Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 14:58

Concert > Chanson Française (Publié le 9 Avril 2009).


Depuis plus de quatorze ans maintenant, les quatre frères et soeurs de la famille Burguière parcourent le monde avec leurs chansons, poursuivis par une horde de fans. Écumant les salles de la France entière, sortant des albums salués tant par leur quantité que par leur qualité, Les Ogres de Barback se sont imposés comme des mélomanes aimés, adulés et plébiscités, trônant au Panthéon de la chanson française.



Voilà deux ans maintenant que cette tournée a vu le jour. Après plus de 150 dates dans un décor magique tout en jeu d'ombres et de lumières, Les Ogres de Barback voulaient finir ce nouveau bout de chemin en beauté. Ainsi la vingtaine de dates clôturant cette tournée, furent marquées par une mise en scène plus poussée et la reprises de chansons peu entendues jusqu'alors.
C'est dans un Zénith bien garni que les quatre virtuoses avaient choisi de faire leur grand retour à Paris, l'une des dernières dates de cette tournée. Dès 19h, soit une heure avant le concert, la salle est déjà envahie par un public éclectique, investissant les bancs ou s'asseyant à même le sol dans la fosse, quand apparut soudain la première surprise de la soirée : une troupe de Roms de tous âges, sortie des coulisses, chantant, dansant et jouant de la musique vint s'installer en plein milieu de la salle et commença « son » concert. Le public, hagard dans les premiers instants, ne tarda pas à donner du rythme à leurs morceaux déjà très enjoués en dansant et tapant dans les mains. Au milieu de la foule, incognito, Sam et sa sœur Alice vinrent se mêler aux spectateurs, appréciant le spectacle.
 
Peu après 20h, la première partie Le petit dernier, composée d'un percussionniste et de Timike, guitariste aux dreadlocks interminables fait son entrée, mettant un peu plus d'ambiance dans la salle parisienne impatiente.
C'est en un temps record que la scène des Ogres fut installée. Le décor, composé des nombreux instruments de chacun des musiciens, minimaliste tout en étant d'une beauté impressionnante par l'habileté des spots et jeux de lumière, aura pour vocation de s'amenuiser tout au long de la soirée pour finir dans son plus simple apparat : une scène d'un noir d'encre, peuplée de quatre âmes mélomanes.

Les vivas et les cris hystériques accueillirent les musiciens, ne boudant pas leur plaisir.
Non content de présenter leur habituelle famille en jouant des titres comme Grand-mère, Jésus ou en invitant leur petit frère de 14 ans à peine à venir faire un tour de piste à la batterie, les Ogres fêtaient également l'anniversaire des femmes du groupe, les jumelle Alice et Mathilde.
Déchaîné, ravi d'être à « Cergy » comme Fredo s'est plu à le rappeler tout au long de la soirée, à la recherche des copains et des souvenirs, le groupe joua sans retenue pendant près de 3h. Ils alternèrent des compositions de leur dernier album comme Et oui ! ou encore Contes, vents et marées et d'autres plus anciennes comme Il ne restera rien.
Concentrés, sérieux et tout à leur affaire, ils ne manquèrent pas pour autant l'occasion de faire la fête, rigolant, chantant, en parfait accord avec le public, le tout sur un fond de revendications sociales évident et bienvenu.
C'est avec de nombreux invités et des hommages appuyés à tous les peuples du monde, et notamment aux Roms dont c'était « la journée » hier, que Les Ogres de Barback affirmèrent leur soutien à tous les nomades et voyageurs du monde, sans-papiers pourchassés et communautés décimées.
Il est des leçons qu'il est bon de rappeler, même face à un public conquis à ses idées. Les clichés ont la vie dure et la difficulté de trouver refuge dans notre pays n'est malheureusement pas qu'une chimère.
A peine eurent-ils le temps de disparaître quelques instants que, acclamée par la foule entamant une bronca de tous les diables, ils revinrent pour les rappels.
Entre un passage très dub et un medley de nombreuses chansons, dont un petit hommage à Tous les hommes que j'aime de la Rue Kétanou, ils enchaînèrent leur traditionnel Salut à  toi, composé à l'origine par les Béruriers Noirs, aussitôt repris en choeur par tous le public. Le tout suivi du non moins traditionnel mais plus personnel Salut à Vous, véritable ode à la Femme, qui leur tient tant à coeur, mère de tous les peuples, pour qui le respect ne devrait pas avoir de limites.
Après un nouveau set de quelques chansons, ils s'enfuirent à nouveau, laissant une scène déserte dans une noirceur fantasmagorique, pour revenir jouer un couple de chanson en acoustique, dont l'intemporelle Rue de Paname, entonnée par toute la foule, ivre de joie. S'effaçant petit à petit dans la pénombre, laissant le public finir cette promenade musicale, ils firent leur dernière apparition en compagnie de leur marionnette pour une ultime chanson, avant d'offrir leur gâteau d'anniversaire à leurs musiciennes de soeurs.
C'est ainsi que sur les coups de minuit, repartant avec leurs rêves et leurs instruments à l'image d'un conte qui s'estompe peu à peu, Les Ogres de Barback laissèrent tout un chacun à leurs espoirs et à leurs frais souvenirs, s'envolant pour leurs deux dernières dates, à Lille et à Ludres.



Avec force et douceur, comme il sait si bien le faire, le groupe sut faire passer ses messages avec vigueur, au travers de mélodies entêtantes, aux côtés de nombreux artistes et amis, parmi lesquels : Pierre Perret, la fanfare du Belgistan ou encore Origine Contrôlée.
Les Ogres de Barback, en plus de proposer un concert dont le prix est inférieur à 30 euros, se sont permis d'offrir le dvd du concert enregistré à l'Olympia l'an dernier à tous les spectateurs de la tournée « Fin de Chantier ».
Ainsi, avec près de 15 ans d'existence, faisant montre d'un succès toujours grandissant, Les Ogres de Barback ont su prouver que bien plus que l'argent et la gloire, c'est l'amitié, la fidélité et l'entraide qui sont et restent les grandes valeurs de cette famille aux multiples visages.
Face à une telle gentillesse, tant de talents, et afin de ponctuer une soirée magique, je me permettrais simplement de reprendre les mots de Fredo : « MONSTRUEUX !»




Un grand merci donc à ce groupe d'exception autoproduit et un petit au revoir, en espérant très vite les retrouver, les musiciens ayant au passage annoncé le retour de Pitt'ocha pour l'automne prochain.
Un très grand merci également à Julien, responsable de leur label, Irfan.

Ugo Schimizzi


Prochaines dates de la tournée "Fin de Chantier":

09 avril 2009 avec la Fanfare du Belgistan
10 avril 2009 avec Semtazone


Retrouvez toutes les photos dans la galerie du concert : ICI
crédits photos : Ugo Schimizzi


Par Gus - Publié dans : CONCERTS / FESTIVALS : PHOTOS / ARTICLES - Communauté : webzine musical
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Partenaires Principaux

imagethionville.jpg






www.thionville.com
 
 Site non officiel de Thionville et de son agglomération  : Pratique et complet ! Tout sur Thionville


------------------------------------------------------

archemist.jpg

http://www.theartchemists.com
: Générateurs d'Etincelles Culturelles


-------------------------------------------------------

louvreuse-compress.jpg







http://louvreuse.net
 : Le site des passionnés de cinémaEn savoir+.


--------------------------------------------------------
Referencement Google

 

-Angelo Newsletter : Les meilleurs spectacles sur Nancy  -100% inspiré ! - 
 ( Contact angelo  )

 

Voir les autres partenaires Ici

 

 

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés