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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 17:28

Le trio d’Heartbeat Parade prend le relai sur la scène alternative. Le groupe n’est pas en reste d’énergie et de gros son et les trois musiciens se donnent un mal fou à contenter la foule. Pari réussi pour le musique à la croisée du rock et du metal, aux vertues sautillantes bénéfiques et aux rythmes implacables.

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Guitares et basses virevoltent, les maillots jaunes du groupe parcourant la scène, rappelant au passage le don du Michel de savoir dénicher de nouveaux groupes et découvertes régionales. Heartbeat Parade fait indéniablement parti de cette catégorie et rempli son contrat avec brio, réchauffant les cœurs à mesure que la nuit tombe.

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 14:27

Petite impasse sur Swif Nebaza et la grande scène se retrouve parée du quatuor angevin de La Phaze. Ceux-ci ne perdent pas une minute et s’attaquent rapidement à leur répertoire, intégrant un maximum de chansons de leur dernier album « Psalm & Revolutions ». Leur pungle infernal lève les foules et l’apport de Cedric, homme-orchestre dans son projet solo Undergang, fait monter la sauce très très rapidement. Dany au chant est ce soir en grande forme, comme du reste tout le groupe, et offre une prestation de qualité, énergique et dynamique, son seul mot d’ordre semblant être l’efficacité.

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Devil Game
sera le seul détour par l’album « Miracle », le groupe ressortant des cartons la chanson R.A.S initialement écrite en 2007 face à la montée du front national. Agités, motivés, rageurs, les qualificatifs ne manquent pas pour ceux qui parcourent l’Europe depuis la sortie de leur nouvel album il y a quelques mois, revenant d’une tournée en Espagne et en Ukraine. L’explosion sonore de leurs compositions se finit en beauté sur Assaut Final et Nouveau Défi, deux chansons en français du groupe, engagées et volontaires, aux paroles crues, dures et vraies, concluant avec un peu de retard leur set, mais ô combien salué par les festivaliers !

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 22:34

Lorsque les lumières s’éteignent pour l’avant dernière fois, la foule peine à se contenir et le feu d’artifice lumineux qui s’en suivra marquera aussi le début d’une déferlante de bruit tant côté public que côté scène. Pas de doute, le binôme masqué des Bloody Beetroots vient bien de prendre en main le Jardin du Michel, et la folie de Bob Rifo, maître du projet et pour le coup également maître des lieux n’aura de limite que la puissance de son show.

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Les Bloody Beetroots ne laisseront pas de répit aux quelques 7000 personnes présentes ce soir et assènent chanson après chanson la fureur de leur live crépitant. Quand arrive conjointement un batteur et Dennis Lyxzén, le chanteur de Refused et The (International) Noise Conspiracy pour un remix phénoménal de « New Noise », les lignes compactent des festivaliers se tendent et se détendent à n’en plus finir, célébrant avec joie la fin de cette 7ème édition du Jardin du Michel.

 

 

 

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Conformément aux conditions imposées par le groupe, les photos sont exclusivement présentes en noir et blanc.

 

Photos : Juliette Delvienne

 

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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 19:45

La conférence de presse de High Tone me prive du show des Plus Guest, c’est donc pour AaRON que je reviens face à la grande scène. Le groupe, à la formation plutôt atypique (un acteur français/anglais et un ancien guitariste de Mass Hysteria en reconversion), propose une pop à sourires, accompagné sur cette tournée par d’autre musiciens, dont un batteur et un clavier.

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AaRON - Photo : Juliette Delvienne

De passage au JDM, le groupe s’envole ensuite pour New York, justifiant sa réputation de groupe international à succès, notamment propulsé par le film Je vais bien ne t’en fait pas et la chanson star du film, U-Turn (Lili), qui a depuis tournée en boucle sur les radios, comme plusieurs autres de leurs titres.
Le public apprécie, reprend les chansons en cœur, alors que le soleil décline doucement.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 14:17

Les régionaux de Mauvaise Herbe sont les premiers à ouvrir le feu ce samedi, troisième et dernier jour du festival. Nombreux sur scène, le groupe se divise entre une formation hip-hop et une formation plus rock, mixant MC armés de micros et instruments plus traditionnels.

 

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L’ensemble, musical, fonctionne bien et aborde des thèmes classiques pour le genre. Un texte éponyme sert de prétexte au groupe pour motiver les spectateurs, tandis que leur chanson spéciale fête des mères se démarque de leur registre par la beauté des paroles.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 20:15

Les régionaux de Mauvaise Herbe sont les premiers à ouvrir le feu ce samedi, troisième et dernier jour du festival. Nombreux sur scène, le groupe se divise entre une formation hip-hop et une formation plus rock, mixant MC armés de micros et instruments plus traditionnels.

 

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L’ensemble, musical, fonctionne bien et aborde des thèmes classiques pour le genre. Un texte éponyme sert de prétexte au groupe pour motiver les spectateurs, tandis que leur chanson spéciale fête des mères se démarque de leur registre par la beauté des paroles.

 


Petite impasse sur Swif Nebaza et la grande scène se retrouve parée du quatuor angevin de La Phaze. Ceux-ci ne perdent pas une minute et s’attaquent rapidement à leur répertoire, intégrant un maximum de chansons de leur dernier album « Psalm & Revolutions ». Leur pungle infernal lève les foules et l’apport de Cedric, homme-orchestre dans son projet solo Undergang, fait monter la sauce très très rapidement. Dany au chant est ce soir en grande forme, comme du reste tout le groupe, et offre une prestation de qualité, énergique et dynamique, son seul mot d’ordre semblant être l’efficacité.

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Devil Game
sera le seul détour par l’album « Miracle », le groupe ressortant des cartons la chanson R.A.S initialement écrite en 2007 face à la montée du front national. Agités, motivés, rageurs, les qualificatifs ne manquent pas pour ceux qui parcourent l’Europe depuis la sortie de leur nouvel album il y a quelques mois, revenant d’une tournée en Espagne et en Ukraine. L’explosion sonore de leurs compositions se finit en beauté sur Assaut Final et Nouveau Défi, deux chansons en français du groupe, engagées et volontaires, aux paroles crues, dures et vraies, concluant avec un peu de retard leur set, mais ô combien salué par les festivaliers !

 

 

 

Le trio d’Heartbeat Parade prend le relai sur la scène alternative. Le groupe n’est pas en reste d’énergie et de gros son et les trois musiciens se donnent un mal fou à contenter la foule. Pari réussi pour le musique à la croisée du rock et du metal, aux vertues sautillantes bénéfiques et aux rythmes implacables.

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Guitares et basses virevoltent, les maillots jaunes du groupe parcourant la scène, rappelant au passage le don du Michel de savoir dénicher de nouveaux groupes et découvertes régionales. Heartbeat Parade fait indéniablement parti de cette catégorie et rempli son contrat avec brio, réchauffant les cœurs à mesure que la nuit tombe.

 

 

Les échos rastafari font vibrer la grande scène tandis que Groundation monte sur scène. Autour de leur leader – guitariste-chanteur – ce sont des choristes, cuivre, bassiste, guitariste, batteur et clavier qui prennent part à l’aventure Groundation.

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Pour l’anniversaire célébrant les 30 ans de la mort de Bob Marley, le groupe a choisi de proposer dans l’ensemble de ses concerts, des reprises du roi du reggae, la plupart méconnue du grand public. La pluralité des instruments et les influences métissées résonnent sur les plaines du Michel, remplies d’afficionados du mouvement aux sonorités jamaïquaines.

 

 

Le temps de préparer en quatrième vitesse une interview exclusive ou presque des Bloody Beetroots, Gablé me passe sous le nez.

 

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Les échos du concert me parvenant me laisse penser que j’ai loupé un truc. A revoir lors d’un prochain concert ou festival !

 

 

Le duo français de Raggasonic est le suivant sur la liste, vibrant de sincérité et d’énergie. Leur flow continue déchaîne la foule qui hurle et se secoue au rythme des beats déferlant de la scène au fond du Jardin du Michel, le regard noir des deux hommes parcourant la foule.

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Plutôt doués rythmiquement et musicalement, les paroles du groupe ne me convainquent pas pour autant à chaque fois.

 

 

 

Who Knew ensuite, à défaut d’être connu de mes esgourdes tient bien la route, idéalement programmé au milieu de la nuit, transition alternative entre Raggasonic et les Bloody Beetroots, signal vibrant d’un renouveau culturel et musical. Post rock halluciné mixant rock et sonorités électroniques, Who Knew distille ce qu’il faut de bien être et d’énergie pour tenir éveillé le public sans pour autant lui détruire les oreilles.

 

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Photo : Ugo Schimizzi

 

Encore un bon point à Jérôme Daab, le programmateur et directeur artistique du Festival. La demi-heure de retard accumulée tout au long de cette journée privera le groupe de la fin de leur set afin de placer les Bloody sur leur rampe de lancement dans leur office de clôture du festival.

 

 

Lorsque les lumières s’éteignent pour l’avant dernière fois, la foule peine à se contenir et le feu d’artifice lumineux qui s’en suivra marquera aussi le début d’une déferlante de bruit tant côté public que côté scène. Pas de doute, le binôme masqué des Bloody Beetroots vient bien de prendre en main le Jardin du Michel, et la folie de Byff Cliro, maître du projet et pour le coup également maître des lieux n’aura de limite que la puissance de son show.

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Les Bloody Beetroots ne laisseront pas de répit aux quelques 7000 personnes présentes ce soir et assènent chanson après chanson la fureur de leur live crépitant. Quand arrive conjointement un batteur et Dennis Lyxzén, le chanteur de Refused et The (International) Noise Conspiracy pour un remix phénoménal de « New Noise », les lignes compactent des festivaliers se tendent et se détendent à n’en plus finir, célébrant avec joie la fin de cette 7ème édition du Jardin du Michel.

 

 

L’heure enfin de goûter à un silence mérité, maîtrisé, sauf pour quelques irréductibles, passant leur dernière nuit sur le camping, terminant leur week-end de bonheur et de musique.     

 

 

Photos : Juliette Delvienne

Article : Ugo Schimizzi

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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 19:42

Première tête d’affiche à se présenter sur la grande scène, Sinsemilia, tout comme les Ogres de Barback la veille et La Phaze le lendemain, joue à l’heure presque matinale de 19h10. Qu’importe, ils font du soleil, de la lumière et des températures encore très agréables des atouts pour leur show « d’une petite heure seulement ». Tous sourires, passionnés et vivants, ils répètent à plusieurs reprises leur bonheur d’être toujours là, 20 ans plus tard, glissant au passage un petit message promo quant à leur tournée de fin d’année, « d’une quinzaine de dates seulement » , pour fêter cette double décennie de concerts.

Complice, le groupe l’est également avec le public et toute la troupe ne boude pas son plaisir, courant et sautant à travers la scène. Plutôt authentique malgré le succès, comme ils le soulignaient peu avant en conférence de presse, Sinsemilia accepte le succès de Tout le bonheur du monde en s’en servant comme une entrée pour certains pour découvrir leur univers. Face aux critiques, ils répètent leur soutien à cette chanson, qui peut ne pas plaire à tout le monde artistiquement parlant, mais qui a malgré tout été écrite avec le cœur et qu’ils continuent à défendre. Grand frère de Dub Inc et de Danakil, Sinsemilia reste une valeur sûre du mouvement, les auteurs d’excellentes reprises de Brassens mais aussi les créateurs de Douanier 007, hymne du groupe, à l’orchestration revisitée pour l’occasion.

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 22:46

La deuxième journée démarre avec les sympathiques orange men du groupe Sam Gratt. Aux classiques guitare, chant et batterie s’ajoutent une trompette et une contrebasse donnant l’occasion aux premiers spectateurs de swinguer sous un chaud soleil d’un presque été.

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Sam Gratt - Photo : Ugo Schimizzi


Le groupe se classe dans une dynamique chanson française aux paroles agréables et drôles. L'ensemble, fier créateur du mouvement swunk, doit démontrer à mon sens (et celui de Sylvain surtout qui a déjà vécu l’expérience), toute son efficacité en salle, dans une ambiance plus intimiste et conviviale.

 


Côté scène alternative, ce sont les messins de The Yupps qui mettent leurs amplis en marche. Chapeau de paille, lunettes de soleil et vêments multicolores invitent les spectateurs a sombrer dans un océan de mélodies.
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The Yupps - Photo : Ugo Schimizzi

Le son, très anglo-saxon rappelle pas mal toute la joyeuse clique de groupes en the desquels les Yupps ne se démarquent pas encore, et qui espéront-le s’en détacheront dans les années à venir. Sur scène, le groupe joue le jeu et fait le show, laissant leur égo éclater sur scène mais assurant tout de même un spectacle agréable.

 


Première tête d’affiche à se présenter sur la grande scène, Sinsemilia, tout comme les Ogres de Barback la veille et La Phaze le lendemain, joue à l’heure presque matinale de 19h10. Qu’importe, ils font du soleil, de la lumière et des températures encore très agréables des atouts pour leur show « d’une petite heure seulement ». Tous sourires, passionnés et vivants, ils répètent à plusieurs reprises leur bonheur d’être toujours là, 20 ans plus tard, glissant au passage un petit message promo quant à leur tournée de fin d’année, « d’une quinzaine de dates seulement » , pour fêter cette double décennie de concerts.

 

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Sinsemilia - Photo : Juliette Delvienne

Complice, le groupe l’est également avec le public et toute la troupe ne boude pas son plaisir, courant et sautant à travers la scène. Plutôt authentique malgré le succès, comme ils le soulignaient peu avant en conférence de presse, Sinsemilia accepte le succès de Tout le bonheur du monde en s’en servant comme une entrée pour certains pour découvrir leur univers. Face aux critiques, ils répètent leur soutien à cette chanson, qui peut ne pas plaire à tout le monde artistiquement parlant, mais qui a malgré tout été écrite avec le cœur et qu’ils continuent à défendre. Grand frère de Dub Inc et de Danakil, Sinsemilia reste une valeur sûre du mouvement, les auteurs d’excellentes reprises de Brassens mais aussi les créateurs de Douanier 007, hymne du groupe, à l’orchestration revisitée pour l’occasion.

 


La conférence de presse de High Tone me prive du show des Plus Guest, c’est donc pour AaRON que je reviens face à la grande scène. Le groupe, à la formation plutôt atypique (un acteur français/anglais et un ancien guitariste de Mass Hysteria en reconversion), propose une pop à sourires, accompagné sur cette tournée par d’autre musiciens, dont un batteur et un clavier.

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AaRON - Photo : Juliette Delvienne

De passage au JDM, le groupe s’envole ensuite pour New York, justifiant sa réputation de groupe international à succès, notamment propulsé par le film Je vais bien ne t’en fait pas et la chanson star du film, U-Turn (Lili), qui a depuis tournée en boucle sur les radios, comme plusieurs autres de leurs titres.
Le public apprécie, reprend les chansons en cœur, alors que le soleil décline doucement.

 

The Inspector Cluzo arrive à la nuit tombée, envoyant les décibels aussi vite et fort qu’ils crient leur haine de AaRON et de pas mal d’autres choses d’ailleurs. Les deux gascons, simplement vêtus d’une guitare et d’une batterie, chantent en anglais leur rage et varient leurs registres du gros rock testostéroné à des chansons foutrarques basculant dans des aigus hasardeux. Sur la scène flotte un fier drapeau de Mont-de-Marsan, leur ville d’origine, tandis que ballon de rugby et maillots aux couleurs de l’équipe locale dressent le portrait d’un « groupe de bouseux, qui joue pour les bouseux ». C’est leur combat, et celui-ci dure depuis 3 ans maintenant, le groupe ayant parcouru plus de 27 états et donnés quelques 480 concerts, le chanteur soulignant au passage sa haine de la France et son impossibilité d’avoir pu y jouer et y être accepté. Leur chanson phare « The French Bastards » s’est retrouvée n°2 au Japon derrière Lady Gaga, électrise la foule et montre toute la puissance et l’efficacité du duo sur scène. A souligner au passage que le groupe a été invité dans les plus grands festivals, Sziget, South By Southwest, Lowlands festival en tête !

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The Inspector Cluzo - Photo : Juliette Delvienne

Au passage, Malcolm le guitariste rappelle tout son mépris pour les groupes de musique électronique, à leur sens factice et ne faisant pas de musique. « Nous on fait de la merde, mais au moins vous voyez exactement ce qu’on joue. On a pas de samples, pas de boucles ni d’enregistrements ». Dédicace aussi au bassiste, absent dans le groupe et qui a sa chanson : Fuck Bass Player. Le message est passé. Les punitions se succèdent face à un public jugé trop mou qui se réveillera bien assez vite. Bien que cette rapide description bordélique ne présente que bien mal et partiellement la prestation du groupe, leur show fut un véritable plaisir et une découverte certaine, expérience unique que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que pour un petit jeté de cymbale !

 


Le très engagé Tiken Jah Fakoly entre en scène, courant encore et encore alors que les éclairages vert, bleu et rouge envahissent le plateau.
Tiken Jah Fakoly. Un nom qui fait souffler un vent d'espoir sur le continent Africain. Un vent chaud et puissant qui étend son voile de bonté et de courage sur les terres du Michel, à Bulligny.
Cela fait deux décennies déjà que ce quadragénaire forge la jeunesse à ses mélodies tant révoltées que réfléchies. Exilé au Mali depuis sept ans, l'ivoirien voit sa maison au travers de l'Afrique toute entière qu'il défend, causes après causes. Malgré les injonctions au silence et l'assassinat de ses proches en Côte d'Ivoire, le chanteur perpétue sa croisade sur tout le continent émergent.

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Tiken Jah Fakoly - Photo : Juliette Delvienne

Célèbre et célébré, Tiken Jah Fakoly chante au nom de ses frères, peinant à s'établir dans un monde globalisé, mondialisé. Ses textes sont forts comme les guerres, fragiles comme les corps meurtris qui les subissent. Il suffit de regarder les titres de ses chansons pour comprendre l'imaginaire que ce messager veut nous transmettre : « Il faut se lever » ; « délivrance » ; « laisse-moi m'exprimer ». Si Fakoly rassemble les peuples, s'il regroupe les foules et surtout les jeunes, c'est bien parce que son discours résonne dans les cœurs. Ces besoins de liberté et d'ouverture, il les hurle en chansons à chacune de ses apparitions, se battant contre l'exclusion, la corruption, l'exploitation - ces dépendances que le monde voudrait imposer à ce grand territoire flagellé depuis des siècles. Avec ses armes de paix, ses mélodies et ses instruments, le musicien multiplie les rencontres et les participations aux côtés d'autres acteurs fort de la musique : Manu Chao, Dub Incorporation, Les Ogres de Barback. Virulent, vivant, vrai, Tiken Jah Fakoly est avant tout un artiste engagé. Et particulièrement auprès de l'enfance, de surcroit depuis 2009, lançant alors l'opération « un concert une école ». Prônant l'éducation pour tous, il préconise notamment de « donner les mêmes chances à tout le monde, à tous les enfants ».

Plus qu'un concert, Tiken Jah Fakoly offre un moment de vie, un plongeon dans un maelström de savoir et d'idées pour s'élever et partager, ensemble. 

 

Difficile de lui succéder. C’est The Gaslamp Killer qui a cette lourde tâche, poursuivant plus dans le registre dément de Inspector Cluzo que le combat engagé de Tiken Jah Fakoly. Seul face à ses platines, l’homme a toute la panoplie du mouvement hipster.

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The Gaslamp Killer - Photo : Ugo Schimizzi

 
Cheveux en bataille et bouclés, lunettes noires rondes, moustache et barbe de quelques jours, un sweat-shirt épais et aux couleurs hétéroclites, l’américain semble dans son élément, entouré d’un simple halo bleuté. Agité, il fait danser la foule pendant une heure, variant mix et remix, jouant sur les temps et les contre-temps en musicien acéré, authentique et stimulant from L.A.

 


High Tone clôture cette deuxième journée sur la grande scène, devant un public encore très nombreux alors que sonne 1h du matin. Fer de lance du mouvement dub à la française, marqué notamment par la présence de leur batteur au centre de la scène, les lyonnais assurent dans leur régularité et leur qualité. Amoureux des machines, le quintet se meut dans un décor minimaliste, aux légers accents steam punk, dotés de lampes au design fin, en harmonie avec les platines et les écrans en fond de scène.

 

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High Tone - Photo : Juliette Delvienne


Quelques nappes de guitare réhaussent un peu plus des compositions millimétrées, savantes, aux sonorités piochant dans divers influences à travers le monde. Tout comme lors de leur passage deux ans auparavant au Cabaret Vert, leur prestation est irréprochable, l’apport des lumières renforçant la puissance de leur prestation. Une petite heure plus tard, la foule se réveille hagard, le temps étant venu de poursuivre la fête au camping ou de tenter de kidnapper quelques heures de sommeil, la dernière journée s’annonçant agitée.

 

 

Article : Ugo Schimizzi

Photos : Juliette Delvienne / Ugo Schimizzi

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Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 17:25

 

 2006. Le monde ne le sait pas encore, mais un bouleversement musical va se produire cette année-là. En effet, en fin d’année, un jeune homme de 27 ans décide d’enregistrer une vidéo de l’une de ses compositions et la poste sur un célèbre site de streaming. Drifting, extrait de l’album « Art of Motion », permet à la planète musicale de découvrir un artiste hors du commun tant par sa manière de jouer de la guitare acoustique que par la qualité de ses compositions. Andy McKee fait son apparition et le succès est fulgurant. 29 millions de vues pour Drifting et plusieurs millions pour ses autres vidéos. Il s’impose rapidement comme une référence dans le genre. C’est cette simple vidéo qui lui permettra de réaliser son rêve et de tourner partout à travers le monde. Y comprit à Metz…

 

Inutile de préciser que, petit guitariste amateur que je suis, j’admire Andy McKee et son style de jeu si particulier et reconnaissable entre tous. McKee est l’un des artistes les plus connus de la planète Internet et, sans conteste, l’un des plus talentueux. Une technique impeccable, une originalité dans ses compositions et des instruments plutôt intrigants (j’y reviendrai…) font de cet homme un OVNI dans le paysage musical actuel. C’est donc avec une impatience rare que je me suis rendu, mercredi soir, à la Chapelle des Trinitaires à Metz pour vous faire partager cette soirée.

 

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Après une attente relativement courte, c’est du premier rang de la salle que j’observe la rampe de spots bleus éclairer les trois guitares sur scène tandis que le reste de la pièce est plongé dans la pénombre. Une chose est certaine, le Monsieur sait se faire désirer. Il faudra attendre cinq minutes de plus avant de voir un petit bonhomme un peu rond s’avancer sur scène, une sangle de guitare enroulée dans la main, un grand sourire aux lèvres. Un rapide signe à la foule, et il s’empare de la guitare la plus à gauche. D’apparence plutôt banale, celle-ci est de loin la plus spéciale des trois présentes : les frettes (ces petites tiges que vous pouvez voir le long du manche et qui délimitent les « cases ») ne sont pas, comme d’ordinaire, perpendiculaires à l’axe du manche, mais inclinées d’un angle allant approximativement de 60° au niveau de la caisse, jusqu’à 120° à l’approche de la tête. Cette guitare unique en son genre, Andy est le seul capable d’en jouer. Certains ont essayé, aucun n’a réussi. Et lorsqu’on voit ce qu’il en fait, on ne peut plus douter de son talent.

 

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Après un « Bonsoir » en français, c’est en anglais que l’artiste nous parle du premier morceau de la soirée, Art of Motion, et attaque tranquillement un concert qui s’annonce, d’ores et déjà, grandiose. L’ambiance est immédiatement installée. Le public est silencieux et respectueux de celui que beaucoup considèrent comme un véritable Dieu. Une brève hésitation se fait même sentir à chaque dernière note avant de lancer la salve d’applaudissement, chacun cherchant à savoir si Maître McKee va continuer à dispenser sa leçon ou si le moment est venu de laisser éclater son enthousiasme et sa joie.

 

 

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Quelques mots au public, et c’est au tour de Everybody Wants to Rule the World, reprise des célèbres Tears for Fear, de venir nous bercer. Car s’il est une chose certaine avec la musique d’Andy, c’est qu’elle est tout ce qu’il y a de plus apaisante et semble, d’après ce que j’ai pu voir du personnage, refléter exactement le caractère de son interprète. En effet Andy semble être une personne relativement calme. Ouvert, drôle et généreux, il n’hésite pas, entre chaque morceau, à prendre quelques minutes pour présenter le prochain et donner quelques explications à son sujet mais aussi ses influences, ses inspirations… Un véritable instant de partage et de simplicité que nous propose le guitariste.

 

Après quelques morceaux, Andy repose sa guitare pour s’emparer de sa guitare-baryton (à la magnifique caisse verte) et se lance dans une nouvelle série de chansons, toujours entrecoupées de petites anecdotes. Nous apprenons ainsi que son attrait pour la guitare acoustique lui est venu de Michael Hedges, qu’il a apprit la guitare comme tout le monde, en recopiant les soli de ses groupes préférés, ou encore, dans un autre registre, qu’il est nouvellement père de famille depuis huit semaines.

 

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Un dernier morceau avant l’entracte, et c’est avec Away qu’Andy tire sa révérence pour une pause d’une vingtaine de minutes. Un morceau qu’il joue d’ailleurs sur sa guitare-harpe, un instrument presque aussi étrange que son propriétaire et qui est constitué de deux parties. La première est une guitare acoustique tout ce qu’il y a de plus normale. La seconde, solidaire de la première, est une sorte de prolongation de la caisse de résonnance dans une protubérance surplombant le manche. On y discerne trois ouïes (ouvertures dans la caisse, traditionnellement rondes sur les guitares) qui servent à propager le son des cordes tendues sur cette partie de l’instrument. Produisant un son assez proche d’une basse, elles permettent à Andy de jouer à la fois la basse, les percussions (en frappant la caisse de sa paume) et la mélodie sur un même morceau.

 

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De retour après vingt trop longues minutes, Andy poursuit sa démonstration de la guitare-harpe avec Into the Ocean et The Friend I Never Met, chansons dédiées à celui qu’il aurait voulu avoir pour ami et partenaire de jeu, Michael Hedges. De retour sur sa guitare-baryton, Andy nous fait une nouvelle fois montre de son talent dans une somptueuse reprise de Tight Trite Night du grand Don Ross. Après un Heather’s Song (chanson nommée en hommage à sa sœur), c’est avec un poignant For My Father qu’Andy poursuit. Un morceau qui ne m’avait jamais marqué, mais qui, ce soir, me donne des frissons.

 

Après une demi-heure, Andy McKee achève sa prestation sur ses très célèbres Rylynn et Drifting et quitte la scène sous les acclamations d’un public qui ne saurait en rester là. Premier retour de l’artiste pour un rappel. S’éclipsant à nouveau à la fin du morceau, il est contraint de revenir une seconde fois pour nous interpréter une reprise de celui qui, décidément, aura eu une place plus qu’importante sur cette scène ce soir. Ragamuffin de Michael Hedges sonne le glas d’une soirée mémorable empreinte de poésie, de paix et de bonnes vibrations. La générosité dont McKee aura fait preuve tout au long de la soirée ne connaîtra pas de limite et l’amènera à traverser la foule après le set pour s’installer à une table et démarrer une séance d’autographe et de discussions diverses avec ses fans.

 

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Andy Mckee, un artiste simple, doué et talentueux, qui ne cherche pas à épater la galerie, mais simplement à faire ce qu’il aime pour toucher un maximum de gens. De par ses sourires, ses regards et ses paroles, il vous donne envie d’entrer avec lui dans ce monde de notes et de rythmes qui est le sien et dont on ne voudrait, tout simplement, jamais sortir. Un humain comme on aimerait en voir plus souvent sur scène…

 

 

Photos : Samantha Rodriguez

Article : Dom' Panetta

 

 

 

Plus d'informations sur Andy McKee :

http://www.andymckee.com/

 

 

Un concert Notice France :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations sur Notice France :
http://www.myspace.com/noticefrance

 

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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 13:29

En attendant le récit du vendredi et du samedi que nous avons passé au Jardin du Michel, ainsi qu'un lot de photos, nous vous proposons de revivre en quelques images, l'ambiance particulière du JDM 2011, qui restera à n'en pas douter un très grand cru !

A venir également l'interview des Bloody Beetroots ainsi que celles de Groundation et La Phaze !

 

 

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Photos par Juliette Delvienne

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