Et enfin quelques photos de l'ambiance du festival Lez'Arts Sceniques qui il faut bien le souligné est restée au beau fixe les 3 jours durant ! Un grand festival avec une identité personnelle, nous on adore !
Photos : Juliette Delvienne
Plus d'informations sur le festival Lez'Arts Sceniques sur :
Déjà la troisième et dernière journée du festival Lez'Arts sceniques, plébiscitant cette fois-ci à la fois le hip hop, le rap et le reggae.
Avec :
Public Enemy
Tête d'affiche du soir, show énorme, Public Enemy rend une excellente copie ! L'expérience a parlé
Assassin
Assassin succède à Public Enemy, acclamé comme il se doit par la foule. Très gros show également pour la clôture du
festival.
Israel Vibration
Les vibrations jamaïcaines ont résonné dans tout Sélestat avec Israel Vibration. Très bon concert, belles lumière, bon son, agréable
moment !
Massilia Sound System
Belle découverte, grosse énergie, encore un groupe confirmé agréable à voir !
Danakil
Les petits jeunes de Danakil n'ont rien à envier à leurs ainés et gèrent leur concert avec brio. Très bonne prestation entre les
gouttes !
Akhenaton & Faf la Rage
Entre le chanteur d'IAM et l'auteur de plusieurs génériques à succès le courant passe bien et la foule suit le mouvement.
Didier Super
Didier Super toujours aussi provocateur et décalé. Petite traversée de la foule pour aller jouer du côté des ingés sons/lumières. Sympa pour commencer la journée.
Tokyo Ska Paradise Orchestra
Grosse découverte également. Décidement les japonais ont une façon bien à eux de faire de la musique !
Neurosis
ovni dans le paysage, Neurosis joue la lumière éteinte dans une ambiance d'outre-tombe quelque peu étrange.
Photos : Juliette Delvienne
Plus d'informations sur le festival Lez'Arts Sceniques sur :
Deuxième jour à tendance Punk Rock avec de très gros groupes pour cette deuxième journée au festival Lez'Arts Sceniques.
Jugez plutôt ! :)
The Dubliners
50 ans de carrière et toujours autant de motivation et d'humour. Un plaisir à écouter, chanter et danser. Particulièrement sur "Whisky
in the Jar" :)
Sum 41
Gros retour des américains multi-tubes. Quelques reprises de Metallica et de l'humour pallient un show en demi-teinte manquant un peu d'énergie.
Les Sales Majestés
Le punk français est loin d'être en berne avec les remuants Sales Majestés. Belle prestation d'une heure, de leurs plus vieux succès à leur dernier album. Un régal ! Et une interview à venir du groupe assez débridée...
Miyavi
Alias le japonais fou. Un toucher inimitable sur sa guitare, une énergie impossible, inarrêtable, bref une des découvertes du festival !
Pennywise
Un autre poids lourd de la scène Punk Rock américaine. Bonne prestation !
La Phaze
La pungle a résonné très fort sur les plaines d'Alsace grâce à la Phaze en pleine tournée de leur nouvel album, simplement excellent
!
Ez3kiel vs Hint
Ambiance tamisée, mystérieuse, recherchée pour un concert intimiste n'oubliant pas quelques crescendo bienvenus. Très agréable au milieu de la nuit.
Punish Yourself
Clôture de la deuxième journée par les toulousains toujours aussi arrangés. Très belle prestation quoi qu'un peu mécanique mais toujours aussi impressionante et à part !
Photos : Juliette Delvienne
Plus d'informations sur le festival Lez'Arts Sceniques sur :
Retour en images sur cette superbe 10ème édition du festival Lez'arts Sceniques qui se tenait comme chaque année sur le site de Tanzmatten à Sélestat en Alsace. 18 000 spectateurs cette année et gros gros succès ! Vivement l'année prochaine.
En attendant, les photos de cette première journée, sous le signe du Metal !
Helloween
Tête d'affiche du jour et gros show pour les vieux routards allemands de Helloween ! Un chouette concert, un chanteur qui se met au français et un "I Want Out" interminable ! miam !
Nashville Pussy
Les rockeurs déjantés de Nashville Pussy, plus rock que metal, mais néanmoins savoureux et fou !
Arch Enemy
Puissance et absence de finesse pour Arch Enemy et sa chanteuse ! Ca envoie du pâté et les écrans vous permettent de vous essayer à la
version karaoké :)
Epica
Encore une très bonne prestation des hollandais, Simone Simons très en forme et le son très bon donnant un très bon rendu de l'ensemble !
Dagoba
Aussitôt entré sur scène, les marseillais sont acclamés et ne boudent pas leur plaisir. Gros show également et wall of death dès la
troisième chanson !
Korpiklaani
Vodka, Beer Beer, Tequila, rien n'est laissé au hasard quand il s'agit de jouer à l'heure de l'apéro pour les nordiques de Korpiklaani. Bonne humeur, super musique et grosse ambiance dans la foule pour le début d'après-midi !
Spirituals Beggars
Side project de deux membres d'Arch Enemy, moins marquant mais bonne présence sur scène.
Photos : Juliette Delvienne
Plus d'informations sur le festival Lez'Arts Sceniques sur :
http://www.lezartssceniques.com/
publié sur le site du festival :
" 21/07/2011 Cradle of Filth : incident sur le festival Léz’Arts Scéniques"
Jeudi soir à l’occasion de la venue du groupe Cradle of Filth, le festival Léz’Arts Scéniques a connu son seul bémol. Confrontés à l’attitude agressive et ingérable de Dani Filth, en backstage et sur scène, les organisateurs ont été contraints de faire appel à la sécurité du festival puis aux services de police pour maîtriser l’individu devenu dangereux pour lui même et pour les autres.
Suite à ce manquement de respect à la fois à toute l'équipe du festival, spectateurs, techniciens, sécurité, presse, nous avons décidé de ne publier aucune photo du
"concert" du groupe.
LES CONGES ANNULES à LUXEMBOURG
Cet été et pour la 3ème année consécutive, l’espace culturel du Carré Rontondes met en place durant tout le mois
d’août son festival Congés Annulés à l’Exit07. Une programmation basée sur notamment sur du rock, de l’électro et de la pop, avec des têtes d’affiches
internationales mais une scène luxembourgeoise également très présente. Parmi elle, deux nouvelles formations Mount Stealth et Monophona, qui feront leur
première date.
En collaboration avec la Rockhal, une médiathèque sera mise en place durant toute la durée des Congés Annulés,
du mercredi au dimanche de 18h à 20h30. La Thèque proposera en effet des magazines et des livres axés sur la musique ainsi qu’une borne interactive pour créer ses propres compositions musicales.
Tout au long du mois d’août les DJ se succèderont pour l’animation musicale de la Thèque:
Calvitie Soundsystem + Alan Bridge, Sam 30.07
J+E, Dim 31.07.11 + Sam 27.08
Duchamps & Squareroot, Mer 03.08
Lollypop (Radio 100,7), Jeu 04.08
Ben Andrews, Sam 06.08
Aperotom, Dim 07.08
Suske & Wiske, Jeu 11.08
Proforma79, Ven 12.08
Château Bajac, Sam 13.08
DJ Lowic (Righton.fm), Mer 17.08
Lord Macrashley, Ven 19.08
Fracture, Sam 20.08
Legenco, Mer 24.08
Mad Fred, Jeu 25.08
Kuston Beater, Ven 26.08
Deux films seront aussi à l’affiche : UPSIDE DOWN, THE CREATION RECORDS STORY
(documentaire retraçant le parcours d’Alan McGee et des groupes qu’il a lancé sous son label mythique, Creation Records (Primal Scream, The Jesus and Mary Chain, Oasis, Super Furry
Animals…) le samedi 6 août à 20h et ODDSAC (succédant à «Merriweather Post Pavillon», l’album visuel d’Animal Collective, produit en collaboration avec Danny Perez) le samedi 20 aout à
19h30.
Les Congés Annulés,ça démarre samedi et ça commence fort avec les anglais de Spokes avec leur dernier album
enchanteresque "Everyone I Ever Met". Et c’est aux natifs de Luxembourg, Mount Stealth que revient l’honneur d’ouvrir les festivités.
Les septs autres groupes majeurs sont :
- YACHT + CIVIL CIVIC, Ven 05.08, 21:00, 13/15€
Après un premier passage remarqué au Carré Rotondes en mai 2009, puis un récemment aux Trinitaires YACHT, groupe électro-pop issu de
l’écurie DFA, formé par Jona Bechtolt et Claire Evans tout droit sortie de années 90. Ils reviennent avec du renfort et un nouvel album («Shangri-La»).
Complexe et riche, la musique de CIVIL CIVIC se nourrit aussi bien des dernières tendances dans la mouvance électronique que de l’école
new wave.
- WILD BEASTS, Mer 10.08, 21:00, 13/15€
La voix haut perchée et sans gêne de son leader Hayden Thorpe, associée à des paroles parfois drôles, mais souvent surréalistes, a fait
de WILD BEASTS une curiosité qu’on ne se lasse d’analyser au fil des écoutes de ses trois albums («Limbo, Panto» en
2008, «Two Dancers» en 2009 et «Smother», cette année).
- SUUNS, Dim 14.08., 21:00, 12/14€
Le premier album des SUUNS, «Zeroes QC» est un véritable tour de force qui dévoile quatre musiciens aux goûts assumés et pour qui la
prise de risque est de mise.
- THE ANTLERS, Jeu 18.08, 21:00, 12/14€
Le dernier album des ANTLERS, «Burst Apart» s’ouvre à plus de possibilités que le précédent et excellent «Hospice», en intégrant
notamment l’électronique.
- WILD NOTHING, Sam 27.08, 21:00, 12/14€
On a découvert en WILD NOTHING un musicien au don certain pour les mélodies simples qui font mouche, et qui ne cache pas son amour pour
les disques sortis chez 4AD ou Factory.
- COLD CAVE, Mar 30.08, 21:00, 12/14€
COLD CAVE a fini par remplacer la guitare électrique par le synthé pour plus d’effet dramatique dans ses compositions sombres qui
s’inspirent aussi bien de Morrissey que de Nitzer Ebb.
Plus d’informations sur les congés annulés :
www.rotondes.lu
Avec Foals, c’est comme à la maison !
Arrivée juste à temps pour les balances à 17h à L’Atelier (Luxembourg), c’est l’occasion de discuter avec des membres du groupe. Jimmy Smith guitariste et Walter Gervers bassiste, se disent contents de ne pas jouer sur un festival ce soir, afin de ne pas être limité en temps. Ils raviront donc leur public de douze chansons contre neuf, mélangeant leurs deux albums, sortis successivement en 2008 et 2010.
Après une première partie assurée par un groupe luxembourgeois, Artaban - qui s’est révélée intéressante seulement
vers la fin - c’est au tour du groupe de Yannis Philippakis d’entrer sur scène. Celle-ci ayant été préparée avec beaucoup d’attention, même la tisane et la Ventoline sont là, pas
de chichis entre nous. Et c’est d’ailleurs en chaussettes (dépareillés) qu’Edwin Congreave arpante la scène, comme à la maison !
Le concert commence par Blue Blood, tout comme sur le dernier album Total Life Forever. Puis les chansons s’enchaînent, malgré leurs différences rythmiques et c’est peut être ça d’ailleurs la force de Foals, réussir à passer de l’une à l’autre sans obstacle (même les techniques !). On notera la force et l’énergie dont Yannis, le leader, a fait preuve quand il s’agissait de lancer des amplis, monter dessus ou s’élancer dans la foule. Mais ce qu’on n’oubliera pas surtout, c’est le (déjà) culte Spanish Sahara, une merveille en live. Foals à l’Atelier c’était beau et intense.
Set list :
Blue Blood
Olympic Airways
Total Life Forever
Balloons
Miami
Afterglow
2 Trees
Spanish Sahara
Red Socks Pugie
Electic Bloom
Rappel :
Cassius
Two steps, Twice
Article et photos : Morgane Aubry
Plus d'informations sur Foals :
www.myspace.com/foals
Plus de photos de Foals :
Dans le cadre de projet Metz Plage mis en place par la ville du 21 juillet au 22 août, l’association Zikamine propose des concerts tous les vendredi soir au plan d’eau à partir de 19h30. C’est donc l’occasion de (re)découvrir des groupes messins tels que Twin Pricks, Birds Escape ou encore The Mandji’s, qui seront présents pour un showcase à la Fnac le 16 juillet à 14h afin de donner un avant goût de ces soirées d’été.
The Swamp et Benoît Dorémus se produiront également cet été.
Le centre d’art contemporain Faux Mouvement de Metz, propose une exposition jusqu’au 28 août, intitulé Nouveaux commanditaires. Cette exposition est issue d’un travail original regroupant différents acteurs : des citoyens, des artistes ainsi que des médiateurs (dont Maryse Jeanguyot, directrice du centre d’art contemporain Faux Mouvement fait également partie). Ces médiateurs sont présents pour aider à la construction du projet. L’idée repose sur une démarche citoyenne, et suite à une commande de la fondation de France, le « citoyen-commanditaire » et l’artiste dialogue ensemble face à différents sujets de société dans le but de produire une œuvre d’art, sept d’entres elles sont actuellement exposées à Metz et regroupe des travaux venues de toute la France.
Du mercredi au samedi de 14h à 19h
Le dimanche de 15h à 18h
(Place Saint Louis)
4 rue du Change
Plus de renseignements sur www.faux-mouvement.com
Rock A Field, 26/06/2011 – Roeser, Luxembourg
“Now bounce you schizos and see you at the show!”
Ah, le temps des festivals, la musique en plein air ! Dès juin les gros festoches se préparent un peu partout, avec leurs line-ups impressionnants, leurs publics en bikini et leurs gobelets de bière. Mais les « petits » évènements peuvent aussi s’avérer fort intéressants quand il s’agit d’éviter la baston avec 50.000 fans pour avoir une place acceptable dans le public. Le Rock A Field, qui se déroule à Roeser, Luxembourg, attire depuis six ans un public de plus en plus nombreux, et pour cause ! Une bonne organisation, un cadre sympathique, des groupes en forme… Le 26 juin a prouvé une fois encore que le Rock A Field n’est plus un petit festival mais un évènement pro qui vaut son pesant de cacahuètes.
Le Rock A Field, c’est, pour son édition 2011, 18.000 spectateurs sur un terrain de 20.000m² en plein milieu d’une forêt, et surtout 15
groupes qui s’enchaînent sur deux scènes de 11h à 1h du matin. Malgré l’annulation de Blink 182 – ayant délaissé les festivals pour cet été suite à un retard dans leur nouvel
album - la prog restait alléchante et diversifiée.
« Boom boom » crient les basses dans les bois qui mènent au site. Midi, sous le soleil de plomb, les Allemands de Project54 entament leur set punk-rock devant un public encore clairsemé mais enthousiaste. Les techniciens s’affairent aux derniers préparatifs et les festivaliers s’installent sur leurs serviettes, lunettes de soleil sur le nez. Faire bronzette avec du bon son dans les oreilles, en attendant les têtes d’affiche… Entre une Currywurst et une petite bière, on jette un coup d’œil aux groupes qui ouvrent le festival avec des sets courts. Les anglais de You me at six, sacrés « Best British Band 2011 », restaient majoritairement inconnus dans nos pays francophones-ou-presque. Leur prestation leur vaut un accueil chaleureux du public, entraîné par les mélodies efficaces du groupe de pop-punk.
Trente-cinq minutes plus tard, Versus You prend la relève sur la petite scène. Le jeune groupe de punk luxembourgeois, dynamique et expansif, fait lever quelques adeptes du bronzage qui viennent élargir le public. La curiosité est remplacée par la fête à l’arrivée de The Gaslight Anthem sur la scène principale. Difficile de passer à côté de leurs influences ; leur rock aux accents punk et les boutades du chanteur chantent l’Amérique bonne vivante et une rébellion subtile à la Springsteen. Impossible de se sortir High Lonesome de la tête. Mais est-ce qu’on en aurait seulement envie ? C’est un gros coup de cœur pour le groupe du sympathique Brian Fallon.
All time low prend la suite de justesse. Le bus de tournée de la bande de Baltimore ayant eu une panne sur le chemin, l’orga du Rock A Field a dû les rapatrier vers le Luxembourg en avion et en urgence, sans leur matériel. Le groupe pop-punk a donc livré un set entièrement acoustique, et joué sur la situation pour proposer une ambiance intimiste et proche du public. Un sauvetage tout en beauté.
Le metal fait ensuite son entrée dans le festival avec Volbeat ; le groupe danois compte un nombre impressionnant de fans (et de toute évidence de très bonnes ventes de t-shirts). Volbeat, on aime ou on déteste. Mais ce qu’on ne peut pas leur reprocher, c’est d’avoir une identité bien à eux ; en se réclamant de Metallica et d’Elvis, ils lançent un drôle de mélange avec une puissance qui fait hurler et bondir le public. Du bon gros son qui secoue les fans et attire les curieux.
Une bière plus tard et de nouveau sur la Startin’ stage, on retrouve Jimmy Eat World. Alors qu’ils n’ont plus rien de « startin’ », on note tout de même la présence d’ados tout frais qui se bousculent au premier rang, perplexes devant le nombre d’adultes présents dans la foule. Jimmy Eat World, c’est un de ces groupes de pop-punk efficace qui existe depuis si longtemps qu’il réunit plusieurs générations de fans. Et le groupe en est conscient. A travers une setlist élargie jusqu’à leurs premiers albums, ils comblent le public avec une prestation généreuse. Des solos de guitare qui font danser jusque dans les rangs du fond, on en sort avec un bête sourire aux lèvres.
Pendant le set de Jimmy Eat World, le public luxembourgeois s’est déjà rassemblé autour de la scène principale pour De Läb. Peu connu hors du Grand Duché, ce groupe de rap y fait pourtant des émules… On surprend quelques t-shirts Volbeat à bouger la tête en riant grassement, mais sans s’éloigner pour autant. De Läb a un sens du rythme et capte l’attention malgré son manque de notoriété auprès de la majorité du public.
En se baladant ici et là, après avoir acheté un t-shirt (15€ le t-shirt officiel du festival, ça reste très honnête) et compté les filles en soutien-gorge, on se fait happer par une masse de zombies. A peine De Läb ont-ils fini leur superflow que les premières notes d’un macabre Ô Fortuna résonnent sur la Startin’ stage, attirant la quasi-totalité de la population du festival qui nous prend dans son sillage. Bullet for my Valentine, c’est une concentration de fans telle que le pogo de devant existe toujours à trente mètres de la scène. Et le groupe livre un concert cinglant et grandiose, techniquement impeccable mais un peu froid à mon goût. Probablement l’aura de Jimmy Eat World qui traîne encore sur la scène…
A la fin de la prestation de Bullet, le public sonné erre sans tout de suite retrouver la scène principale... Mais finit par venir headbanger sur une autre musique : Die Fantastischen Vier, groupe de hip hop allemand qui réussit un de ces miracles qu’on ne voit qu’en festival. A savoir : se faire apprécier de personnes qui n’auraient jamais ô grand jamais écouté ce genre de musique. Et j’avoue, j’en suis ! Une vraie prestance sur scène, une vraie participation du public et surtout de l’humour… Rien à redire, et surtout pas sur le choix des samples venus du fin fond des nineties. Que du bon.
The Wombats, petit groupe de rock anglais qui ne manque pas non plus d’humour, a été l’une de mes raisons de participer au Rock A Field. Comment ne pas être ravie qu’un groupe si peu connu dans nos contrées montre son nez dans un festival ? J’ai vite compris mon erreur en voyant la masse impressionnante du public, déjà rassemblé bien avant l’arrivée des marsupiaux sur scène. The Wombats, ce sont les nouvelles coqueluches du Luxembourg, où leur single « Jump Into the Fog » fait un carton. C’est donc devant un public en délire que les Wombats ont enchaîné les tubes, à force de bonds et de riffs déjantés, avec une énergie dingue et des vannes lancées à tout bout de champ. En délire, et convié à se passer de la crème solaire après que le chanteur ait « remarqué quelques écrevisses ».
L’une des plus grandes attentes du public, c’est Arcade Fire. C’est avec une candeur complète que je me retrouve au premier rang pour le concert de ce groupe dont je ne sais rien, excepté que tout le monde connait sauf moi. Sans savoir du tout à quoi m’attendre, je me visse à ma place de privilégiée en tâchant de ne pas me faire repérer comme « n’ayant rien à faire là ». Mais très vite, je l’apprécie, ma place. Et la candeur, je la garde. S’il y a une chose à savoir à propos d’Arcade Fire, c’est que la musique n’est que 50% du groupe. Ce soir-là c’est un véritable spectacle qu’ils livrent ; mise en scène, vidéos mêlées d’images d’archive étranges et d’images live, une présence folle sur scène, pour chacun d’eux, des instruments improbables et surprenants… Pendant une heure, on écoute autant qu’on regarde quelque chose qui s’apparente à un film de David Lynch qui serait devenu sympa, ou un ami un peu barré qui nous raconte des histoires poétiques. On voyage. Et quand c’est fini, on cligne des yeux jusqu’à réaliser que tiens, on est dans un festival, c’est vrai !...
C’est donc sur un petit nuage que l’on rejoint la Startin’ stage pour accueillir Elbow, dont les mélodies calmes et étranges mettent en place une atmosphère particulière. Et apaisante, surtout. L’univers d’Elbow a envoûté bien des curieux malgré les impatients restés pour attendreArctic Monkeys devant la scène principale. Loin des rythmes effrénés entendus toute l’après-midi, le groupe anglais a su créer une ambiance attentive dans le public, et en a conquis plus d’un. A la sortie du concert, les « beautiful » fusaient plus fort que les applaudissements.
Bien avant le début du concert, la bande de Sheffield a rassemblé tous les retardataires sur la pelouse devant la scène principale. Arctic Monkeys, c’est LA tête d’affiche du Rock A Field, et ceux qui ne se pressent pas pour les voir se comptent sur les doigts d’une main. Et à raison ! Une fois n’est pas coutume, Alex Turner est d’humeur sociable : il semble avoir trouvé une nouvelle passion pour le mot « Luxembourg » (« Leukseumbeuuug »), s’essaie au français et entame un vague strip-tease sur scène. Le groupe lance un Library Pictures tout frais du nouvel opus, comme une introduction qui soulève déjà la foule, et enchaîne avec le très brut Brianstorm. Contrairement à Arcade Fire, la volonté n’est pas dans la fioriture. Avec les Monkeys, c’est de la musique, uniquement de la musique, et avec une puissance renversante. Les titres choisis mêlent habilement nouveau et ancien, avec une nette unité dans la force des chansons ; de la puissance sombre de Pretty Visitors au rythme fou d’I bet that you look good on the dancefloor (gimmick du Rock A Field 2011), le public en a pour ses attentes, et bien plus encore. A peine un Do me a favour pour souffler sur la fin, le concert a été violent, presque bouleversant. Le groupe joue le jeu du rappel avec des titres attendus et appréciés. Alex nous fait l’honneur de briser le mythe et de, pour une fois, ne pas partir avant la fin de 505, qui a arraché bien des larmes dans le public… Des sourires et des baisers à tour de bras, c’est plus qu’on n’osait en demander à ce fou de musique qui ose peu souvent être fou de son public. Chapeau, le feeling passe dans les deux sens et personne n’en sort indemne.
C’est donc la tête sonnée et un sourire béat aux lèvres que nous avons rejoint la Startin’ stage une dernière fois pour écouter Goose, un groupe belge d’electro-rock qui a rassemblé tous ceux qui voulaient prolonger la nuit. On y entend des rythmes sympathiques, mais Arctic Monkeys laisse toujours un souvenir trop prégnant pour intégrer directement quelque chose d’autre. On se contente de rentrer, les jambes molles et la tête pleine, et de faire le bilan dans la navette.
Bilan organisation : « bon, j’y retourne l’an prochain ou pas ? »
Question organisation, le Rock A Field n’a rien à envier aux voitures teutonnes. « Deutsche Qualität » ? Allez donc voir la « Grand-Duché Qualität ».
Accès : *****
Garée à Bettembourg, montée dans une navette qui s’est quasiment matérialisée à mon arrivée à la gare, dix minutes de trajet et une balade dans les bois pour atteindre le site. Même pas le temps de comprendre ce qui se passe. Pour le retour, pas plus de cinq minutes d’attente pour une navette. C’est fluide, rapide, précis et surtout gratuit.
Communication : ****
Avec un bon site web bourré d’infos pour se préparer, et surtout rédigé de façon très conviviale, on a l’impression d’aller faire un barbecue chez un copain. Mais un copain qui a absolument tout prévu, et qui te dit que ce sera super, mais s’il te plaît utilise les toilettes, ne te soulage pas dans un buisson, pour le respect de chacun. Un bon compromis entre l’esprit bon enfant du festival et son côté indéniablement professionnel. Petit bémol néanmoins : le feuillet livré à l’entrée, sous forme de magazine avec un article sur chaque groupe, était une excellente idée… Par contre, la qualité des articles, extrêmement inégale, et les traductions des interviews peu compréhensibles laissent penser que le quotidien L’Essentiel n’était pas le partenaire le plus crédible pour le Rock A Field.
Scènes : ****
La scène A, gérée par l’Atelier et destinée aux « gros » groupes, a vu sa pelouse généreusement squattée pendant toute la journée par des danoises en bikini, ce qui vaut bien une étoile. La scène B, sponsorisée par la BGL/BNP était confusément baptisée Startin’ stage, ce qui a valu bien des grognements de la part des fans de Bullet for my Valentine et de Jimmy Eat World, groupes qui n’ont clairement plus besoin d’être « lancés ». Bien que plus petite, l’espace prévu pour le public était appréciable. Nouveauté face aux problèmes des insolations de l’année passée, un chapiteau a été mis en place entre les deux scènes. L’enchaînement des groupes sans superposition des horaires a été très apprécié, et les plus courageux ont pu voyager d’une scène à l’autre pour voir tous les concerts, sans en rater une minute. On regrettera tout de même l’impossibilité d’entendre le moindre « pouet » venant de la scène B si l’on est devant la scène A à garder sa place pour le prochain groupe. Et ce malgré l’écran qui diffuse le concert qui se déroule à côté. (The Wombats sans le son, ça perd toute sa saveur… Même si du coup on réalise que le chanteur ressemble étrangement à Coluche.)
Sonorisation : ****
A part l’incapacité à entendre d’une scène à l’autre, rien à dire. Son impeccable, aucun problème à noter pendant les prestations.
Manger et boire : *****
Le choix ne se résume pas à manger des frites et boire de la bière. On apprécie la présence de la très locale Currywurst, et la possibilité de se faire un repas wok-champagne à toute heure. Et en plus les serveurs ne sont pas en stress et ont le sourire. La classe.
Propreté : ***
C’est un festival, c’est sale, c’est normal. Point négatif pour le seul point d’eau réduit à l’état de fosse marécageuse dès 15h, et les toilettes chimiques qui, bien qu’au nombre de 80, étaient toutes au même endroit et concentraient donc une odeur telle qu’un no man’s land s’est établi dans un rayon de 10 mètres. A contrario, big up pour la demande de participation aux festivaliers pour le ramassage des gobelets. Ramasser 20 déchets, ça soulage la conscience, et un verre gratuit à la fin, ça soulage la gorge.
Conclusion : Ben bien sûr que j’y retourne l’an prochain !
Article : Marine Pellarin
Photos : Mariane Oberlin
Programme du DOMAINE D'ESCARVAILLAC Association Peirovivo Festival d'Avignon OFF 2011 ( scène ouverte
festival d'avignon ou premières parties et Programme Asso Peirovivo Avignon OFF 2011 )
Du 8 au 28 juillet, découvrez une programmation originale axée sur les spectacles jeune public, les Arts du Japon,
et les soirées musicales et poétiques. Ces évènements seront présentés dansla salle voûtée et le jardin du Domaine St
Pierre.
Avec des projets à confirmer de scène ouverte ou premières parties découvertes pour l'année 2012 ( à confirmer) , laissez-sous
séduire par le domaine , sa sélection riche de spectacles et sa production artisanale viticole ....
Retrouvez ci-dessous le programme mais aussi toutes les informations sur www.domaine-escarvaillac.fr
SPECTACLE JEUNE PUBLIC
- Du 8 au 23 juillet - 11h
Relâches les 10, 14, 17, 18 juillet
Dans mon jardin, il y a …
Petites contes sonores à partir de 1 an
viewer2
Où la musique des mots, les instruments de musique, les marionnettes, le théâtre d'ombre, la poésie et la tendresse entrainent le tout
petit dans l'émotion d'être spectateur.
Et l'on va rencontrer un escargot essoufflé, un grand chat plein d'appétit et une jolie mésange, un grillon qui cherche sa chanson, une
petite souris qui ne veut pas s'endormir … le tout conté, joué, chanté par 2 comédiens musiciens, guitare, flûtes, trombone, sanza, hang …
Compagnie Rêve Lune - Tarif : 9 euros / carte off - adh. : 6,50 euros / enfant : 6 euros
- Les 26, 27 et 28 juillet - 14h30
Le ZouinGlangBaoum
Spectacle sonore tout public à partir de 3 ans
C'est l'histoire de Jack, chef de gare de son état qui, s'endormant, est rattrapé par ses chimères musiciennes qui le titillent jusqu'à
ce qu'il ose … faire de la musique !
Tous les sens aux aguets, le spectateur découvre les univers loufoques fait de bric et de broc de ces cinq musiciens, et c'est par un
manège extra-ordinaire que ceux-ci dévoilent leurs histoires au public, histoires où les sons remplacent les mots.
Grand Chahut collectif - Tarif : 10 euros / enfant, carte off, adh. 6 euros
ARTS DU JAPON : DANSE ET MUSIQUE
- Du 8 au 25 juillet - 19h
Relâches les 10, 17, 23 juillet
Butô : « Au bout du vent » et « Installation corporelle »
-8 au 16 juillet : "Au bout du vent"
Pour être transitoire, le vent est fatalement solitaire. Toutes les existences influencées par le vent vont être le jouet d'un destin
semblable, celui de s'estomper.
Au bout du vent est une danse courageuse, s'enfoncer dans la stratosphère vide.
18 au 25 juillet ( relâche 23 juillet) : "Installation corporelle"
« Installer son corps », c’est donner un sens à l’acte. C’est exclure toute signification, pour disposer d’un amour plus inorganique,
inerte et dénué d’affectivité, que passionnel.
Danse Sauvage avec Nanami Kohshou - Tarif : 12 euros / carte off – adh. 8 euros
MUSIQUE ET POESIE
- Du 11 au 14 juillet - 20 h 30
« J.S Bach dans les rizières » et « Kaléidoscope »
-11 et 13 juillet : « Jean-Sébastien Bach s'accroupit dans la rizière #2 »
Deuxième série de l'improvisation avec une violoncelliste allemande et une danseuse japonaise. Suite pour Violoncelle seul de Bach et
perception corporelle japonaise de son époque se rencontre sur la scène
-12 et 14 juillet : « Kaléidoscope » - Danse, piano et violoncelle
Création autour de la musique d'une compositrice japonaise encore vivante Yoko Nakamura
Avec Murata, Annette Isenberg et Béatrice Bregoli - Tarif : 12 euros / carte off – adh. 8 euros
- Du 8 au 23 juillet
Soirées Peiro Vivo : musique, danse, arts visuels et poésie
Tarif : 12 euros / carte off – adh. 8 euros / * 5 euros
8 juillet – 17h enfants / 20h30 Tout public : Sucré-Salé, Contes sur le bout de la langue.
Contes musicaux – Récitant / Viole de gambe avec Jean David Burki etCaire Parma
9 juillet – 20h30 : "chansons à textes, ancien, nouveau" 1ère partie : Chansons de R.Godeau – Guitare / Chant / 2ème partie : Poèmes
d'Aragon, Appolinaire … mis en musique – Guitare / Chant
avec Raphaël Godeau et Tristan Manoukian
10 juillet – 20h30 : Musique du XXème, un voyage dans l'histoire du saxophone – Saxophone / Piano avec Duo Atlantique
16 juillet - Journée Créativité et handicap mental (gratuit !)
10 h Ateliers arts plastiques toute la journée pour les enfants/adultes,
14 h Ateliers danse avec Nanami Kohshou
16 h Projection du film « Grand Frère » de Eric Pinatel
17 h 30 Vernissage de l'Exposition Européenne d'Art Différencié
avec le CREAHM SUD (Créativité et handicap mental)
-17 juillet – 20h30 : Les Fines Bouches - Quatuor vocal A 'capella jazz, chansons, chants du monde, pop, chants renaissance ...
Résidence Peiro Vivo
-19 juillet – 20h30 : Mirage - Performance improvisation musicale et sonore. Chronique en image d'une vision du monde actuel liée à des
préoccupations environnementales.
Avec Julien Allègre, Romain Simeray et Leticia Diaz-Juteau.
-21 juillet – 20h30 * : Lectures poétiques et musicale sous les pins
En présence des poètes Mathieu Brosseau et Joël-Claude Meffre, lectures par le comédien Christophe Vic
-23 juillet – 20h30 * : Soirée festive et dansante A' Peiro Vivo : concerts, scène ouverte, pique-nique
Stage d'écriture autour du VIN (sur inscription)
16 (10h à 14h) et 17 juillet (11h à 19h) : stage, visite et dégustation - Lectures sur scène en 1ère partie des Fines
Bouches
Animé par Louis Sauzade (Ass. Motsàmots)
Tarif : 30 euros (repas non compris)
-- Exposition Européenne d'Art Différencié
à partir du 8 juillet
Contacts et informations
Chemin de Bonpas
84140 Avignon - Montfavet
Entrée du public
Le domaine Saint-Pierre d'Escarvaillac, lieu du OFF depuis juillet 2007, actif toute l'année, est situé à dix kilomètres des remparts
sur la commune d'Avignon.
Domaine viticole d'architecture romane en activité depuis le XIIème siècle, il propose dans une salle voûtée en pierre de 200 m 2 et en
extérieur une exposition de peintures, des ateliers, des concerts, des représentations de danse et de théâtre.
L'association PEIRO VIVO lie des partenariats actifs avec les compagnies et les artistes.
Les spectateurs sont invités à découvrir le site, le domaine, son verger et ses vignes.
Une restauration légère est proposée en soirée.
Navettes sur réservation à partir de la Porte Limbert 30 minutes avant chaque spectacle.
Parking gratuit.
Contacts :
Directeur
Christophe Requin
Chargé de communication
Philippe Boyère
Site web
http://www.domaine-escarvaillac.fr/
Courriel administration
christopherequin@orange.fr
Téléphone administration
+33 (0)4 90 33 52 04
Téléphone technique
+33 (0)4 90 33 52 04
Courriel public
christopherequin@orange.fr
Modalités d'accueil contractuelles proposées aux compagnies
www.thionville.com Site non officiel de
Thionville et de son agglomération :
Pratique et complet ! Tout sur Thionville
------------------------------------------------------

http://www.theartchemists.com : Générateurs d'Etincelles Culturelles
-------------------------------------------------------
http://louvreuse.net : Le site des passionnés de cinéma…En savoir+.
-Angelo Newsletter : Les
meilleurs spectacles sur Nancy -100% inspiré ! -
( Contact angelo )
Voir les autres partenaires Ici