A moins de 4 mois du lancement du Festival Léz'Arts Scéniques (J-105 indique le compteur sur leur site internet), qui célebrera en musique le 14 juillet hexagonal, c'est à minuit pile que vient d'être révélée l'affiche et la totalité de la programmation.
La longue liste avait été distillée à raison d'un groupe par jour sur Facebook par le groupe du festival : "Festival Léz'Arts
Scéniques (Officiel)" et laisse présager une excellente 10ème édition de la part de nos voisins alsaciens.
Pour rappel, le festival se déroulera les 14/15/16 juillet prochain sur le domaine de Sélestat - Tanzmatten.
Avec 17 000 spectateurs, le festival Léz'arts Scéniques fait parti des festivals de l'Est qui comptent, en compagnie du lorrain le Jardin du Michel.
Porté par l'Association Zone51, le festival fait office de véritable machine de guerre, vecteur économique et de dynamisme, en employant près de 70 intermittents du spectacle et 250 bénévoles.
Le visuel de la 10ème édition :

MAJ 04 mai 2011 :
La déferlante de noms ne s'arrête plus pour cette 10ème édition, rajoutez donc :
Public Enemy
Death Angel
Miyavi
Nashville Pussy
Du Hip Hop, du trash Metal, du Visual Key et du bon Rock, Léz'arts scéniques ne pouvait proposer plus éclectique !
LES NOUVEAUX NOMS :
SUM 41 – Canada / Punk Rock
CRADLE OF FILTH – Angleterre / Black Metal Symphonique
AKHENATON & FAF LARAGE – France / Rap
ISRAEL VIBRATION – Jamaïque / Reggae
PENNYWISE – USA / Punk Rock
DAGOBA – France / Power Metal
Puissance et grands noms encore, qui sauront ravir tous les publics.
Le retour de Sum 41 après un changement de line up et un retour à un son proche de leurs origines.
Les éternels Cradle Of Filth adulés ou destés, en compagnie des français de Dagoba qui décidement remplissent salles et festivals.
Egalement Israel Vibration, excellent groupe sur les scènes depuis plus d'une décennie, présents en décembre dernier à Nancy à l'Autre Canal pour le
festival hiver du Jardin du Michel.
Retour également sur les dernières annonces :
Programmation 2011 :
Jeudi 14 juillet : Helloween - Arch Enemy - Epica - Spiritual Beggars - Madball - Korpiklaani - Grand Magus - Andreas & Nicolas
Vendredi 15 juillet : The Dubliners - Shaka Ponk - La Phaze - Punish Yourself - Ez3kiel vs Hint - The Subways - The Jim Jones Revue - Les Sales Majestés - The Hillbilly Moon
Explosion
Samedi 16 juillet : Grand Corps Malade - Neurosis - Massilia Sound System - Assassin- Tokyo Ska Paradise Orchestra - The Young Gods - Didier Super
L'affiche du Jeudi est venu se renforcer en groupes à forte notoriété dans le monde du Metal, avec les Hollandais de
Epica, emmenés par la charmante Simone Simons, les joyeux autant qu'assoifés membres de Korpiklaani qui mettront assurément le feu à la soirée.
Le vendredi, les infatigables Shaka Ponk seront accompgnés lors d'une soirée qui s'annonce simplement folle, des allumés fluos de Punish Yourself, hystériques et
impressionants sur scène.
Question punk français, on retrouve les excellents Sales Majestés, qui étaient passés on s'en souvient il y a quelques mois en Lorraine, et avait laissé un grand
souvenir aux Trinitaires de Metz.
Le samedi s'entiche d'un groupe purement ska, les Tokyo Ska Paradise Orchestra.
Le résumé en affiche :

Naturellement, il ne nous reste plus qu'à vous conseiller de prendre vos places, ce festival risque
de faire vibrer très fort tout l'Est de la France !
Infos et réservations sur :
http://www.lezartssceniques.com/
Pour la première fois en France, le Canadian Day a eu lieu à Paris ce mercredi 29 juin, dans la joie et l’allégresse s’il est possible d’emprunter la formule à nos voisins outre atlantique des Cowboys Fringants. Organisé par The Canadian Independant Music Association et soutenu par l’Ambassade du Canada à Paris, les provinces de Québec et de l’Ontario et la Maroquinerie qui accueillait l’évènement, le Canadian Day était l’occasion de fêter le Canada en musique.
Trois groupes étaient donc réunis pour l’occasion, en l’occurrence Jimmy Hunt, Blue Rodeo et
Karkwa.
Jimmy Hunt lança la soirée devant un public assis, déjà plutôt fourni, le québécois s’armant de sa guitare et son
harmonica, son courage en bandoulière, jouant pour la première fois à Paris (dans une salle, le reste était en appartement. Anyway, c’est une autre histoire !).
Plutôt habitué aux groupes de rock, pour des raisons de budget (et d’humour), Jimmy Hunt se présenta à nous seul et dépouillé de ses partenaires, tenant toutefois très bien la barque. La voix
posée, le regard malicieux, l’homme offrit 45 minutes intenses, d’une musique folk douce et travaillée, accompagnant des textes simples mais entêtants, ponctuant chaque chanson d’un humour bien
senti et d’une pointe de timidité.
Blue Rodeo s’installa sur scène vers 20h30, envahissant l’espace d’instruments à cordes, multipliant la diversité des
sonorités. Guitare, basse mais aussi mandoline et un instrument non identifié, composé de cordes, se jouant à l’horizontal. Une batterie, deux claviers, le groupe se déploya fastueusement et se
régala. De notre côté, c’est pleine route vers la musique folk. La salle était pleine, tout le monde debout et Paris découvrit - ou redécouvrit pour une minorité - Blue Rodéo, un groupe à la
carrière longue de près de 30 ans, ayant vendu pas moins de 500 000 d’un de leurs albums. Un phénomène outre atlantique malheureusement très peu connu dans nos contrées.
Dédoublant leurs entrées vocales, le groupe peut se targuer d’une carrière d’exception et de transporter la salle remplie comme un œuf vers le concert suivant à une vitesse et avec une facilité
ahurissante.
C’est donc sous les vivats de la foule que Karkwa entra en scène vers 21h30, respectant un timing millimétré, le duo
synthé/basse prenant part d’un côté de la scène, l’autre étant envahit par les deux batteurs-percussionnistes, le frontman du groupe s’adjugeant avec sa guitare et son micro le centre de la
petite scène de la Maroquinerie.
Présenté comme LE groupe de rock alternatif québécois de 2010 – me faisant tiquer au passage en pensant aux cowboys – Karkwa parcours
les ondes musicales depuis 13 ans déjà. Quatre albums au compteur, le dernier en date intitulé Le Volume du Vent sorti l’an passé ayant été enregistré non loin de Paris – en compagnie
d’un « sti de coq à marde » parait-il.
Volume sonore énorme, prestation scénique rythmée avec les deux batteurs et le chanteur vivant, regards complices entre les membres, Karkwa rayonna de mille feux sur toute la soirée, les
animosités entre la belle province et son pays étant alors effacées pour la soirée.
Une très belle première, pour une fête qui gagnera à être réorganisée et agrémentée d’un peu plus de folklore et de décor canadien. Gageons que la seconde édition ira dans ce sens, ajoutant à la dimension musicale, quelques bonnes idées gustatives et visuelles !
Article et photos : Ugo Schimizzi
Plus d'informations sur le Canadian Day :
http://www.canadianblast.com/
Plus d'informations sur Karkwa :
http://www.karkwa.com
Plus d'informations sur Blue Rodeo :
http://www.bluerodeo.com
Plus d'informations sur Jimmy Hunt :
Photos de Karkwa :
Photos de Blue Rodeo :
Photos de Jimmy Hunt :
Débarqués sur la scène post-hardcore en 2006, leur single Situations a rapidement permis à Escape the Fate de se faire une place au milieu de la centaines de groupes florissants dans ce milieu depuis quelques années. Actuellement en tournée mondiale pour la promotion de leur 3eme album “Escape The Fate”, les quatre de Las Vegas nous ont fait l’honneur d’un arrêt a Luxembourg-Ville. C’était le 07 juin dernier et nous y étions pour vous.
En ce mardi soir de juin, sous une chaleur étouffante et un ciel plutôt nuageux, je m’apprête a assister a mon premier concert d’Escape The Fate. Accompagné depuis deux albums par leur nouveau chanteur, Craig Mabbitt (Ronnie Radke ayant quitté le groupe sous le coup d’une décision de justice suite a sa participation a une bagarre ayant causée la mort d’un jeune homme), c’est avec cette nouvelle configuration que le groupe se produit ce soir.
Arrivé relativement tôt devant L’Atelier, un peu trop même, j’entame ma longue attente. L’ouverture des portes, ici, ne se fait jamais avant 20h00 et le ciel menaçant inquiète déjà les quelques fans arrivés avant moi. La popularité du post-hardcore auprès des jeunes est ici plus que confirmée. La vingtaine de personnes présentes devant moi totalise une moyenne d’âge d’environ 15 ans. Les plus vieux arriveront bien plus tard, indifférents à leur positionnement dans une salle où, quoi qu’il arrive, on est proche de la scène.
20h00, les premiers arrivés pénètrent dans la salle tandis que les premières gouttes viennent s’écraser sur les retardataires. L’attente a été longue, certes, mais agrémentée par les passages fréquents des membres du groupe, n’hésitant pas à s’arrêter pour signer quelques autographes ou prendre quelques photos avec leurs fans.
20h30. Les lumières s’éteignent et les membres du groupe de première partie investissent la scène. Le groupe, d’origine allemande, proposant un style musical relativement proche de celui d’Escape The Fate, chauffera les planches et le public pendant une petite demi-heure. Trente minutes qui ne seront, malheureusement pas mises complètement à profit puisqu’à la fin du troisième morceau, le guitariste rythmique effilera l’une de ses cordes. Cinq minutes lui seront nécessaires pour la remplacer et ce malgré la présence d’un “technicien” aux cotés du groupe (probablement l’un de leurs amis proche s’étant porté volontaire et n’ayant jamais eu a remplacer une corde de sa vie…). Cinq minutes donc durant lesquels il incombera aux trois autres membres de divertir le public. Et, plutôt que d’improviser un morceau ou une reprise a trois, ils privilégieront les blagues et commentaires divers sur la situation, le tout dans la langue de Goethe qui n’était comprise, mardi soir, que par moins de la moitié de l’assistance.
À 21H00, après un ultime morceau accompagné d’une chanteuse, les quatre membres du groupe inconnu (dont le nom aura probablement été donné en allemand) quitteront la scène, laissant derrière eux le souvenir d’une prestation de qualité qui aurait, cependant, gagnée à durer plus longtemps.
21h30. Les lumières s’éteignent à nouveau, et c’est sous un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations que les musiciens d’Escape The Fate s’installent derrière leurs micros ou fûts. La musique démarre immédiatement et c’est Choose Your Fate, suivie de Massacre, duo d’introduction du dernier album du groupe qui ouvriront les hostilités d’une soirée qui s’annonce déjà riche en émotions. L’énergie du public étant un peu retombée pendant l’entracte, il faudra attendre les premières notes de Ten Miles Wide, titre phare de l’album “This War Is Ours”, pour voir les prémices du déchainement de la foule.
Le groupe, quant a lui est impeccable. Les musiciens jouent leurs morceaux avec précision et énergie, tout en n’oubliant pas de garder une certaine mobilité sur les planches. Le chant, modifié par moment pour en assurer la qualité, reste cependant assez proche de ce que le public a l’habitude d’entendre sur les albums. Bref, une prestation professionnelle qui nous en ferait oublier le jeune âge des artistes.
Apres un petit interlude linguistique pendant lequel Craig demandera l’assistance d’une personne du public pour traduire ses propos en français (moment mémorable où une charmante demoiselle nous fera la démonstration de ses “talents” dans notre chère langue… Qu’elle n’avait visiblement parlé que par l’intermédiaire de CD d’apprentissage pour niveau cours préparatoire), le concert reprendra de plus belle, proposant toujours un mélange assez équilibré d’anciens morceaux et de nouveaux.
Et c’est finalement au tour de Situations, LE morceau le plus connu du groupe, de mettre le feu au poudre de cette soirée et de faire réellement monter la température d’un cran. Température qui restera élevée durant le non moins populaire This War Is Ours mais qui retombera brutalement à la fin d’un The Aftermath (G3) sonnant le glas de la soirée après seulement quarante-cinq minutes de prestation. Trois quart d’heure durant lesquels le groupe n’aura joué, au total qu’un peu plus de trente-cinq minutes. Et alors qu’une vague de déception et de doute parcours la foule, les techniciens s’affairent déjà sur scène pour ranger le matériel et démonter la batterie. Non, ce soir, il n’y aura pas de rappel.
Si la prestation en elle-même fut de qualité, il est intolérable qu’un groupe ayant déjà trois albums à son actif se contente d’un set aussi court. De manière générale, quarante-cinq minutes représente le temps alloué a un groupe de première partie. On voit même, sur certains très gros concert, des premières parties de plus d’une heure. Ce soir, Escape The Fate nous aura laissé un goût amer, le goût de l’inachevé, mêlé à celui de la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement d’un spectacle qui prenait enfin son envol. Et c’est bien dommage…
Article : Dom' Panetta
High Tone clôture cette deuxième journée sur la grande scène, devant un public encore très nombreux alors que sonne 1h du matin. Fer de lance du mouvement dub à la française, marqué notamment par la présence de leur batteur au centre de la scène, les lyonnais assurent dans leur régularité et leur qualité. Amoureux des machines, le quintet se meut dans un décor minimaliste, aux légers accents steam punk, dotés de lampes au design fin, en harmonie avec les platines et les écrans en fond de scène.
High Tone - Photo : Juliette Delvienne
Quelques nappes de guitare réhaussent un peu plus des compositions millimétrées, savantes, aux sonorités piochant dans divers influences à travers le monde. Tout comme lors de leur passage deux ans auparavant au Cabaret Vert, leur prestation est irréprochable, l’apport des lumières renforçant la puissance de leur prestation. Une petite heure plus tard, la foule se réveille hagard, le temps étant venu de poursuivre la fête au camping ou de tenter de kidnapper quelques heures de sommeil, la dernière journée s’annonçant agitée.
Photos : Juliette Delvienne
Le duo français de Raggasonic est le suivant sur la liste, vibrant de sincérité et d’énergie. Leur flow continue
déchaîne la foule qui hurle et se secoue au rythme des beats déferlant de la scène au fond du Jardin du Michel, le regard noir des deux hommes parcourant la foule.
Plutôt doués rythmiquement et musicalement, les paroles du groupe ne me convainquent pas pour autant à chaque fois.
Photos : Juliette Delvienne
Le temps de préparer en quatrième vitesse une interview exclusive ou presque des Bloody Beetroots, Gablé me passe sous le nez.
Les échos du concert me parvenant me laisse penser que j’ai loupé un truc. A revoir lors d’un prochain concert ou festival !
Photos : Juliette Delvienne
Le très engagé Tiken Jah Fakoly entre en scène, courant encore et encore alors que les éclairages vert, bleu et rouge
envahissent le plateau.
Tiken Jah Fakoly. Un nom qui fait souffler un vent d'espoir sur le continent Africain. Un vent chaud et puissant qui étend son voile de
bonté et de courage sur les terres du Michel, à Bulligny.
Cela fait deux décennies déjà que ce quadragénaire forge la jeunesse à ses mélodies tant révoltées que réfléchies. Exilé au Mali depuis
sept ans, l'ivoirien voit sa maison au travers de l'Afrique toute entière qu'il défend, causes après causes. Malgré les injonctions au silence et l'assassinat de ses proches en Côte d'Ivoire, le
chanteur perpétue sa croisade sur tout le continent émergent.

Tiken Jah Fakoly - Photo : Juliette Delvienne
Célèbre et célébré, Tiken Jah Fakoly chante au nom de ses frères, peinant à s'établir dans un monde globalisé, mondialisé. Ses textes
sont forts comme les guerres, fragiles comme les corps meurtris qui les subissent. Il suffit de regarder les titres de ses chansons pour comprendre l'imaginaire que ce messager veut nous
transmettre : « Il faut se lever » ; « délivrance » ; « laisse-moi m'exprimer ». Si Fakoly rassemble les peuples, s'il regroupe les foules et surtout les jeunes,
c'est bien parce que son discours résonne dans les cœurs. Ces besoins de liberté et d'ouverture, il les hurle en chansons à chacune de ses apparitions, se battant contre l'exclusion, la
corruption, l'exploitation - ces dépendances que le monde voudrait imposer à ce grand territoire flagellé depuis des siècles. Avec ses armes de paix, ses mélodies et ses instruments, le musicien
multiplie les rencontres et les participations aux côtés d'autres acteurs fort de la musique : Manu Chao, Dub Incorporation, Les Ogres de Barback. Virulent, vivant, vrai, Tiken Jah Fakoly est
avant tout un artiste engagé. Et particulièrement auprès de l'enfance, de surcroit depuis 2009, lançant alors l'opération « un concert une école ». Prônant l'éducation pour tous, il
préconise notamment de « donner les mêmes chances à tout le monde, à tous les enfants ».
Plus qu'un concert, Tiken Jah Fakoly offre un moment de vie, un plongeon dans un maelström de savoir et d'idées pour s'élever et partager, ensemble.
Photos : Juliette Delvienne
Article : Ugo Schimizzi
Tête d’affiche de cette septième édition du Jardin du Michel, les californiens de Groundation nous ont fait partager un grand moment de
reggae lors de cette ultime soirée de concerts.
S’inspirant profondément de l’icône Bob Marley, le groupe se devait de lui rendre hommage pour l’anniversaire des 30 ans de sa mort.
C’est chose faite, grâce à leur tournée « Tribute to Bob Marley », dans laquelle ils mêlent quelques grands classiques du messie jamaïcain, à d’autres morceaux beaucoup moins populaires
de son répertoire, sans oublier quelques unes de leurs compositions.
C’est avec la précision d’un métronome que le leader du groupe Harrison Stafford (chanteur guitariste) accompagné de ses neufs
compères nous font voyager dans leur univers rasta. S’ajoutant à la chaleur et à la musique, une odeur émanant de certains festivaliers nous transporte directement en Jamaïque, pour
une immersion des plus planantes.
Mais Groundation n’est pas un simple groupe de reggae. En effet, voilà maintenant 13 ans qu’il casse cette barrière, en le mêlant au
jazz, au funk ainsi qu’à la soul pour un résultat des plus originaux. On doit notamment cela à la grande culture musicale de ses musiciens, ayant pour la plupart étudié dans la prestigieuse
université jazz de Sonoma en Californie, ce qui s’est fortement fait ressentir dans les différents soli qui ont ponctués leur performance.
Sans doute un des meilleurs moments de cette soirée… voire de cette dernière édition en date du Jardin du Michel.
Article : Frédéric MACIERI
Photos : Juliette Delvienne
The Inspector Cluzo arrive à la nuit tombée, envoyant les décibels aussi vite et fort qu’ils crient leur
haine de AaRON et de pas mal d’autres choses d’ailleurs. Les deux gascons, simplement vêtus d’une guitare et d’une batterie, chantent en anglais leur rage et varient leurs registres du gros rock
testostéroné à des chansons foutrarques basculant dans des aigus hasardeux. Sur la scène flotte un fier drapeau de Mont-de-Marsan, leur ville d’origine, tandis que ballon de rugby et maillots aux
couleurs de l’équipe locale dressent le portrait d’un « groupe de bouseux, qui joue pour les bouseux ». C’est leur combat, et celui-ci dure depuis 3 ans maintenant, le groupe ayant
parcouru plus de 27 états et donnés quelques 480 concerts, le chanteur soulignant au passage sa haine de la France et son impossibilité d’avoir pu y jouer et y être accepté. Leur chanson phare
« The French Bastards » s’est retrouvée n°2 au Japon derrière Lady Gaga, électrise la foule et montre toute la puissance et l’efficacité du duo sur scène. A souligner au passage que le
groupe a été invité dans les plus grands festivals, Sziget, South By Southwest, Lowlands festival en tête !

The
Inspector Cluzo - Photo : Juliette Delvienne
Au passage, Malcolm le guitariste rappelle tout son mépris pour les groupes de musique électronique, à leur sens factice et ne faisant pas de musique. « Nous on fait de la merde, mais au
moins vous voyez exactement ce qu’on joue. On a pas de samples, pas de boucles ni d’enregistrements ». Dédicace aussi au bassiste, absent dans le groupe et qui a sa chanson : Fuck Bass
Player. Le message est passé. Les punitions se succèdent face à un public jugé trop mou qui se réveillera bien assez vite. Bien que cette rapide description bordélique ne présente que bien
mal et partiellement la prestation du groupe, leur show fut un véritable plaisir et une découverte certaine, expérience unique que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que pour un petit jeté
de cymbale !
Photos : Juliette Delvienne
Article : Ugo Schimizzi
Le trio d’Heartbeat Parade prend le relai sur la scène alternative. Le groupe n’est pas en reste d’énergie et de gros
son et les trois musiciens se donnent un mal fou à contenter la foule. Pari réussi pour le musique à la croisée du rock et du metal, aux vertues sautillantes bénéfiques et aux rythmes
implacables.
Guitares et basses virevoltent, les maillots jaunes du groupe parcourant la scène, rappelant au passage le don du Michel de savoir dénicher de nouveaux groupes et découvertes régionales. Heartbeat Parade fait indéniablement parti de cette catégorie et rempli son contrat avec brio, réchauffant les cœurs à mesure que la nuit tombe.
Photos : Juliette Delvienne
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