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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 22:25

Ainsi se referme cette 31 ème édition du festival de Villerupt, qui a une nouvelle fois fait la part belle aux réalisateurs italiens.

Sur le thème « Maestro... musica, les cinéastes italiens et la musique », se sont succédés, pendant cette grande quinzaine automnale, chef-d’œuvres et reliques du passé venus croiser le fer avec des premières ou deuxièmes œuvres de réalisateurs contemporains. Parmi eux, des exclusivité, telles  Il Divo de Paolo Sorrentino, récemment récompensé à Cannes, Caos Calmo d'Antonello Grimaldi, ou encore Il papà di Giovanna' de Pupi Avati..., mais aussi de vraies perles, de part leur intensité, leur dévouement à faire éclater des vérités ignorées, ou tout simplement de part leur volonté d’être un bon film (retrouvez les critiques de La Terramadre et de Biutiful Cauntri ).

 

Attirant chaque année pas moins de 40 000 personnes, Villerupt se veut vraiment comme la terre des immigrés vert-blanc-rouge, amoureux de leur patrie et des mélodies de la langue, mais se révèle surtout fort d’une culture qui ne s’essouffle pas, alors que tout autour, ce sont les machines de feu et d’acier qui se sont tues, affaiblies par le temps.

Au milieu des gris baraquement de cette cité minière et sidérurgique, l’ambiance semble quelque peu intemporelle lorsque l’on y pose le pied pour la première fois. Sur la façade de l’hôtel de ville s’affichent en grand les couleurs de la 31ème édition.

Quelques guirlandes et lumières éparses tentent de donner un peu de baume au cœur aux arrivants, tandis qu’à l’intérieur, se presse déjà une foule conséquente, répartie entre la salle des fêtes -rebaptisée à l’occasion  « cinéma »- et le bar.

 

De la restauration à la billetterie, toute une troupe de bénévoles s’affaire. Suppléants omniprésents de l’équipe du festival, ils prennent leurs rôles à cœur, afin que chacun passe le plus agréable des séjours.  Et contrairement à ce que cette petite ville pourrait laisser paraître, rien n’est laissé au hasard ; le festival de Villerupt est en effet une machinerie complexe, savamment orchestrée.

Les séances se partagent sur une demi-douzaine de lieux entre Villerupt et Audun-le-Tiche, sans compter les nombreuses décentralisations. A Metz, Nancy, Faulquemont ou encore Esch-sur-Alzette, le grand Est vibre aux couleurs de l’Italie.

Et, en dehors du froid, tout est fait dans les règles de l’art, proposant ainsi une fringante copie de sa collègue sudiste. Cannes n’a qu’à bien se tenir !

 

Outre les figures de proue du cinéma passé (La Strada, Farinelli, La Vita e Bella), ce ne sont pas moins de vingt-cinq films qui sont en compétition cette année. Quatre jurys différents ont pour mission de les départager : l’amilcar jury cinéma, l’amilcar jury presse, l’amilcar jury jeune et l’amilcar du public.

Cette année, le grand gagnant du festival est le film Mar Nero de Federico Bondi. Il remporte deux trophées – jury cinéma et jury jeune. Viennent compléter le podium, les films Pranzo di Ferragosto de Gianni Di Gregorio, encensé par la presse, et Amore, bugie e calcetto de Luca Lucini, prix du public (critique du film ICI).

 

Apparemment, le public apprécie beaucoup la sélection, et c’est bien souvent la course pour avoir sa place dans l’ une des salles de Villerupt, dont la capacité –hôtel de ville mis à part – est inférieure à une centaine de places. La moyenne d’âge dénote l’absence de la jeunesse, et c’est bien regrettable, compte tenu de la qualité des films présentés… Ce qui n’empêche pas l’ambiance d’être très agréable, et souvent, des discussions s’amorcent entre voisins de file d’attente à propos des films vus, de ceux à voir, aussi bien en français qu’en italien.

 

Seul bémol à toute cette effervescence du 7ème art, une rumeur malheureuse :

en effet, il semblerait que les subventions pourraient manquer et ainsi pénaliser la tenue de la prochaine édition du festival.

La présence du Cinébus – camion géant réaménagé en salle de cinéma original et au cachet indéniable – pourrait donc être remise en question. Mais il est à parier – et à souhaiter – que l’organisation saura faire face à ces « menus » désagréments, pour nous offrir une nouvelle fois, un festival d’exception !

 

Ugo Schimizzi

 

 

Quelques photos supplémentaires (signées Juliette Delvienne):

 

 

 

 

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