12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 12:18

« Fortapàsc » est malheureusement une histoire vraie : l’histoire de Giancarlo Sani, mort à 26ans, jusqu’à aujourd’hui le seul journaliste tué par la Camorra, mafia italienne de la région de Naples.

 


Alternant entre l’évolution rapide et efficace du jeune Giancarlo en tant que pigiste dans un petit canard de Torre Annunziata, proche de Naples, et ses déboires amoureux, le film avance à un train agréable.

La réalisation est précise, prenant bien soin de laisser apprécier toute la dimension des protagonistes, non sans de légères pointes d’humour bienvenues. Sans mise en scène à œillades et grands renforts de complots, Marco Risi s’applique à rendre une copie propre et claire, comme son héros. Rapidement, on peut se rendre compte que l’aspirant journaliste ne cherche pas tant le scoop qu’à laisser éclater ce qui dérange. La vérité comme la question de l’information ressortent ici avec tout le courage et la détermination qui leurs sont liés.

Le film ne tombe jamais dans le cliché rebattu par les nombreux films traitant de la mafia italienne, et la réalisation efficace tient bien en haleine le spectateur tout du long. Les nombreuses ramifications et liaisons entre les différents personnages explicitent bien les complots auquel le spectateur prend part, tantôt en tant que maffioso initié, tantôt aux côtés de Giancarlo, à la recherche de la vérité.

Toujours souriant, accusant, traquant et recoupant ses sources d’informations, Giancarlo apparaît comme un journaliste d’investigation inexpérimenté, mais pourtant détenteur de la solution. Apprenant sur le terrain de ses erreurs, profitant de passe-droits pour recueillir des indications uniques, il nous transporte dans son monde avec envie, et nous laisse entrevoir son état d’esprit. Ainsi, on se prend facilement au jeu, et on comprend bien les motivations qui l’animent, alors qu’éclot en notre for intérieur l’envie de le pousser plus loin, bien que chacun connaisse la fin tragique du film.

 

 

A bord de sa Méhari, sillonnant la nuit, accompagné de la radio distillant ses mélodies, Giancarlo contemple la nuit une dernière fois, effrayante et attirante, avant que la justice qu’il réfute ne s’abatte sur lui.

Le 23 septembre 1985, Giancarlo Sani est abattu par les membres de la Camorra. La justice, celle en laquelle il croyait et qu’il voulait faire respecter, mettra 12 ans avant de trouver et de punir les coupables.

Le film est finalement l’allégorie du personnage qu’il présente, entre le documentaire et la fiction. La réalisation de Marco Risi trouve aisément sa place dans la classe des films archives, utiles et même indispensables. Pour ne pas oublier…

 

 

Ugo Schimizzi

 

 

plus d'infos sur le festival de Villerupt :

www.festival-villerupt.com

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