ART / EXPOSITION

Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /2010 16:54

« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »
Guillaume Apollinaire 

 

Le 10 mai 2010, sur les coups de 14h, une foule composée essentiellement de représentants de la presse, commence à s'amasser, avide de découvrir en avant-première l'intérieur du Centre Pompidou- Metz, dont l'architecture extérieure laissait déjà présager de surprenantes découvertes.


 

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© Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : Ugo Schimizzi


Ce premier public de visiteurs privilégiés a l'honneur de parcourir cet espace immense à la blancheur immaculée, et ses différentes ailes abritant l'exposition d'ouverture intitulée Chefs d'oeuvre ?..., dont le titre évocateur invite d'emblée à se placer sous le signe de la réflexion sur la notion de réception artistique, de la diversité et de la richesse... 

Cette exposition inaugurale se prolongera jusqu'au 25 octobre 2010, puis les espaces seront fermés progressivement pour laisser place aux expositions temporaires futures, à raison de 4 à 6 par an, selon les prévisions actuelles.

 

 

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© Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines Architectes / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz / Photo : Ugo Schimizzi

 

Dans un premier temps, tous les curieux visiteurs se meuvent de concert dans une sorte de déambulation libre, uniquement guidée par le plaisir d'une découverte qui ne cesse de surprendre de galerie en galerie.

A 15h, un point presse met fin à ce premier aperçu plus que prometteur, le temps de valoriser les points forts de ce nouveau centre culturel tant attendu, placé sous le signe du rayonnement,de l'ouverture et du renouveau.

 

 

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Alain Seban, Directeur du Centre Pompidou Paris, entame son discours en nous faisant part de son sentiment d' « éblouissement » devant ce  qu'il appelle ce « nouvel acteur culturel décentralisé », qui se veut investi d'un rôle à la fois culturel, social, politique et économique. Ce grand projet marque un tournant décisif puisque c'est la première fois qu'une grande institution culturelle accepte d'être décentralisée, générant ainsi des partenariats inédits et une plus grande implication des collectivités territoriales. Dans un esprit inspiré directement de son modèle parisien, le Centre Pompidou-Metz souhaite répondre au mieux aux attentes d'un public qui ne devra désormais plus considérer l'art contemporain comme un art élitiste, mais comme un art accessible à un public le plus large possible.

 

 

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C'est avec une émotion non dissimulée que Jean-Luc Bohl, Président de Metz Métropole, prend ensuite la parole pour insister sur le pari audacieux que représente ce centre d'art d'un nouveau type, dans une commune appartenant à une région plutôt méconnue et qui a connu son lot de souffrances de par le passé, mais qui représente également un pôle d'attractivité notable, grâce à sa situation privilégiée au carrefour de l'Europe, aux portes de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg, et de par sa proximité avec Paris. Tous les ingrédients semblent ainsi réunis, selon cet amoureux de « La lanterne du Bon Dieu » - surnom donné à la cathédrale que la 3ème Galerie a pour but de mettre en valeur – afin de nous « faire rayonner à l'intérieur comme à l'extérieur »...

 

 

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Dominique Gros, Maire de Metz, enchaîne en présentant cette journée « non comme un aboutissement, mais comme un commencement  » ; et, après avoir rappelé la richesse historique et patrimoniale du territoire messin  sur lequel le centre s'est implanté, il met en avant le rôle de « catalyseur » et d' « accélérateur » de ce nouveau centre culturel pour la ville, qui est ainsi mise sous les feux des projecteurs. Ce centre, qui doit également se concevoir comme un lieu de vie, doit ainsi être considéré comme « un nouveau départ », et après avoir attesté, non sans humour, « que la cuisine sera bonne et [que] les toilettes seront propres », il conclut sur ces mots :

« Le centre culturel sera plus qu'un musée, ce sera le coeur battant d'un ville en mouvement. »

 

 

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C'est dans le droite lignée d' Auguste Rodin qui pensait qu'« Un art qui a de la vie ne reproduit pas le passé; il le continue », que Philippe Leroy, Président du Conseil Général de la Moselle, oriente ses propos vers l'idée  de « territoire en mutations, ancré dans le passé, et tourné vers l'avenir » , accueillant avec enthousiasme ce centre d'art, couronnement de toute une politique culturelle développée depuis des années, ainsi que des efforts des Mosellans pour s'ancrer dans une certaine culture.  Le rayonnement occasionné par un tel projet peut alors s'élargir sur le plan mondial, espoir d'autant plus nourri qu'il pourrait dépendre pour une part de certains contacts japonais, dont Philippe Leroy n'a pas manqué de louer la beauté, non sans émotion...

 

 

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Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil Régional de Lorraine,  prend à son tour la parole, recentrant la conférence vers les  « qualités architecturales exceptionnelles » de ce « sanctuaire de la culture », qui va permettre de voir la Lorraine sous un autre oeil et, pour les Lorrains, de porter un nouveau regard sur l'art contemporain, en partageant le regard d'artistes sur le monde et en prenant part à la création de ce XXIème siècle dont ils font partie... Un discours vibrant, inspiré et enthousiaste, au sens étymologique du terme.

 

Frédéric Lemoine, de la société Wendel, nouveau mécène du CPM, prône ensuite le caractère véritablement innovant de ce projet tourné vers l'avenir, de cet ouvrage collectif qui représente pour sa société un « investissement » et un « accompagnement » à long terme... De même que pour le M. le Directeur Régional de la SNCF, qui se veut partenaire privilégié des visiteurs arrivant de tous les coins de France, et des pays frontaliers.

 

 

 

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C'est Laurent Le Bon, Directeur du Centre Pompidou Metz et Commissaire de l'exposition Chefs d'oeuvre?, qui a le mot de la fin; son bref discours - dicté d'après lui par la consigne - est quant à lui essentiellement tourné vers l'idée de spectacles vivants et, l'illustre sans tarder  en invitant les personnes présentes à la conférence de presse à offrir des salves d'applaudissements à tous les acteurs de ce projet abouti - qui lui donne l'envie de démarrer une nouvelle aventure-, profitant de l'occasion pour remercier les architectes (Shigeru Ban, Jean de Gastines, Philip Gumuchdjian également présents), l'équipe du centre qui compte non moins de 100 membres, la scénographe Jasmin Oezcebi, les amis artistes qui ont émaillé de commandes ce parcours artistique, ... et  « sa petite étoile ».
Il conclut en rappelant que chaque seconde a été un « émerveillement » et que désormais, nous sommes ici chez nous, puisque ce centre est "notre" Centre Pompidou.

 


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Fort des valeurs inspirés par ce dernier, notre Centre Pompidou-Metz cherche à jouer sur l'innovation, l'ouverture à tous les publics et la pluridisciplinarité. Cette pluridisciplinarité se retrouve en effet à travers la diversité des oeuvres proposées dans ce parcours, à la fois balisé et offrant toutes libertés.

On retrouve ainsi pas moins de 800 oeuvres, des plus célèbres aux moins connues, dont 700 sont issues du fonds du Centre Pompidou, le reste provenant de prêteurs de tous horizons (Etats-Unis, Emirats Arabes Unis, de musées des quatre coins de la France, Luxembourg, Suisse), illustrant les techniques les plus diverses : peinture, sculpture, installation, arts graphiques, photographie, vidéo, oeuvres sonores, cinéma, architecture, design, en parallèle avec des citations, des détournements ou encore des réflexions qui jalonnent le parcours du visiteur et habillent les murs. Un bel exemple de richesse culturelle provenant de cette juxtaposition surprenante !

 

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Par ailleurs, ce parcours est conçu selon différents paliers de réflexions, symbolisés par les différents espaces d'exposition, dont l'espace a été pleinement mis à profit.

 

C'est ainsi que la Grande Nef, au rez-de-chaussée, propose un parcours chronologique en 17 salles, depuis le Moyen-Age, axé autour de la notion de « chef d'oeuvre « et de son évolution au fil des siècles; des miroirs placés au plafond placent le visiteur au coeur de cette réflexion autour des Chefs d'oeuvre dans l'histoire.

Emile Friant y côtoie Emile Gallé, des oeuvres anonymes parsèment le parcours, ponctué tout aussi bien de statues de Ligier Richier (« Le Squelette », vers 1550) ou d'Auguste Rodin (« Balzac, robe de chambre »), « La Mandoline, l'Oeillet et le Bambou » (1914-15)de Guillaume Apollinaire fait de l'oeil au « Portrait prémonitoire de Guillaume Apollinaire » (1914), de Giorgio De Chirico, de gigantesques panneaux de Robert Delaunay (1937), Sonia Delaunay (1937) et une tapisserie datant de 1976 et inspirée du célèbre « Guernica » de Picasso, se font face, et se reflètent étrangement dans les miroirs du plafond qui donnent une autre dimension à ces oeuvres et obligent à changer de regard, regard qui se porte d'ailleurs avec émerveillement sur l'immense lustre suspendu dans l'une des salles... Le regard est alors attiré par le noir et blanc, les jeux d'ombres et de lumières, très élégamment et sobrement mis en valeur par la scénographie, d'oeuvres aussi protéiformes que celles des mobiles (1928-30) de Calder, des tableaux de Kupka intitulés « Abastraction » (1930-33)  ou celui de Victor Vasarely intitulé « Tauri-R » (1966/76), ou encore des photographies de Brassaï, de Raoul Haussmann, d' Henri-Cartier Bresson (« Hyères »,1932),ou d'André Kertész ( « La Fourchette », 1928); c'est la série de « Bleu I », « Bleu II » et « Bleu III » de Miro (1961) qui clôt cette première boucle...

 


 

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La Galerie 1, au premier étage, amorce le parcours avec une oeuvre de Giuseppe Penone « Respirare l'ombra » et invite le visiteur à se confronter aux Histoires des chefs d'oeuvre, ces derniers étant à considérer comme des produits d'histoires convergentes:histoire d'un artiste, d'un processus de création, d'une oeuvre. Cette galerie propose des oeuvres issues du fauvisme, de cubisme, ou encore issues de mouvements moins connus du XXème siècle. Le regard se laisse happer par le jeu sur les formes et couleurs des tableaux de François Morellet « Du jaune au violet » (1956), d'Olivier Mosset « Sans titre » (1967) ou de Niele Toroni « Empreintes de pinceaux n°=50 répétées à intervalles réguliers de 30 cm » (1981); « Le Magasin » de Ben avoisine la « Compression « Ricard » »de César, et le visiteur finit par en perdre le nord avec « Le Voyageur sans boussole » de Jean Dubuffet (1952).

 

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Les Rêves de chefs d'oeuvre, dans la Galerie 2 située au deuxième étage, offrent un mise en relation entre les musées et les oeuvres, à travers des maquettes, films, dessins originaux, représentant une série de lieux d'exposition d'art moderne et contemporain construits en France depuis 1937.

D'autres projets futurs sont également exposés, comme la Fondation Louise Vuitton pour l'art contemporain ou différents FRAC en construction.


On y observe tout aussi bien la « Chaise n° 300 » de Jean Prouvé (vers 1947) que « La Poupée » de Hans Bellmer (1935-36), mais également une pièce de Giacometti.

Dehors s'étend le parvis flambant neuf. En lien direct avec la gare, le toit du parking abrite une myriade de lumières étincelantes et mouvantes, tandis qu'au sol, des éclats colorés viennent affiner le bitume. En direction du centre ville, la terre vallonnée borde le chemin du promeneur, bien entouré d'arbustes en pleine croissance. 

Les galeries, véritable fenêtre sur la ville, présente la cité messine en mouvement, dont le manteau en pleine construction donnera d'ici quelques mois la pleine beauté qui lui a valu le surnom de « ville jardin ».

 

 

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Enfin, le parcours se termine au troisième étage, avec les Chefs d'oeuvre à l'infini, dans la galerie 3, qui invite le visiteur à s'interroger sur la persistance de la notion de « chef d'oeuvre » au fil du XXème siècle, à l'ère de le reproductibilité des images, amenant ainsi à reconsidérer le principe d'unicité de l'oeuvre et engendrant une modification de notre rapport à celle-ci.

Une vitrine qui occupe tout le long d'une grande partie d'un mur de la galerie offre un pannel riche et diversifié de publications Dada et Surréalistes - rappelons que L. Le Bon était Commissaire d'exposition lors de l'exposition Dada de Paris il y a quatre ans de cela -, alors que le mur qui lui fait face est occupé de tableaux, compositions ou photographies hétéroclites : « 99c »(Epreuve chromogène de 1999), d'Andreas Gursky, le célèbre « Déjeuner sur l'herbe » revu par Alain Jacquet (1964), « Made in Japan – La Grande Odalisque » (1964) de Martial Raysse, pour qui « La beauté c'est le mauvais goût. Il faut pousser la fausseté jusqu'au bout. Le mauvais goût, c'est le rêve d'une beauté trop voulue. » (1965) -qui n'est pas sans rappeler la conception de la beauté selon Baudelaire  : « C'est un des privilèges prodigieux de l'Art que l'horribleartistement exprimédevienne beauté, et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l'esprit d'une joie calme. »- , « Green Power », d'Öyvind Fahlström (1969, acrylique sur éléments en matière plastique, huile sur photographie et peinture sur Plexiglas découpé, fixé sur filet de coton tendu sur armature en bois), une compression du célèbre film de Jean-Luc Godard, « A bout de souffle » (1995), revu par Gérard Courant, une citation de Gerhard Richter à propos de ses tableaux (1993), « Tous tendent vers le tableau de maître, même si ce ne sont pas des chefs d'oeuvre puisque je sais parfaitement que, quoique l'on fasse, cela ne fonctionne pas. Ce n'est probablement qu'une citation de tableau de maître. »

 

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On ressort de cette découverte quelque peu essoufflé, perdu entre le connu, le reconnu et l'inconnu, la chaleur du bâtiment et sa blancheur si parfaite, en imaginant bientôt les milliers de pas venir marquer de leur identité ce lieu unique.

Les lieux se vident petit à petit, et déjà l'antre se prépare à accueillir un nouveau flot de visiteurs le lendemain.

Après sept années de projet et de construction, le Centre Pompidou Metz est à présent là. A chacun de nous d'en faire à présent une seconde maison, un lieu de vie et d'échange, à la croisée des arts mais aussi à la croisée des peuples.

 


Article : Mélanie Rambeau et Ugo Schimizzi

Photos : Ugo Schimizzi

 

 

 

D'autres photos à venir très rapidement dans une galerie consacrée à l'exposition et au Centre Pompidou Metz !

 

 

Plus d'informations sur le Centre Pompidou Metz :

http://www.centrepompidou-metz.fr/

 

 

 

Pour tout renseignement :

Centre Pompidou-Metz
1, parvis des Droits de l’Homme
CS 90490
F-57020 Metz Cedex 1
+33(0) 3 87 15 39 39

Horaires d’ouverture

Lundi : 11 h-18 h
Mardi : fermeture hebdomadaire
Mercredi : 11 h-18 h
Jeudi : 11 h-20 h
Vendredi : 11 h-20 h
Samedi : 10 h-20 h
Dimanche : 10 h-18 h

Visite guidée

Réservation obligatoire à l’adresse mail : reservation[at]centrepompidou-metz.fr

Comment venir au Centre Pompidou-Metz

À pied à 2 min de la gare TGV de Metz Ville, à 10 min du centre historique.

En voiture autoroutes A4 (Paris / Strasbourg) et A31 (Luxembourg / Lyon), sortie Metz Centre. Parking de 700 places.

En train Gare TGV de Metz Ville. Trains directs : à 1h20 de Paris, à 40 min de Luxembourg Ville. Gare Lorraine TGV (à 35 km de Metz, navettes à disposition) Trains directs : à 2h de Lille Europe, à 4h de Rennes, à 5h de Bordeaux, à 2h40 de Francfort.

En avion aéroport de Metz-Nancy Lorraine (18 km / 20 min),
aéroport de Luxembourg (69 km / 45 min), aéroport de Sarrebruck (79 km / 1h), aéroport de Zweibrücken (110 km / 1h20).

La SNCF vous offre 50 %* de réduction sur l’achat en ligne de votre billet de train à bord de TGV pour des trajet du 12 au 18 mai 2010
Numéro d’agrément : GP57

La SNCF vous offre 25 %** de réduction (hors achat en ligne) sur votre billet de train à bord de TGV pour des trajets du 19 mai au 31 décembre 2010

Pour justifier votre réduction, vous devez présenter, au retour dans le train, le billet d’entrée ou contre-marque du Centre Pompidou Metz comme coupon justificatif conjointement avec le billet de train.

* Tarifs soumis à conditions en vente sur internet dans la limite des places disponibles pour des trajet du 12 au 18 mai 2010 sur le réseau grandes lignes pour des trajets direct vers Metz ** Tarifs soumis à conditions dans la limite des places disponibles. Renseignements et réservations de votre billet dans les gares, boutiques SNCF, agences de voyages agréées SNCF valable pour des trajets du 19 mai au 31 décembre 2010 sur le réseau grandes lignes pour des trajets direct vers Metz

Tourisme

Office du tourisme de Metz
2, place d’Armes
F-57000 Metz +33(0) 3 87 55 53 76
- http://tourisme.metz.fr

Comité départemental du tourisme de la Moselle
2-4, rue du Pont Moreau
F-57000 Metz +33(0)3 87 37 57 80
- www.moselle-tourisme.com

Comité régional du tourisme de Lorraine
Abbaye des Prémontrés
F-54700 Pont-à-Mousson +33(0) 3 83 80 01 80
- www.tourisme-lorraine.fr

 

(source : Centre Pompidou Metz)

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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 18:33

 

 

         Sept ans que le Centre Pompidou Metz était attendu. Depuis l’annonce de son implantation au cœur de la Lorraine en janvier 2003, jusqu’à l’ouverture officielle prévue ce 12 mai en présence du Président de la République, Nicolas Sarkozy, Metz et la France entière ont longuement patienté. Mais l’heure est maintenant venue de fêter l’évènement que représente l’ouverture de la première décentralisation d’un monument majeur dans le paysage culturel français.

 

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Crédit photo : Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz. Photo Ugo Schimizzi

 

 


Avec sa flèche perchée à 77 m, le Centre Pompidou Metz, joueur et adepte des chiffres, offre un clin d’œil symbolique à son grand frère parisien inauguré place Beaubourg 33 ans plus tôt, en lieu et place d’un parking. Cette histoire n’est pas sans rappeler le parking de la Place de la République, actuellement en chantier, afin de devenir à la fois une nouvelle extension de verdure du Plan d’Eau et de l’Esplanade, mais également un nouveau lieu de vie, de rencontres et de sérénité.

 

Metz, la petite parisienne ?

Bien que les comparaisons actuelles soient plutôt tournées vers le sud et le succès du Museo Guggenheim de Bilbao, il n’est pas dénué d’intérêt de faire quelques parallèles entre Paris et Metz.

Passons rapidement la gloire militaire et le traditionnel ''ville de garnison’’ bien souvent accolé aux deux cités pour nous concentrer sur un riche patrimoine architectural et culturel.

Le passant ne manquera pas, dès son entrée dans le centre messin, de remarquer la Porte Serpenoise, veilleuse bienveillante et gardienne de la rue du même nom, réceptacle des boutiques et commerces, modèle miniature des fameux Champs Elysées, délimité par l’Arc de Triomphe.

Gourmand, l’ami voyageur s’apercevra vite du lien pâtissier des deux villes à l’image du Paris-Metz, créé un an après l’arrivée du TGV Est-Européen en juin 2007, cousin du célèbre Paris-Brest inventé il y a tout juste un siècle.

Côté activités, on peut sans conteste voir dans les nouvelles directions de la terre d’accueil de la Mirabelle, l’envie de se rapprocher du centre de l’hexagone.

Promotion des festivités d’été, avec notamment Metz-Plage, mais surtout, la venue en octobre prochain de la 3ème édition de la Nuit Blanche messine, théâtre éminent de la vivacité de l’Art Contemporain.

 


 

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Photo de la première nuit blanche, réalisée en octobre 2008

 


Belle de jour ...

Mais avec l’ouverture de la nouvelle étoile du Quartier de l’Amphithéâtre, dessinée et conçue par l’architecte japonais Shigeru Ban et le français Jean de Gastines, l’Art Contemporain a trouvé une nouvelle terre d’accueil.

Révélant au grand jour l’aptitude d’une terre d’histoire à voir croître en son sein la richesse d’un patrimoine artistique mondial, le Centre Pompidou Metz puisera parmi les collections immenses de son homologue parisien, tout en développant sa propre ligne de création.

La première exposition, intitulée Chefs d’œuvre, regroupe d’ailleurs plus de 800 œuvres venues du Monde entier, parmi les collections des prestigieuses institutions étrangères et françaises à l’image du Louvre.

Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou Metz, est l’instigateur et concepteur de cette exposition, utilisant pleinement les 5 000 m² d’espace d’exposition offerts par le bâtiment dont la surface dépasse les 10 000 m².

Jouant notamment sur les capacités immenses des trois galeries longues de 80 m chacune, l’exposition inaugurale fera le lien entre l’Art Contemporain de Bacon ou Starck et celui, Moderne, des grands que sont Picasso, Dali et Warhol, ceux-ci figurant sur les affiches placardées dans toute la grande région, mais également dans Paris et Outre-Rhin.

 

 

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Campagne d'Affichage pour l'inauguration du Centre Pompidou Metz


 

Inauguration et festivités

Le lancement de l’exposition Chefs d’œuvre, qui restera présente sous sa forme intégrale durant six mois, sera l’occasion pour le Président de la République, Nicolas Sarkozy, d’inaugurer le bâtiment mardi 11 mai, avant que le public ne puisse profiter jusqu’à dimanche de l’entrée libre dans le bâtiment.

A cette occasion, la ville de Metz, ses bâtiments, parcs et institutions se sont réglés à l’heure de cette ouverture, parsemant les rues et monuments de sculptures, installations, peintures.

La thématique de cette exposition sera également développée au FRAC Lorraine, mais également au centre d’Art messin Faux Mouvement, et jusqu’au musée des Beaux Arts de Nancy ou au Château d’Haroué en Meurthe-et-Moselle.

De nombreux spectacles, concerts et évènements rythmeront également cette semaine de fête, marquée d’ailleurs par la Nuit des Musées, auquel le bâtiment participe ce samedi 15 Mai.

Outre deux concerts proposés par The Books et Aphex Twin, les visiteurs pourront également profiter d’un feu d’artifice du Groupe F sur les coups de 23h, mais aussi devenir l'espace d'un instant des électrons libres lors de la performance participative de Maider López, en se munissant d’un parapluie lumineux distribué aux abords du Centre le soir même.

 

Espérons simplement que le soleil sera au rendez-vous... tout comme le succès tant attendu par les nombreux acteurs de ce projet!

 

 

Article et photos : Ugo Schimizzi

 


Retrouvez tout le programme de cette semaine :

http://www.centrepompidou-metz.fr/site/?-le-programme,1121-

 

Plus d’informations sur l’exposition Chefs d’œuvre et le Centre Pompidou Metz :

 « Chefs-d’oeuvre ? »
 12 mai 2010 – 29 août 2011
 Centre Pompidou-Metz - 1, parvis des Droits de l’Homme - CS 90490 – 57020 Metz Cedex 1
 Tarifs et horaires : Tarif unique : 7 euros l’entrée /(gratuit du 12 au 16 mai 2010) Horaires d’ouverture : Lundi, Mercredi : 11 h-18 h - Jeudi, Vendredi : 11 h-20 h - Samedi : 10 h-20 h - Dimanche : 10 h-18 h - Mardi : fermeture hebdomadaire
 Comment venir au Centre Pompidou-Metz ? À pied à 2 min de la gare TGV de Metz Ville, à 10 min du centre historique de Metz.

Le Centre Pompidou Metz en quelques dates :

 Janvier 2003 : décision d’implantation du projet à Metz
 Mars 2003 : lancement du concours d’architecture
 Novembre 2003 : choix du projet de Shigeru Ban et Jean de Gastines, avec Philippe Gumuchdjian
 Septembre 2005 : obtention du permis de construire
 2007-2009 : travaux de construction du Centre Pompidou-Metz
 Mai 2010 : ouverture au public

 

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Crédit photo : Shigeru Ban Architects Europe et Jean de Gastines / Metz Métropole / Centre Pompidou-Metz. Photo Ugo Schimizzi

 

Le Centre Pompidou Metz en quelques chiffres :

 5 020m2 de surface d’exposition, dont 3 galeries de 1150m2 d’exposition chacune
 1 Grande Nef de 1200m2
 1 Auditorium de 144 places
 1 Studio de Création de 196 places
 1 café
 1 restaurant
 1 librairie-boutique
 1 centre de ressources

 5 bureaux d’études techniques pour les études d’exécution de la structure et de la toiture
 Plus de 50 entreprises sous-traitantes pour la réalisation du bâtiment
 80 ouvriers sur le chantier pendant la phase de gros œuvre
 200 personnes pendant la phase de second œuvre
 3 grues mobilisées pour les travaux, dont la plus haute à 67 m sous flèche
 405 pieux forés de 50 cm à 1 m de diamètre et de 11 m de profondeur
 750 tonnes d’échafaudages
 12 000 m3 de béton (fondations et gros œuvre)
 1 500 tonnes d’acier à béton
 75 000 heures de travail (gros œuvre)
 970 tonnes de charpente métallique (façades et tour hexagonale)
 650 tonnes de charpente en bois
 18 km de planches et 16 000 pièces pour la constitution de la charpente bois
 8 000 m2 de membrane en PTFE

 

 

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 16:49

 

 Norapolis Thème 2009 : « Avatar mon amour

»

 

Vernissage le Mercredi 29 20 H 30  Vernissage Expo. , Cocktail et concert BAMBAKADE, PERCUSSIONS.

Su jeudi 30 Avril au Samedi 4 Mai  De 9 h 30 à 12 h  et  14h   à 18  h  Entrée libre

 

 

*Remerciements aux mécènes Virtual-Death 

TECHNOCOPY FRANCE impressions numériques 15, rue des Charpentiers 57070 METZ  Tél. : 03 87 37 40 10

www.technocopy.fr

-O’Kebap en haut de la rue du palais Metz www.okebap.com 

-Cordonnerie Taison 5, rue Taison Metz  Tel. :  03 87 75 16 36

-Epices et gourmets  8b rue des jardins Metz   Tel. : 03 87 36 75 92  (et cour du marchécouvert chaque Samedi à Metz )

-Aux Bretzels dorés  Pâtisserie traiteur 18, rue tête d’or 57 000 Metz  Tel. : 03 87 36 08 38

-Restaurant Indien ( + livraison)  Le  Shalimar  Metz  29, rue du pont des morts Metz Tel. : 03 87 30 89 60

-Epicerie Sainte Marie  10, rue sainte marie Metz  Ouvert tout les jours et  le dimanche jusqu’à 12 H  Tel. :  03.87.36.90.67

 

 

-Norapolis, plus d’infos http://www.norapolis.org/2009/  Du Jeudi 30 Avril au Samedi 2 Mai 2009 

Les Trinitaires  10-12 rue des Trinitaires  Metz 57000 - eMail ici - Site Web ici -  Tél. : 03 87 20 03 03 

 

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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /2008 00:00


C’est ce mercredi 17 décembre 2008 qu’a eu lieu la remise des prix du concours initié par l’entreprise SEW Eurocome de Forbach. Ce concours –réservé aux deuxièmes années de l’ESAMM promotion 2007/2008– a été instauré d’une part par le professeur Eleonore Bak et d’autre part supervisé par M. Retter pour l’entreprise.

 

L’objet du concours consistait en la réalisation d’une sculpture capable d’être la vitrine promotionnelle de l’usine, spécialisée dans la fabrication pour entreprises de carters.

Suite à la délibération du jury, c’est le projet « fontaine sonore » qui a gagné. Toutes émerveillées, les deux créatrices Juliette Delvienne et Marine Pellarin se sont vu offrir et même rémunérer le mois d’août 2008 dans l’entreprise afin de réaliser une maquette au 1/5ème de leur projet. Dépassant les 50m² d’emprise au sol et les 6 mètres de haut, il est aisé d’imaginer que la construction d’une maquette, même réduite, ne fut pas une partie de plaisir. Dessin de la fontaine devant l'usine

Les deux étudiantes, mêlant allègrement leur sens des arts et l’utilité des formes, ont du se confronter à la dure réalité de la technique et à ses problèmes mathématiques et physiques. Fort heureusement, elles furent aidées par toute une équipe dévouée et compétente de Sew.

Concrètement, le projet « fontaine sonore » est constitué d’un ensemble de treize poteaux métalliques de tailles décroissantes. Ces poteaux sont composés de carters, une carcasse métallique protégeant les moteurs que fabrique l’entreprise. De petites billes de métal partant du sommet de la structure dévalent tuyaux après tuyaux, le roulement créant au passage le côté musical de la sculpture. Le côté aléatoire des sons est accentué par une variété de diamètres différents pour les billes, permettant d’avoir un roulement toujours différent.

« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » disait Héraclite.

Technique de mise en place des carters


Après nombre de plans, de calculs, d’essais infructueux et de prises de tête magistrales, le duo –aidé des ouvriers de l’usine– est parvenu à livrer à temps le prototype. Ne restait « plus », pour Juliette et Marine, qu’à penser l’environnement et l’installation de leur œuvre ainsi que la communication du projet.

Cette dernière, axée autour notamment de cartes de présentations reconverties en carte de vœux, a été présentée le jour de la remise des prix, dans l’entreprise SEW de Forbach, mercredi 17 décembre.

La maquette terminée, en noir et blanc

Outre les lauréats, étaient présents une délégation de l’école emmenée par le directeur Christian Debize et la responsable du projet, le professeur Eleonore Bak, les représentants de SEW mais aussi le président de la Ca2m Jean Luc Bohl et son adjoint à la Culture, également chargé de la Culture à la mairie de Metz, Antoine Fonte.

C’est dans une bonne humeur générale, saluant la vivacité des propositions et l’ingéniosité des maquettes, que s’est déroulée la cérémonie de remise des prix où a également été récompensé un groupe de cinq filles emmené par Tiphaine Dos Santos, Bastien Simon venant compléter le « podium ».

L'équipe qui a réalisé la maquette


Tous les acteurs du projet se sont félicités de la réactivité et de la créativité qui pouvait découler de l’école, et des différents partenariats pouvant être envisagés dans l’avenir, que ce soit avec SEW ou avec une autre entreprise nécessitant un apport artistique à ses projets.

Une bien belle nouvelle pour une école souvent méconnue, aux compétences floues et au savoir-faire bien trop sous estimé, compte tenu de la diversité et de la qualité qui la caractérisent.

 

Plus d’infos sur : http://esam.ca2m.com



Ugo Schimizzi

 

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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 11:00

Pari herculéen réussi ! Le Louvre réalise là une exceptionnelle prouesse : celle d'organiser, pour la première fois en France, une gigantesque rétrospective de l'immense et talentueux fresquiste du Quattrocento : Andrea Mantegna. Deux cents chefs-d’œuvre la composent dont soixante-dix d'entre eux correspondent soit à des autoportraits soit à des représentations de sa famille et de son entourage. Il est en effet à la fois très audacieux et extrêmement difficile de réunir autant de trésors pour un artiste d'une telle envergure, en raison de leur très grande fragilité. D'ailleurs, de rares vestiges intransportables, tel que le monumental Triptyque de San Zeno, sont restés entre les mains de leur propriétaire et jalousement gardés en lieu sûr à Vérone ou dans d'autres terres de passage du Maître. A l'occasion de cet évènement unique, Melting-Actu vous a dressé un portrait exclusif de l'artiste à découvrir sans hésitation dans ce temple parisien sacré de l'Art.

 

Andrea Mantegna naît en 1431 à Isola di Carturo au nord de l'Italie et meurt à Mantoue le 13 septembre 1506. Ce superbe artiste est issu du courant Renaissance, plus particulièrement de la période Première Renaissance encore appelée « Quattrocento », en pleine rupture avec la période médiévale gothique. Il intégra à l'âge de dix ans l'atelier de Francesco Squarcione et devint son principal disciple à Padoue, ville en pleine effervescence, attrayante et dynamique pour tous les jeunes artistes florentins, toscans ou vénitiens comme lui. A dix-sept ans, il s'émancipe et quitte son maître. Ses créations révèlent la très forte influence de la formation artistique dispensée par son ancien professeur, fondée essentiellement sur la Rome et Grèce antique sans oublier la prégnance des peintres Ucello et Donatello.

 

C'est alors qu'en 1448, il peignit sa première oeuvre avec la collaboration du peintre Nicollo Pizolo : les fabuleuses fresques de la Chapelle des Eremitani de Padoue, hélas partiellement détruites par un bombardement en 1944. Le succès gagna très rapidement ce jeune prodige surdoué. Il créa en 1457 un célébrissime retable Pala di San Zeno pour l'église de Vérone puis d'autres bijoux verront progressivement le jour au cours de son existence comme La Prière au Jardin des Oliviers, tableau conservé au musée des Beaux-Arts de Tours, La Circoncision, la superbe Mort de la Vierge du musée du Prado, l'Adoration des Bergers, Saint Marc ou enfin La Vierge à l'Enfant.
La Prière au Jardin des Oliviers
 

Saint Marc


Son travail au fil du temps prend toujours plus d'ampleur, s'affine et gagne en maturité. Sa maîtrise époustouflante de la perspective enrichie de références antiques constituera sa principale marque de fabrique. La Crucifixion ou Le Martyre de Saint Sébastien en sont d'ailleurs les plus parfaites illustrations. Son talent lui permet bientôt de gagner rapidement la Cour Pontificale de Rome, un tournant cependant très sombre dans la vie de l'artiste durant lequel sa facture se modifie. Il ne restera dans la capitale que deux courtes années.

La Crucifixion 


En 1460, Mantegna est nommé artiste de Cour auprès du Marquis Louis III de Gonzague à Mantoue et s'y installe avec sa famille puisqu'il se marie avec la sœur de l'illustre Giovanni Bellini. C'est là qu'il entreprend durant quatorze années l'un de ses plus grands joyaux « La Chambre des Epoux », une fresque représentant la famille Gonzague au quotidien. A partir de 1474, le maître subit une période de « vaches maigres » de dix années et ce n'est qu'avec le couronnement de François II que les affaires reprennent. En 1483, il achève son splendide Saint Sébastien et en 1488, sur commande du Vatican, il démarre une oeuvre majestueuse à l'effigie du plus invincible empereur de la civilisation romaine : Le Triomphe de Jules César.

 

En 1490, il se lie très étroitement avec la nouvelle marquise Isabelle d'Este. Sa santé décline toutefois mais son hyperactivité débordante reste intacte. La somptueuse Lamentation au-dessus du Christ Mort s'ajoute à son prestigieux palmarès ainsi que La Madone de la Victoire, une pièce à contempler au Louvre et peinte en 1495. En 1497, sur la demande d'Isabelle Este, il représente les chants mythologiques du poète de Cour Paride Ceresara sous la forme de plusieurs peintures sur toile, dont « Minerve chassant les vices du Jardin de la Vertu ». Ces dernières seront dispersées les années suivantes. L'une d'entre elles, inachevée, sera terminée par Costa de Lorenzo, son successeur à la Cour. Mantegna meurt en 1506, ruiné. Il sera inhumé dans une chapelle mortuaire contenant un retable qu'il avait personnellement érigé.

 

Outre son talent pour la peinture et la réalisation de  fresques, Mantegna n'en est pas moins un redoutable graveur. Son statut de peintre à la Cour l'empêchait justement de commercialiser et de diffuser ses travaux. La gravure fut donc à ses yeux le meilleur moyen de marquer à jamais son empreinte à travers tout le pays. Plusieurs artistes, essentiellement des sculpteurs lombards, se sont inspirés de fait de ses productions, notamment la fameuse gravure La Mise au tombeau, reproduite dans une abbaye non loin de Varèse sur un relief boisé observable au Louvre dans la section de l'exposition intitulée « Mantegna invenit ». Ces répliques prouvent la puissante ascendance de Mantegna sur le plan artistique. Toutes ses compositions ont majoritairement servi tant dans les arts décoratifs, que dans la peinture ou la sculpture. On peut citer entre autres : Hercule et Antée, les dieux marins, Judith avec la tête d'Holopherne, la Déposition de la Croix, La Résurrection ou enfin l'Homme de douleur.

 

Par son goût démesuré pour l'Antiquité, sa maîtrise de la perspective et de l'illusion optique, Mantegna devient LA figure de proue du Quattrocento italien et passe à la postérité pour la plupart des futurs génies de l'art italien comme  Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange ou encore pour d'autres contemporains internationaux tels que Dürer. Défini comme austère, il se montre néanmoins toujours capable d'innover et de renouveler ses techniques et de les adapter à celles de son temps. Tantôt adulé de son vivant, tantôt malmené, Mantegna n'en reste pas moins une référence indétrônable pourtant méconnue aujourd'hui du grand public. L'exposition du Louvre a donc le mérite de rendre le travail de ce monument accessible tant pour le néophyte que pour l'amateur éclairé ou l'expert érudit. Mais en même temps, elle soulève de nombreuses problématiques, à savoir : quelle aurait été la vision de Mantegna sur cette rétrospective ? La dernière date de 1961 à Mantoue. Toutes les précédentes manifestations sur l'artiste suscitèrent à la fois de vastes polémiques et une grande fascination devant cet incroyable géant. En 2006, l'Italie lui rend hommage pour le 500ème anniversaire de sa mort et subsistent toujours et encore des questions sur la datation exacte de ses créations et sur d'anciennes hypothèses quant à son statut de graveur ou de sculpteur. D'où la volonté de Paris de confondre l'histoire de Mantegna avec l'Histoire et donc d'établir une chronologie fidèle, grâce à l'appui scientifique de Giovanni Agosti. Cela dit les organisateurs ont surtout cherché à retranscrire à travers tout le parcours les joies, les succès, les peines et les vicissitudes de leur vedette. On ne peut qu’acquiescer en ce sens la citation de Maurice Druon : «Tout homme qui exerce un art, et quel que soit cet art, et même tout homme qui acquiert une oeuvre d'art, cherche à prolonger sa durée biologique, à se rattacher au passé et à se projeter dans l'avenir. »


Sandra WAGNER
(visuels: Musée du Louvre RMN)



En savoir plus : http://mini-site.louvre.fr/mantegna/index.html


Adoration Bergers

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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 08:30

Au lendemain de la première action d’envergure dans le paysage messin, il est temps de passer à un premier bilan de l’ère Gros, qui a vu venir avec elle le premier tour de force de la nouvelle équipe de communication de la mairie, emmenée par Fabio Purino.

Avec une stratégie tournée vers le mystère et un affichage - pour le moins massif - en trois parties, il avait été déclaré que la première édition de la Nuit Blanche à Metz devait faire figure de proue de l’arrivée de l’art contemporain dans la capitale de la Lorraine.

En effet, M. Purino étant lui-même un ancien pensionnaire de l’Ecole Supérieure d’Art de Metz Métropole, et un bon quart des activités présentées ce soir dans la ville étant également l’œuvre d’étudiants de l’ESAMM, la ville avait décidé de faire la part belle aux artistes et plasticiens messins et ceux issus de la grande région.

Alors, Metz se chercherait-elle des airs de grandeurs? Après Metz-Plage, le Centre Pompidou et autres manifestations, la Nuit Blanche était-elle une autre redite miniature calquée sur Paris?

A défaut de grande réponse, on peut d'ores et déjà dire que la Nuit Blanche fut un succès... partiel. Jusqu'à une certaine heure de la nuit tout du moins.

« Metz noir de monde » titrait le Républicain Lorrain ; mais il faut tout de

même préciser que passé une heure, le couvre-feu avait bien eu lieu Place d'Armes en tête, où tout avait déjà été démonté, y compris la cathédrale, retombée dans un sommeil de plomb, tous feux éteints.

 

Alors que retenir de cette nuit ?

Déjà, il n'a pas plu. Et ça, en octobre, en Lorraine, ça relève presque du miracle. Bon, rectification, il n'a presque pas plu…

Ensuite, il est vrai qu'il est plaisant de déambuler à Metz la nuit et de ne pas se sentir – pour une fois - trop seul. Même si tout cela reste grandement relatif...

Mais, pour une première organisée quelque peu dans la précipitation et malgré les bugs de certaines installations prévues, il y avait tout de même un certain niveau

recensé.

On retiendra notamment l'élan de la ville, qui pour le coup a fait fi des plaintes du voisinage et n'a pas hésité à transformer le chantier du centre Pompidou en « techno parade » urbaine, invitant pour l'occasion plusieurs vj’s et dj’s (Danger - Live Act + VJ (Ekler’o’shock - Lyon) jusqu’à 1h, puis The Micronauts - Live Act + VJ (Christophe Monnier, George Issakidis))installés sur une tour éphémère du collectif d’ar(t)chitectes « 3RS ».

L'ambiance était somme toute assez démente. Se retrouver ainsi au milieu d’un grand carrefour de circulation de l’agglomération, face à un chantier qui pourrait faire figure de ruines, rendait l’ambiance véritablement particulière et décalée et, il faut dire, assez plaisante.

Pour y arriver, il fallait pour cela traverser une installation de Lionel Hinnerblesse, pas en joie

avec son installation "géorythmiques" aux Galeries Lafayette, qui n'avait pu être terminée comme il le souhaitait.

Mais il faut avouer qu’il se rattrape bien avec sa vision du passage de l'amphithéâtre revisité, dantesque, détonnant et étonnant.

A coup de stroboscopes, on pouvait voir une vague blanche se précipiter de la gare vers le centre Pompidou sous un pont où déambulaient nonchalamment - l'alcool aidant - des groupes de jeunes ayant entendu – fait encore trop rare - de la musique à Metz passé 23h.

 

Mais la Nuit Blanche c'était aussi une visite du salon de l'Hôtel de Ville, avec des installations plus ou moins réussies et plus ou moins accessibles.

Mention d'ailleurs à Nicolas Muller, l'homme qui faisait apparaître les mots, intriguant dans sa semi-pénombre. Chapeau aussi à Nicolas Pinier, l'homme artifice, qui, bien que court et peu agité (sûrement pour des questions de sécurité) fut assez spectaculaire et réussi. Chapeau aussi à LemonPrince, performeuse invétérée le temps d’une vingtaine de minutes, déclenchant l’incompréhension du public en raison de son absence du programme officiel.

Un petit détour par le musée où le contemporain s'était invité au milieu des vingt siècles d'histoire de La Cour d'Or. Léger mais un peu trop éparse.

Le temps de filer sous quelques gouttes Place Saint Louis, pour découvrir le « café klatsch » à l'honneur ainsi qu’une ambiance bon enfant sur fond sonore électro.

Et, à l’instar des grands évènements de ce monde, Metz s'est offert le « Off » de sa Nuit Blanche dans un logement privé rue des Clercs, organisé par l’association l’« assolatelier » : des installations, des photos, des performances, sur le thème de l'internement psychiatrique. Un charmant vivier de créateurs, nimbé de lampes-led à l'éclairage diffus mais non moins agréable.

 

Alors quoi à présent?

Demander plus, revenir encore plus haut et encore plus fort l'année prochaine, avec une programmation encore plus éclectique, inhabituelle, mouvante et surtout tout au long de la nuit. Créer des évènements partout, tout le temps, et repartir avec le sentiment de ne pas avoir pu tout voir tellement il y en avait.

C'est là tout le mal que l'on peut souhaiter à la ville, qui est tout de même sur le bon chemin de la guérison.

 

Aux créatifs, à la jeunesse – et plus largement à tous ceux qui se sentent jeunes – ainsi qu’à tous les volontaires - désignés d'office - désireux de faire bouger une ville qui ne demande que ça, l’avenir est devant vous, devant nous. Alors fonçons !

 

RETROUVEZ TOUTES LES PHOTOS ICI

Ugo Schimizzi

Par MF - Publié dans : ART / EXPOSITION - Communauté : Evènementiels dans le Nord Est
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /2008 08:00










Photos: Ugo Schimizzi

Par MF - Publié dans : ART / EXPOSITION - Communauté : Evènementiels dans le Nord Est
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 01:00

En hommage au cent cinquantième anniversaire de la naissance de Victor Prouvé, peintre et directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Nancy de 1904 à 1940, la Ville de Nancy organise cet été une grande rétrospective à son effigie dans trois musées différents: le Musée des Beaux Arts, le Musée lorrain et le Musée de l’Ecole d’Arts. Plus de cent vingt quatre pièces illustrent le don absolument fabuleux de cet artiste complet aux multiples facettes aux Beaux-Arts, Place Stanislas, soit soixante et une peintures, cinquante deux dessins, aquarelles, pastels et estampes, quatorze sculptures.

Né en 1858 à Nancy, Victor Prouvé est issu d’une famille d’artisans d’art. Depuis toujours, cette jeune étoile n’a de cesse de progresser dans son violon d’Ingres : le dessin. Il suivra d’abord notamment les cours de l’Ecole de Dessin de Nancy et  intègrera ensuite la formation de l’Ecole des Beaux Arts de Paris. En parallèle, il perfectionnera ses techniques au sein de l’atelier Cabanel. Très tôt et très vite, il démontrera rapidement ses prodigieuses prédispositions pour la peinture, la sculpture, l’estampe, la gravure, l’orfèvrerie, sans attacher une importance plus capitale à l’une ou l’autre de ces activités. Rubens, Michel Ange ou Véronèse seront ses sources d’inspirations. Néanmoins, il s’empressera d’abandonner un certain académisme pour laisser la place à son propre style et composera nombre d’œuvres empreintes de symbolisme et d’allégories féminines (Vision d’automne 1899).

A travers la peinture de Victor Prouvé, plusieurs domaines de prédilection ressurgissent : la famille, l’engagement, le portrait, le paysage, l’Orient. Aussi, la thématique « La joie de vivre », réalisée au fusain et au pastel, demeure assurément sa principale marque de fabrique. Son art chante les louanges, les joies et la félicité familiale dans des portraits de son épouse ou de son fils, absolument touchants et troublants de vérité... En outre, ses sculptures témoignent de son amour et de son attendrissement envers sa progéniture : un regard quelque peu cocasse, un sourire espiègle, les premiers pas fragiles et maladroits de bébé en sont la quintessence même. On devine également ses liens très étroits avec Emile Friant ou la Famille Gallé, puisque l’on distingue plusieurs portraits du célèbre artiste verrier et de sa femme entourée de ses filles. Emile Friant, quant à lui, représente Victor Prouvé dans son sommeil profond ou à son travail dans son atelier. Friant fait l’objet à son tour de plusieurs gravures. Aux côtés de ces personnalités, de nombreux portraits d’amis ou mécènes de Prouvé se succèdent.

 

Prouvé est à l’origine de nombreux médaillons peints à l’Hôtel de la Ville de Nancy, dans lesquels sont relatés les différents cycles de la vie. La mairie d’Issy les Moulineaux peut également se targuer du passage de cet éminent créateur puisque ce fameux seigneur de l’Art Déco ornera l’escalier et la salle des fêtes de panneaux décoratifs.

Victor Prouvé fait ainsi partie des personnalités phares, avec Emile Friant et Emile Gallé, du début des années 1900 sur le plan artistique. En effet, grâce au talent incontesté de ces trois maîtres, les Beaux-Arts retrouvent un bain de jouvence : l’Art Nouveau et l’Art Déco deviennent la référence vers la fin du dix-neuvième siècle et le début du vingtième. Un nouveau courant artistique est né et maintient encore aujourd’hui la réputation de Nancy dans ce domaine.

Une exposition à ne rater sous aucun prétexte !

(Plus d’infos http://www.nancy.fr/loisirs/expositions/html/expositions_MBA.php )

 

Sandra Wagner

Par MF - Publié dans : ART / EXPOSITION
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 09:50


www.epidermiq.com

C'est quoi EPIDERMIQ'? C'est un site qui a pour vocation de publier des réalisations artistiques, dans une optique d'échange et de partage. De créer un melting-pot, en somme.
EPIDERMIQ', c'est aussi un forum où tout le monde peut poster son oeuvre, ses avis, ses coups de gueule et de coeur, à propos de multiples sujets en rapport aussi bien avec la BD que la musique, en passant par la création audio et vidéo, le cinéma, les bouquins ou encore la photo.
Alors n'hésitez plus, rendez-vous vite sur ce site vraiment sympa, tenu d'une main de maître par Guigui, que nous saluons au passage.

Par MF - Publié dans : ART / EXPOSITION
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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 09:30

Alain Tang a crée cette performances le Samedi 23 Décembre 2006 « Alain Tang performances » : aux loges (Restaurant + Club  Tél. : 03 87 37 80 28 ).

 

…A la rencontre visuelle des différentes performances et mises en scène imaginées par l’artiste « sur-créatif » à l’énergie si particulière : peintures live, Musique impros., lectures, danse nue + peinture sur corps Etc... (+  sur l’artiste Ici  ).   

 

 

               "Ne tremble pas photographe, ça va bien se passer"

 

 

 

           Le Maître de Cérémonie est dans la place.   

 

 

 

 

 

         Le  M.C En bleu…  

 

 

 

 

 

          Alain fait la déco….   

 

 

 

 

 

             Alain crée le concept révolutionnaire  de table / sot à champagne !

 

 

 

           ….Lumineuse idée !  

 

 

 

 

 

 

             Fait également table, avec assortiment d’apéro-suchis lounge ? et cocktails maison lumineux.… 

 

 

 

 

            Le photographe a mérité un dessert et une coupe!

 

 

            Arrête mes parents savent que je suis là !

 

 

            Arrêeete !

 

 

             A  V.I.P. in the dark … 

 

 

 

 

 

 

                        Fabien, le DJ résident est dans la place.

 

 

                  Au premier plan le compositeur-chanteur Thomas Roediger (www.airtist.com/roediger) devenu pour l’occasion lecture d’un teste inspiré par le tableau d’Alain Tang (voir ci-dessous).  Au second plan la déco permanente installée aux Loges avec 2 tableaux monumentaux par Alain Tang … 

 

                          Tableau réalisé en direct, tout au long de la soirée  …Les bandes claires (collées) ont étées retirées à la toute fin de cette réalisation : effet visuel et applaudissements garantis…

 

                      Alain on t’aime !

 

 

             Nous aussi !

 

 

 

                       Moi encore plus !

 

 

 

 

            Changement d’ambiance … What happen’s now ?

 

 

            Changement d’ambiance lumineuse , installation de Alain Tang vue d’en haut de sulpture 3D faite de ballon sur une Joconde « Tangienne ».

 

 

                       Stéphanie Noêlle, modèle de talent a accepté l’invitation d’Alain

Peinture sur un corps par Hassen Touati

 

 

Stéphanie Noêlle : particulièrement douèe  pour se mouvoir en harmonie et poser avec talent.

 

 

              Slow …sur musique lounge.

 

               Après cette danse improvisée sur une musique lounge.

 

               Retour dans les loges .... 

 

                             Au premier plan : maquillage par Phung, la soeur d'Alain + Performance improvisée au Basson + DJ Lounge 

 

 

               Streap-dansce By Amanda pour clôturer la performance …

 

 

               Alain est déjà en train d’imaginer la performance à venir …See you soon !

 

 

Par Gus - Publié dans : ART / EXPOSITION
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