur rage et varient leurs registres du gros rock testostéroné à des chansons foutrarques basculant dans des aigus hasardeux. Sur la scène flotte un fier drapeau de Mont-de-Marsan, leur ville d’origine, tandis que ballon de rugby et maillots aux couleurs de l’équipe locale dressent le portrait d’un « groupe de bouseux, qui joue pour les bouseux ». C’est leur combat, et celui-ci dure depuis 3 ans maintenant, le groupe ayant parcouru plus de 27 états et donnés quelques 480 concerts, le chanteur soulignant au passage sa haine de la France et son impossibilité d’avoir pu y jouer et y être accepté. Leur chanson phare « The French Bastards » s’est retrouvée n°2 au Japon derrière Lady Gaga, électrise la foule et montre toute la puissance et l’efficacité du duo sur scène. A souligner au passage que le groupe a été invité dans les plus grands festivals, Sziget, South By Southwest, Lowlands festival en tête !

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The Inspector Cluzo - Photo : Juliette Delvienne

Au passage, Malcolm le guitariste rappelle tout son mépris pour les groupes de musique électronique, à leur sens factice et ne faisant pas de musique. « Nous on fait de la merde, mais au moins vous voyez exactement ce qu’on joue. On a pas de samples, pas de boucles ni d’enregistrements ». Dédicace aussi au bassiste, absent dans le groupe et qui a sa chanson : Fuck Bass Player. Le message est passé. Les punitions se succèdent face à un public jugé trop mou qui se réveillera bien assez vite. Bien que cette rapide description bordélique ne présente que bien mal et partiellement la prestation du groupe, leur show fut un véritable plaisir et une découverte certaine, expérience unique que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que pour un petit jeté de cymbale !

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne
Article : Ugo Schimizzi

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:28

Le trio d’Heartbeat Parade prend le relai sur la scène alternative. Le groupe n’est pas en reste d’énergie et de gros son et les trois musiciens se donnent un mal fou à contenter la foule. Pari réussi pour le musique à la croisée du rock et du metal, aux vertues sautillantes bénéfiques et aux rythmes implacables.

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Guitares et basses virevoltent, les maillots jaunes du groupe parcourant la scène, rappelant au passage le don du Michel de savoir dénicher de nouveaux groupes et découvertes régionales. Heartbeat Parade fait indéniablement parti de cette catégorie et rempli son contrat avec brio, réchauffant les cœurs à mesure que la nuit tombe.

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:27

Petite impasse sur Swif Nebaza et la grande scène se retrouve parée du quatuor angevin de La Phaze. Ceux-ci ne perdent pas une minute et s’attaquent rapidement à leur répertoire, intégrant un maximum de chansons de leur dernier album « Psalm & Revolutions ». Leur pungle infernal lève les foules et l’apport de Cedric, homme-orchestre dans son projet solo Undergang, fait monter la sauce très très rapidement. Dany au chant est ce soir en grande forme, comme du reste tout le groupe, et offre une prestation de qualité, énergique et dynamique, son seul mot d’ordre semblant être l’efficacité.

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Devil Game
sera le seul détour par l’album « Miracle », le groupe ressortant des cartons la chanson R.A.S initialement écrite en 2007 face à la montée du front national. Agités, motivés, rageurs, les qualificatifs ne manquent pas pour ceux qui parcourent l’Europe depuis la sortie de leur nouvel album il y a quelques mois, revenant d’une tournée en Espagne et en Ukraine. L’explosion sonore de leurs compositions se finit en beauté sur Assaut Final et Nouveau Défi, deux chansons en français du groupe, engagées et volontaires, aux paroles crues, dures et vraies, concluant avec un peu de retard leur set, mais ô combien salué par les festivaliers !

 

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Photos : Juliette Delvienne

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