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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:43

Du rock’n’roll. Voilà la promesse de cette soirée à l’Autre Canal, dans le cadre de la 36ème édition des Nancy Jazz Pulsations, éclectique, comme le nom l’indique.

Et la soirée commence fort et bien en la présence d’ Alex Corton & les Tanasses. Agité, motivé, gueulard et actif, ainsi pourrait être caractérisé Alex Corton. Chanteur de son état, harangueur de foules également, il envoie blague sur blague, lançant à 300 à l’heure une soirée explosive. Goulek, le batteur des Weepers Circus, nous fait même l’honneur de sa présence sur le dernier quart d’heure du concert. Le son est bon, les lumières sont vraiment étourdissantes, la soirée s’annonce chaude.

 

 


Après à peine 20 minutes de changement de plateau, les décibels perforent à nouveau les tympans et The Craftmen Club annonce la couleur. Dans la formation la plus classique basse-batterie-guitare, ce dernier chantant également, pas de chichi ni de compromis. Ce soir c’est rock’n’roll, débordant même sur le punk. Ca court, ça bouge, ça hurle, les powers accords résonnent et font mal aux oreilles. Pas de doute, on a complètement changé d’ambiance ce soir, et l’Autre Canal vibre et tonne bien comme il faut. On pose, les prouesses techniques s’enchaînent, et déjà la lumière s’éteint, dans l’attente du monstre de la soirée.

 

 

C’est avec un peu de retard que Parabellum entre sur scène, devant une salle comble. Même après 25 ans, l’émotion semble toujours grande pour ces vieux routiers du rock à la française. La voix graveleuse, les accords lourds, deux générations se mélangent dans le groupe. D’un côté, les éternels : Schultz, le chanteur et Sven, le guitariste. De l’autre, les jeunots, dix ans d’ancienneté à peine dans la maison, Xa à la batterie et Stef’ à la basse. Aussitôt, la frénésie s’empare du public, ça pogote, ça se jette joyeusement les uns sur les autres et contre les barrières, ça crie et ça secoue la tête. Parabellum se rapproche autant du punk que du rock, binaire dans le son mais pas dans les paroles.






Toutes leurs revendications sentent le vécu, l’alcool et la sueur. Des conflits au mépris, des revendications sociales aux guerres, Parabellum veut se faire entendre. Et il y parviendra. Avec le sourire, l’énergie des vieux briscards contents d’eux, ils assènent le public de titres phares comme tant qu’il y aura des ouats, leur reprise d’Amsterdam de Brel, et, évidement, leur célébrissime Cayenne. Hymne de plusieurs générations, l’intro est un supplice avant que ne commencent les paroles, lançant la foule endiablée sur quelques minutes d’un bonheur pur. Tout le monde chante, le refrain mort aux vaches, mort aux condés est libérateur et exorcise la colère de tous. Le décor, minimaliste, laisse place à un jeu de lumières vraiment réussi, et encore une fois, un énorme bravo à la technique et à l’Autre Canal. Parabellum enchaîne les rappels, et c’est visiblement émus qu’ils quittent la scène, démontrant ainsi qu’il y a bien un cœur au fond de chaque punk, aussi aguerri soit-il ! Et c’est tant mieux…

 

 

 

 

Le dernier concert commence aux alentours d’ 1h du matin. Et, bien loin de laisser retomber l’ambiance, The Washington Dead Cats profite d’une salle toujours bien garnie pour y mettre le feu. Le groupe possède assurément la formation la plus étoffée de la soirée, venu avec sa section de cuivres. Les Parisiens, emmenés par Mat Firehair leur chanteur, gâtent le public de chansons rythmées et recherchées, ponctuant les morceaux de parts d’humour bien senties. Leur frontman, déchaîné, n’en finit plus de sauter aux quatre coins de la salle et chacun des autres musiciens s’occupent des chœurs à merveille. Naviguant entre des sonorités type vieux rock’n’roll et punk-rock de cabaret, le groupe est visuellement très sympa, jouant son rôle de dead cat à fond, invitant également sur quelques morceaux une performeuse légèrement vêtue, armée de cotillons et de feux d’artifices à main.

 

 

 

 

 

Une soirée qui se conclut sur les coups de 2h du matin, au milieu d’une foule fatiguée mais heureuse, en sueur, contente de cette nuit très rock’n’roll !

Encore un bon point dans la programmation des Nancy Jazz Pulsations !

 

Parabellum :

 

 

 

 

 

 

The Washington Dead Cats :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

crédits photos : Ugo Schimizzi

 

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