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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:05

Retour donc sur le concert de Philippe Katerine qui était la semaine passée au 112 à Terville.

Retrouvez le début de cet article sur Eddy La Gooyatsch ICI

 

Après cette petite pause technique qui aura permis à certains de se désaltérer au bar, à d’autres de se ruer sur les albums d’Eddy La Gooyatsh et aux derniers restants de prendre les places des premiers, les lumières s’éteignent une nouvelle fois. Les musiciens prennent place alors que cinq ombres apparaissent sur l’écran tendu au milieu de l’estrade, derrière la batterie.

 

Eclairée par l’arrière, on reconnaît sans mal la silhouette de Katerine qui déclenche immédiatement un tonnerre d’applaudissements et de hurlements. Entouré de quatre demoiselles - ses danseuses et choristes - Philippe Katerine attaque le premier morceau de la soirée : Je m’éloigne d’autant que je m’approche. Un murmure s’élève de la foule qui déjà accompagne l’artiste.

 

L'écran se replie et laisse enfin apparaître Katerine et ses danseuses. Des danseuses tout à fait charmantes et pourtant loin des clichés habituels. Ici pas de mannequin filiforme, pas de beauté artificielle sublimée par les médias. Des jeunes filles normales. Comme on pourrait en croiser n'importe où et les aborder sans peur. On sent la volonté de Katerine de nous montrer qu'il existe une différence entre perfection et beauté et qu'une femme "normale" peut-être aussi attirante qu'une de ces créatures de rêves que l'on voit dans les films. Tout est dans le charme !

 

Mais revenons-en à Katerine. Kilt, veste de survêt’ ultra kitsch, chaussettes montantes roses sans chaussures et, petite touche finale, une barrette sertie d’une fleur tropicale d’un rose éclatant pour maintenir en place la seule mèche de cheveux un tant soit-peu coiffée. Tel est l’accoutrement de l’énergumène qui, rien que par son apparence et son regard espiègle, nous annonce une soirée mémorable.

 

Bla bla bla, second extrait de son dernier album, sobrement intitulé « Philippe Katerine » démarrera sous une explosion de lumière, nous permettant d’admirer les tenues toutes plus loufoques les unes que les autres des musiciens. Du bassiste avec un bandeau façon « Karaté Kid » sur la tête, au batteur et sa veste de cuir, en passant par le guitariste en mini short en jean, tout semble laissé au hasard, bien que ce ne soit, évidemment, pas le cas.

 

Le show continue, les titres s’enchainent, essentiellement tirés du dernier album et le public en redemande. Katerine ne tient tout simplement pas en place. Il marche, court, danse, vient vers le public, monte sur le caisson de basse juste devant moi avant de repartir sur l’estrade en fond de scène. Rien ne semble pouvoir arrêter le chanteur qui se laisse aller à quelques instants loin de son personnage, communiquant plus simplement avec son public.

 

Un public d’une très grande qualité d’ailleurs. Réactif, agréable, courtois… Et pourtant complètement fou. Tous connaissent sur le bout des doigts les paroles de celui qu’ils vénèrent – ce n’est peut-être pas la totalité du public, mais pour quelques-uns c’est un fait avéré ! - et n’hésitent pas à lancer des « Katerine, je t’aime ! » ou encore des « Je veux ta moustache ! » à tout va. Un public déjà chaud après la découverte d’Eddy, qui est maintenant bouillant alors que leur idole, en plein milieu de Ma Banane, tombera la veste et le kilt, arborant à présent un débardeur - visiblement pour femme - sur lequel on peut voir des bananes et un boxer imitant un jean. La foule est en transe et en demande toujours plus.

 

Et je dois bien avouer que je les comprends. N’étant pas moi-même un grand fan de Katerine, c’est plus par curiosité que je voulais assister à ce concert et c’est avec réserve que je m’y suis rendu. Connaissant le personnage, j’avais un peu peur que le côté narcissique et imbu de lui-même de Mister Katerine ne prenne trop le pas sur l’humanité et la générosité du Dr Philippe. Et ce fut avec plaisir que je découvris qu’il n’en était rien. Sitôt la musique lancée, la fougue de Katerine était libérée, complètement incontrôlable, et lorsque le silence revenait (sur scène du moins), c’était Philippe, presque timide parfois, qui s’adressait au public.

 

Mais finalement, après près de deux heures de show, c’est sur l’ultra célèbre Louxor J’adore que Katerine tirera sa révérence, acclamé par ses fans, les anciens comme les nouveaux, laissant derrière lui le souvenir d’une prestation réussie, pleine d’humour, de musique et de fantaisie. A très bientôt on l’espère !

 

 

Article : Dom' Panetta

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