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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 19:09

Avec Foals, c’est comme à la maison !

 

Arrivée juste à temps pour les balances à 17h à L’Atelier (Luxembourg), c’est l’occasion de discuter avec des membres du groupe. Jimmy Smith guitariste et Walter Gervers bassiste, se disent contents de ne pas jouer sur un festival ce soir, afin de ne pas être limité en temps. Ils raviront donc leur public de douze chansons contre neuf, mélangeant leurs deux albums, sortis successivement en 2008 et 2010.    

 

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Après une première partie assurée par un groupe luxembourgeois, Artaban - qui s’est révélée intéressante seulement vers la fin - c’est au tour du groupe de Yannis Philippakis d’entrer sur scène. Celle-ci ayant été préparée avec beaucoup d’attention, même la tisane et la Ventoline sont là, pas de chichis entre nous. Et c’est d’ailleurs en chaussettes (dépareillés) qu’Edwin Congreave arpante la scène, comme à la maison ! 

 

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Le concert commence par Blue Blood, tout comme sur le dernier album Total Life Forever. Puis les chansons s’enchaînent, malgré leurs différences rythmiques et c’est peut être ça d’ailleurs la force de Foals, réussir à passer de l’une à l’autre sans obstacle (même les techniques !). On notera la force et l’énergie dont Yannis, le leader, a fait preuve quand il s’agissait de lancer des amplis, monter dessus ou s’élancer dans la foule. Mais ce qu’on n’oubliera pas surtout, c’est le (déjà) culte  Spanish Sahara, une merveille en live. Foals à l’Atelier c’était beau et intense.

 

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Set list :

Blue Blood

Olympic Airways

Total Life Forever

Balloons

Miami

Afterglow

2 Trees

Spanish Sahara

Red Socks Pugie

Electic Bloom

Rappel :

 Cassius

 Two steps, Twice

 

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Article et photos : Morgane Aubry

 

 

Plus d'informations sur Foals :
www.myspace.com/foals

 

 

Plus de photos de Foals :

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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 19:12

 

Rock A Field, 26/06/2011 – Roeser, Luxembourg

“Now bounce you schizos and see you at the show!”

 

 

Ah, le temps des festivals, la musique en plein air ! Dès juin les gros festoches se préparent un peu partout, avec leurs line-ups impressionnants, leurs publics en bikini et leurs gobelets de bière. Mais les « petits » évènements peuvent aussi s’avérer fort intéressants quand il s’agit d’éviter la baston avec 50.000 fans pour avoir une place acceptable dans le public. Le Rock A Field, qui se déroule à Roeser, Luxembourg, attire depuis six ans un public de plus en plus nombreux, et pour cause ! Une bonne organisation, un cadre sympathique, des groupes en forme… Le 26 juin a prouvé une fois encore que le Rock A Field n’est plus un petit festival mais un évènement pro qui vaut son pesant de cacahuètes.

 

Le Rock A Field, c’est, pour son édition 2011, 18.000 spectateurs sur un terrain de 20.000m² en plein milieu d’une forêt, et surtout 15 groupes qui s’enchaînent sur deux scènes de 11h à 1h du matin. Malgré l’annulation de Blink 182 – ayant délaissé les festivals pour cet été suite à un retard dans leur nouvel album - la prog restait alléchante et diversifiée.

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« Boom boom » crient les basses dans les bois qui mènent au site. Midi, sous le soleil de plomb, les Allemands de Project54 entament leur set punk-rock devant un public encore clairsemé mais enthousiaste. Les techniciens s’affairent aux derniers préparatifs et les festivaliers s’installent sur leurs serviettes, lunettes de soleil sur le nez. Faire bronzette avec du bon son dans les oreilles, en attendant les têtes d’affiche… Entre une Currywurst et une petite bière, on jette un coup d’œil aux groupes qui ouvrent le festival avec des sets courts. Les anglais de You me at six, sacrés « Best British Band 2011 », restaient majoritairement inconnus dans nos pays francophones-ou-presque. Leur prestation leur vaut un accueil chaleureux du public, entraîné par les mélodies efficaces du groupe de pop-punk.

 

Trente-cinq minutes plus tard, Versus You prend la relève sur la petite scène. Le jeune groupe de punk luxembourgeois, dynamique et expansif, fait lever quelques adeptes du bronzage qui viennent élargir le public. La curiosité est remplacée par la fête à l’arrivée de The Gaslight Anthem sur la scène principale. Difficile de passer à côté de leurs influences ; leur rock aux accents punk et les boutades du chanteur chantent l’Amérique bonne vivante et une rébellion subtile à la Springsteen. Impossible de se sortir High Lonesome de la tête. Mais est-ce qu’on en aurait seulement envie ? C’est un gros coup de cœur pour le groupe du sympathique Brian Fallon.

 

All time low prend la suite de justesse. Le bus de tournée de la bande de Baltimore ayant eu une panne sur le chemin, l’orga du Rock A Field a dû les rapatrier vers le Luxembourg en avion et en urgence, sans leur matériel. Le groupe pop-punk a donc livré un set entièrement acoustique, et joué sur la situation pour proposer une ambiance intimiste et proche du public. Un sauvetage tout en beauté.

 

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Le metal fait ensuite son entrée dans le festival avec Volbeat ; le groupe danois compte un nombre impressionnant de fans (et de toute évidence de très bonnes ventes de t-shirts). Volbeat, on aime ou on déteste. Mais ce qu’on ne peut pas leur reprocher, c’est d’avoir une identité bien à eux ; en se réclamant de Metallica et d’Elvis, ils lançent un drôle de mélange avec une puissance qui fait hurler et bondir le public. Du bon gros son qui secoue les fans et attire les curieux.

 

Une bière plus tard et de nouveau sur la Startin’ stage, on retrouve Jimmy Eat World. Alors qu’ils n’ont plus rien de « startin’ », on note tout de même la présence d’ados tout frais qui se bousculent au premier rang, perplexes devant le nombre d’adultes présents dans la foule. Jimmy Eat World, c’est un de ces groupes de pop-punk efficace qui existe depuis si longtemps qu’il réunit plusieurs générations de fans. Et le groupe en est conscient. A travers une setlist élargie jusqu’à leurs premiers albums, ils comblent le public avec une prestation généreuse. Des solos de guitare qui font danser jusque dans les rangs du fond, on en sort avec un bête sourire aux lèvres.

 

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Pendant le set de Jimmy Eat World, le public luxembourgeois s’est déjà rassemblé autour de la scène principale pour De Läb. Peu connu hors du Grand Duché, ce groupe de rap y fait pourtant des émules… On surprend quelques t-shirts Volbeat à bouger la tête en riant grassement, mais sans s’éloigner pour autant. De Läb a un sens du rythme et capte l’attention malgré son manque de notoriété auprès de la majorité du public.

 

En se baladant ici et là, après avoir acheté un t-shirt (15€ le t-shirt officiel du festival, ça reste très honnête) et compté les filles en soutien-gorge, on se fait happer par une masse de zombies. A peine De Läb ont-ils fini leur superflow que les premières notes d’un macabre Ô Fortuna résonnent sur la Startin’ stage, attirant la quasi-totalité de la population du festival qui nous prend dans son sillage. Bullet for my Valentine, c’est une concentration de fans telle que le pogo de devant existe toujours à trente mètres de la scène. Et le groupe livre un concert cinglant et grandiose, techniquement impeccable mais un peu froid à mon goût. Probablement l’aura de Jimmy Eat World qui traîne encore sur la scène…

 

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A la fin de la prestation de Bullet, le public sonné erre sans tout de suite retrouver la scène principale... Mais finit par venir headbanger sur une autre musique : Die Fantastischen Vier, groupe de hip hop allemand qui réussit un de ces miracles qu’on ne voit qu’en festival. A savoir : se faire apprécier de personnes qui n’auraient jamais ô grand jamais écouté ce genre de musique. Et j’avoue, j’en suis ! Une vraie prestance sur scène, une vraie participation du public et surtout de l’humour… Rien à redire, et surtout pas sur le choix des samples venus du fin fond des nineties. Que du bon.

 

The Wombats, petit groupe de rock anglais qui ne manque pas non plus d’humour, a été l’une de mes raisons de participer au Rock A Field. Comment ne pas être ravie qu’un groupe si peu connu dans nos contrées montre son nez dans un festival ? J’ai vite compris mon erreur en voyant la masse impressionnante du public, déjà rassemblé bien avant l’arrivée des marsupiaux sur scène. The Wombats, ce sont les nouvelles coqueluches du Luxembourg, où leur single « Jump Into the Fog » fait un carton. C’est donc devant un public en délire que les Wombats ont enchaîné les tubes, à force de bonds et de riffs déjantés, avec une énergie dingue et des vannes lancées à tout bout de champ. En délire, et convié à se passer de la crème solaire après que le chanteur ait « remarqué quelques écrevisses ».

 

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L’une des plus grandes attentes du public, c’est Arcade Fire. C’est avec une candeur complète que je me retrouve au premier rang pour le concert de ce groupe dont je ne sais rien, excepté que tout le monde connait sauf moi. Sans savoir du tout à quoi m’attendre, je me visse à ma place de privilégiée en tâchant de ne pas me faire repérer comme « n’ayant rien à faire là ». Mais très vite, je l’apprécie, ma place. Et la candeur, je la garde. S’il y a une chose à savoir à propos d’Arcade Fire, c’est que la musique n’est que 50% du groupe. Ce soir-là c’est un véritable spectacle qu’ils livrent ; mise en scène, vidéos mêlées d’images d’archive étranges et d’images live, une présence folle sur scène, pour chacun d’eux, des instruments improbables et surprenants… Pendant une heure, on écoute autant qu’on regarde quelque chose qui s’apparente à un film de David Lynch qui serait devenu sympa, ou un ami un peu barré qui nous raconte des histoires poétiques. On voyage. Et quand c’est fini, on cligne des yeux jusqu’à réaliser que tiens, on est dans un festival, c’est vrai !...

 

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C’est donc sur un petit nuage que l’on rejoint la Startin’ stage pour accueillir Elbow, dont les mélodies calmes et étranges mettent en place une atmosphère particulière. Et apaisante, surtout. L’univers d’Elbow a envoûté bien des curieux malgré les impatients restés pour attendreArctic Monkeys devant la scène principale. Loin des rythmes effrénés entendus toute l’après-midi, le groupe anglais a su créer une ambiance attentive dans le public, et en a conquis plus d’un. A la sortie du concert, les « beautiful » fusaient plus fort que les applaudissements.

 

Bien avant le début du concert, la bande de Sheffield a rassemblé tous les retardataires sur la pelouse devant la scène principale. Arctic Monkeys, c’est LA tête d’affiche du Rock A Field, et ceux qui ne se pressent pas pour les voir se comptent sur les doigts d’une main. Et à raison ! Une fois n’est pas coutume, Alex Turner est d’humeur sociable : il semble avoir trouvé une nouvelle passion pour le mot « Luxembourg » (« Leukseumbeuuug »), s’essaie au français et entame un vague strip-tease sur scène. Le groupe lance un Library Pictures tout frais du nouvel opus, comme une introduction qui soulève déjà la foule, et enchaîne avec le très brut Brianstorm. Contrairement à Arcade Fire, la volonté n’est pas dans la fioriture. Avec les Monkeys, c’est de la musique, uniquement de la musique, et avec une puissance renversante. Les titres choisis mêlent habilement nouveau et ancien, avec une nette unité dans la force des chansons ; de la puissance sombre de Pretty Visitors au rythme fou d’I bet that you look good on the dancefloor (gimmick du Rock A Field 2011), le public en a pour ses attentes, et bien plus encore. A peine un Do me a favour pour souffler sur la fin, le concert a été violent, presque bouleversant. Le groupe joue le jeu du rappel avec des titres attendus et appréciés. Alex nous fait l’honneur de briser le mythe et de, pour une fois, ne pas partir avant la fin de 505, qui a arraché bien des larmes dans le public… Des sourires et des baisers à tour de bras, c’est plus qu’on n’osait en demander à ce fou de musique qui ose peu souvent être fou de son public. Chapeau, le feeling passe dans les deux sens et personne n’en sort indemne.

 

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C’est donc la tête sonnée et un sourire béat aux lèvres que nous avons rejoint la Startin’ stage une dernière fois pour écouter Goose, un groupe belge d’electro-rock qui a rassemblé tous ceux qui voulaient prolonger la nuit. On y entend des rythmes sympathiques, mais Arctic Monkeys laisse toujours un souvenir trop prégnant pour intégrer directement quelque chose d’autre. On se contente de rentrer, les jambes molles et la tête pleine, et de faire le bilan dans la navette.

 

 

 

Bilan organisation : « bon, j’y retourne l’an prochain ou pas ? »

 

Question organisation, le Rock A Field n’a rien à envier aux voitures teutonnes. « Deutsche Qualität » ? Allez donc voir la « Grand-Duché Qualität ».

 

 

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Accès : *****

Garée à Bettembourg, montée dans une navette qui s’est quasiment matérialisée à mon arrivée à la gare, dix minutes de trajet et une balade dans les bois pour atteindre le site. Même pas le temps de comprendre ce qui se passe. Pour le retour, pas plus de cinq minutes d’attente pour une navette. C’est fluide, rapide, précis et surtout gratuit.

 

Communication : ****

Avec un bon site web bourré d’infos pour se préparer, et surtout rédigé de façon très conviviale, on a l’impression d’aller faire un barbecue chez un copain. Mais un copain qui a absolument tout prévu, et qui te dit que ce sera super, mais s’il te plaît utilise les toilettes, ne te soulage pas dans un buisson, pour le respect de chacun. Un bon compromis entre l’esprit bon enfant du festival et son côté indéniablement professionnel. Petit bémol néanmoins : le feuillet livré à l’entrée, sous forme de magazine avec un article sur chaque groupe, était une excellente idée… Par contre, la qualité des articles, extrêmement inégale, et les traductions des interviews peu compréhensibles laissent penser que le quotidien L’Essentiel n’était pas le partenaire le plus crédible pour le Rock A Field.

 

Scènes : ****

La scène A, gérée par l’Atelier et destinée aux « gros » groupes, a vu sa pelouse généreusement squattée pendant toute la journée par des danoises en bikini, ce qui vaut bien une étoile. La scène B, sponsorisée par la BGL/BNP était confusément baptisée Startin’ stage, ce qui a valu bien des grognements de la part des fans de Bullet for my Valentine et de Jimmy Eat World, groupes qui n’ont clairement plus besoin d’être « lancés ». Bien que plus petite, l’espace prévu pour le public était appréciable. Nouveauté face aux problèmes des insolations de l’année passée, un chapiteau a été mis en place entre les deux scènes. L’enchaînement des groupes sans superposition des horaires a été très apprécié, et les plus courageux ont pu voyager d’une scène à l’autre pour voir tous les concerts, sans en rater une minute. On regrettera tout de même l’impossibilité d’entendre le moindre « pouet » venant de la scène B si l’on est devant la scène A à garder sa place pour le prochain groupe. Et ce malgré l’écran qui diffuse le concert qui se déroule à côté. (The Wombats sans le son, ça perd toute sa saveur… Même si du coup on réalise que le chanteur ressemble étrangement à Coluche.)

 

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Sonorisation : ****

A part l’incapacité à entendre d’une scène à l’autre, rien à dire. Son impeccable, aucun problème à noter pendant les prestations.

 

Manger et boire : *****

Le choix ne se résume pas à manger des frites et boire de la bière. On apprécie la présence de la très locale Currywurst, et la possibilité de se faire un repas wok-champagne à toute heure. Et en plus les serveurs ne sont pas en stress et ont le sourire. La classe.

 

Propreté : ***

C’est un festival, c’est sale, c’est normal. Point négatif pour le seul point d’eau réduit à l’état de fosse marécageuse dès 15h, et les toilettes chimiques qui, bien qu’au nombre de 80, étaient toutes au même endroit et concentraient donc une odeur telle qu’un no man’s land s’est établi dans un rayon de 10 mètres. A contrario, big up pour la demande de participation aux festivaliers pour le ramassage des gobelets. Ramasser 20 déchets, ça soulage la conscience, et un verre gratuit à la fin, ça soulage la gorge.

 

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Conclusion : Ben bien sûr que j’y retourne l’an prochain !

 

 

Article : Marine Pellarin

Photos : Mariane Oberlin

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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 13:42

Pour la première fois en France, le Canadian Day a eu lieu à Paris ce mercredi 29 juin, dans la joie et l’allégresse s’il est possible d’emprunter la formule à nos voisins outre atlantique des Cowboys Fringants. Organisé par The Canadian Independant Music Association et soutenu par l’Ambassade du Canada à Paris, les provinces de Québec et de l’Ontario et la Maroquinerie qui accueillait l’évènement, le Canadian Day était l’occasion de fêter le Canada en musique.               


Trois groupes étaient donc réunis pour l’occasion, en l’occurrence Jimmy Hunt, Blue Rodeo et Karkwa.
Jimmy Hunt lança la soirée devant un public assis, déjà plutôt fourni, le québécois s’armant de sa guitare et son harmonica, son courage en bandoulière, jouant pour la première fois à Paris (dans une salle, le reste était en appartement. Anyway, c’est une autre histoire !).

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Plutôt habitué aux groupes de rock, pour des raisons de budget (et d’humour), Jimmy Hunt se présenta à nous seul et dépouillé de ses partenaires, tenant toutefois très bien la barque. La voix posée, le regard malicieux, l’homme offrit 45 minutes intenses, d’une musique folk douce et travaillée, accompagnant des textes simples mais entêtants, ponctuant chaque chanson d’un humour bien senti et d’une pointe de timidité.


Blue Rodeo s’installa sur scène vers 20h30, envahissant l’espace d’instruments à cordes, multipliant la diversité des sonorités. Guitare, basse mais aussi mandoline et un instrument non identifié, composé de cordes, se jouant à l’horizontal. Une batterie, deux claviers, le groupe se déploya fastueusement et se régala. De notre côté, c’est pleine route vers la musique folk. La salle était pleine, tout le monde debout et Paris découvrit - ou redécouvrit pour une minorité - Blue Rodéo, un groupe à la carrière longue de près de 30 ans, ayant vendu pas moins de 500 000 d’un de leurs albums. Un phénomène outre atlantique malheureusement très peu connu dans nos contrées.

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Dédoublant leurs entrées vocales, le groupe peut se targuer d’une carrière d’exception et de transporter la salle remplie comme un œuf vers le concert suivant à une vitesse et avec une facilité ahurissante.


C’est donc sous les vivats de la foule que Karkwa entra en scène vers 21h30, respectant un timing millimétré, le duo synthé/basse prenant part d’un côté de la scène, l’autre étant envahit par les deux batteurs-percussionnistes, le frontman du groupe s’adjugeant avec sa guitare et son micro le centre de la petite scène de la Maroquinerie.  
Présenté comme LE groupe de rock alternatif québécois de 2010 – me faisant tiquer au passage en pensant aux cowboys – Karkwa parcours les ondes musicales depuis 13 ans déjà. Quatre albums au compteur, le dernier en date intitulé Le Volume du Vent sorti l’an passé ayant été enregistré non loin de Paris – en compagnie d’un « sti de coq à marde » parait-il.

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Volume sonore énorme, prestation scénique rythmée avec les deux batteurs et le chanteur vivant, regards complices entre les membres, Karkwa rayonna de mille feux sur toute la soirée, les animosités entre la belle province et son pays étant alors effacées pour la soirée.


Une très belle première, pour une fête qui gagnera à être réorganisée et agrémentée d’un peu plus de folklore et de décor canadien. Gageons que la seconde édition ira dans ce sens, ajoutant à la dimension musicale, quelques bonnes idées gustatives et visuelles !

 

 

Article et photos : Ugo Schimizzi

 

Plus d'informations sur le Canadian Day :
http://www.canadianblast.com/

Plus d'informations sur Karkwa :
http://www.karkwa.com

 Plus d'informations sur Blue Rodeo :
 http://www.bluerodeo.com

 

Plus d'informations sur Jimmy Hunt :
  

 http://jimmyhunt.ca/

 

 

Photos de Karkwa :

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Photos de Blue Rodeo :

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Photos de Jimmy Hunt :

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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 17:06

Débarqués sur la scène post-hardcore en 2006, leur single Situations a rapidement permis à Escape the Fate de se faire une place au milieu de la centaines de groupes florissants dans ce milieu depuis quelques années. Actuellement en tournée mondiale pour la promotion de leur 3eme album “Escape The Fate”, les quatre de Las Vegas nous ont fait l’honneur d’un arrêt a Luxembourg-Ville. C’était le 07 juin dernier et nous y étions pour vous.

 

En ce mardi soir de juin, sous une chaleur étouffante et un ciel plutôt nuageux, je m’apprête a assister a mon premier concert d’Escape The Fate. Accompagné depuis deux albums par leur nouveau chanteur, Craig Mabbitt (Ronnie Radke ayant quitté le groupe sous le coup d’une décision de justice suite a sa participation a une bagarre ayant causée la mort d’un jeune homme), c’est avec cette nouvelle configuration que le groupe se produit ce soir.

 

Arrivé relativement tôt devant L’Atelier, un peu trop même, j’entame ma longue attente. L’ouverture des portes, ici, ne se fait jamais avant 20h00 et le ciel menaçant inquiète déjà les quelques fans arrivés avant moi. La popularité du post-hardcore auprès des jeunes est ici plus que confirmée. La vingtaine de personnes présentes devant moi totalise une moyenne d’âge d’environ 15 ans. Les plus vieux arriveront bien plus tard, indifférents à leur positionnement dans une salle où, quoi qu’il arrive, on est proche de la scène.

 

20h00, les premiers arrivés pénètrent dans la salle tandis que les premières gouttes viennent s’écraser sur les retardataires. L’attente a été longue, certes, mais agrémentée par les passages fréquents des membres du groupe, n’hésitant pas à s’arrêter pour signer quelques autographes ou prendre quelques photos avec leurs fans.

 

20h30. Les lumières s’éteignent et les membres du groupe de première partie investissent la scène. Le groupe, d’origine allemande, proposant un style musical relativement proche de celui d’Escape The Fate, chauffera les planches et le public pendant une petite demi-heure. Trente minutes qui ne seront, malheureusement pas mises complètement à profit puisqu’à la fin du troisième morceau, le guitariste rythmique effilera l’une de ses cordes. Cinq minutes lui seront nécessaires pour la remplacer et ce malgré la présence d’un “technicien” aux cotés du groupe (probablement l’un de leurs amis proche s’étant porté volontaire et n’ayant jamais eu a remplacer une corde de sa vie…). Cinq minutes donc durant lesquels il incombera aux trois autres membres de divertir le public. Et, plutôt que d’improviser un morceau ou une reprise a trois, ils privilégieront les blagues et commentaires divers sur la situation, le tout dans la langue de Goethe qui n’était comprise, mardi soir, que par moins de la moitié de l’assistance.

 

À 21H00, après un ultime morceau accompagné d’une chanteuse, les quatre membres du groupe inconnu (dont le nom aura probablement été donné en allemand) quitteront la scène, laissant derrière eux le souvenir d’une prestation de qualité qui aurait, cependant, gagnée à durer plus longtemps.

 

21h30. Les lumières s’éteignent à nouveau, et c’est sous un tonnerre d’applaudissements et d’acclamations que les musiciens d’Escape The Fate s’installent derrière leurs micros ou fûts. La musique démarre immédiatement et c’est Choose Your Fate, suivie de Massacre, duo d’introduction du dernier album du groupe qui ouvriront les hostilités d’une soirée qui s’annonce déjà riche en émotions.  L’énergie du public étant un peu retombée pendant l’entracte, il faudra attendre les premières notes de Ten Miles Wide, titre phare de l’album “This War Is Ours”, pour voir les prémices du déchainement de la foule.

 

Le groupe, quant a lui est impeccable. Les musiciens jouent leurs morceaux avec précision et énergie, tout en n’oubliant pas de garder une certaine mobilité sur les planches. Le chant, modifié par moment pour en assurer la qualité, reste cependant assez proche de ce que le public a l’habitude d’entendre sur les albums. Bref, une prestation professionnelle qui nous en ferait oublier le jeune âge des artistes.

 

Apres un petit interlude linguistique pendant lequel Craig demandera l’assistance d’une personne du public pour traduire ses propos en français (moment mémorable où une charmante demoiselle nous fera la démonstration de ses “talents” dans notre chère langue… Qu’elle n’avait visiblement parlé que par l’intermédiaire de CD d’apprentissage pour niveau cours préparatoire), le concert reprendra de plus belle, proposant toujours un mélange assez équilibré d’anciens morceaux et de nouveaux.

 

Et c’est finalement au tour de Situations, LE morceau le plus connu du groupe, de mettre le feu au poudre de cette soirée et de faire réellement monter la température d’un cran. Température qui restera élevée durant le non moins populaire This War Is Ours mais qui retombera brutalement à la fin d’un The Aftermath (G3) sonnant le glas de la soirée après seulement quarante-cinq minutes de prestation. Trois quart d’heure durant lesquels le groupe n’aura joué, au total qu’un peu plus de trente-cinq minutes. Et alors qu’une vague de déception et de doute parcours la foule, les techniciens s’affairent déjà sur scène pour ranger le matériel et démonter la batterie. Non, ce soir, il n’y aura pas de rappel.

 

Si la prestation en elle-même fut de qualité, il est intolérable qu’un groupe ayant déjà trois albums à son actif se contente d’un set aussi court. De manière générale, quarante-cinq minutes représente le temps alloué a un groupe de première partie. On voit même, sur certains très gros concert, des premières parties de plus d’une heure. Ce soir, Escape The Fate nous aura laissé un goût amer, le goût de l’inachevé, mêlé à celui de la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement d’un spectacle qui prenait enfin son envol. Et c’est bien dommage…

 

Article : Dom' Panetta

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 19:52

High Tone clôture cette deuxième journée sur la grande scène, devant un public encore très nombreux alors que sonne 1h du matin. Fer de lance du mouvement dub à la française, marqué notamment par la présence de leur batteur au centre de la scène, les lyonnais assurent dans leur régularité et leur qualité. Amoureux des machines, le quintet se meut dans un décor minimaliste, aux légers accents steam punk, dotés de lampes au design fin, en harmonie avec les platines et les écrans en fond de scène.

 

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High Tone - Photo : Juliette Delvienne


Quelques nappes de guitare réhaussent un peu plus des compositions millimétrées, savantes, aux sonorités piochant dans divers influences à travers le monde. Tout comme lors de leur passage deux ans auparavant au Cabaret Vert, leur prestation est irréprochable, l’apport des lumières renforçant la puissance de leur prestation. Une petite heure plus tard, la foule se réveille hagard, le temps étant venu de poursuivre la fête au camping ou de tenter de kidnapper quelques heures de sommeil, la dernière journée s’annonçant agitée.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 14:32

Le duo français de Raggasonic est le suivant sur la liste, vibrant de sincérité et d’énergie. Leur flow continue déchaîne la foule qui hurle et se secoue au rythme des beats déferlant de la scène au fond du Jardin du Michel, le regard noir des deux hommes parcourant la foule.

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Plutôt doués rythmiquement et musicalement, les paroles du groupe ne me convainquent pas pour autant à chaque fois.

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 14:31

Le temps de préparer en quatrième vitesse une interview exclusive ou presque des Bloody Beetroots, Gablé me passe sous le nez.

 

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Les échos du concert me parvenant me laisse penser que j’ai loupé un truc. A revoir lors d’un prochain concert ou festival !

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

Par Melting-Actu - Publié dans : CONCERTS PHOTOS / ARTICLES - Communauté : Evènementiels dans le Nord Est
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 19:50

Le très engagé Tiken Jah Fakoly entre en scène, courant encore et encore alors que les éclairages vert, bleu et rouge envahissent le plateau.
Tiken Jah Fakoly. Un nom qui fait souffler un vent d'espoir sur le continent Africain. Un vent chaud et puissant qui étend son voile de bonté et de courage sur les terres du Michel, à Bulligny.
Cela fait deux décennies déjà que ce quadragénaire forge la jeunesse à ses mélodies tant révoltées que réfléchies. Exilé au Mali depuis sept ans, l'ivoirien voit sa maison au travers de l'Afrique toute entière qu'il défend, causes après causes. Malgré les injonctions au silence et l'assassinat de ses proches en Côte d'Ivoire, le chanteur perpétue sa croisade sur tout le continent émergent.

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Tiken Jah Fakoly - Photo : Juliette Delvienne

Célèbre et célébré, Tiken Jah Fakoly chante au nom de ses frères, peinant à s'établir dans un monde globalisé, mondialisé. Ses textes sont forts comme les guerres, fragiles comme les corps meurtris qui les subissent. Il suffit de regarder les titres de ses chansons pour comprendre l'imaginaire que ce messager veut nous transmettre : « Il faut se lever » ; « délivrance » ; « laisse-moi m'exprimer ». Si Fakoly rassemble les peuples, s'il regroupe les foules et surtout les jeunes, c'est bien parce que son discours résonne dans les cœurs. Ces besoins de liberté et d'ouverture, il les hurle en chansons à chacune de ses apparitions, se battant contre l'exclusion, la corruption, l'exploitation - ces dépendances que le monde voudrait imposer à ce grand territoire flagellé depuis des siècles. Avec ses armes de paix, ses mélodies et ses instruments, le musicien multiplie les rencontres et les participations aux côtés d'autres acteurs fort de la musique : Manu Chao, Dub Incorporation, Les Ogres de Barback. Virulent, vivant, vrai, Tiken Jah Fakoly est avant tout un artiste engagé. Et particulièrement auprès de l'enfance, de surcroit depuis 2009, lançant alors l'opération « un concert une école ». Prônant l'éducation pour tous, il préconise notamment de « donner les mêmes chances à tout le monde, à tous les enfants ».

Plus qu'un concert, Tiken Jah Fakoly offre un moment de vie, un plongeon dans un maelström de savoir et d'idées pour s'élever et partager, ensemble. 

 

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne

Article : Ugo Schimizzi

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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 14:29

Tête d’affiche de cette septième édition du Jardin du Michel, les californiens de Groundation nous ont fait partager un grand moment de reggae lors de cette ultime soirée de concerts.
S’inspirant profondément de l’icône Bob Marley, le groupe se devait de lui rendre hommage pour l’anniversaire des 30 ans de sa mort. C’est chose faite, grâce à leur tournée « Tribute to Bob Marley », dans laquelle ils mêlent quelques grands classiques du messie jamaïcain, à d’autres morceaux beaucoup moins populaires de son répertoire, sans oublier quelques unes de leurs compositions.
 C’est avec la précision d’un métronome que le leader du groupe Harrison Stafford (chanteur guitariste) accompagné de ses neufs compères nous font voyager  dans leur univers rasta. S’ajoutant à la chaleur et à la musique, une odeur  émanant de certains festivaliers nous transporte directement en Jamaïque, pour une immersion des plus planantes.
Mais Groundation n’est pas un simple groupe de reggae. En effet, voilà maintenant 13 ans qu’il casse cette barrière, en le mêlant au jazz, au funk ainsi qu’à la soul pour un résultat des plus originaux. On doit notamment cela à la grande culture musicale de ses musiciens, ayant pour la plupart étudié dans la prestigieuse université jazz de Sonoma en Californie, ce qui s’est fortement fait ressentir dans les différents soli qui ont ponctués leur performance.
Sans doute un des meilleurs moments de cette soirée… voire de cette dernière édition en date du Jardin du Michel. 

Article : Frédéric MACIERI


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Photos : Juliette Delvienne


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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 19:48

The Inspector Cluzo arrive à la nuit tombée, envoyant les décibels aussi vite et fort qu’ils crient leur haine de AaRON et de pas mal d’autres choses d’ailleurs. Les deux gascons, simplement vêtus d’une guitare et d’une batterie, chantent en anglais leur rage et varient leurs registres du gros rock testostéroné à des chansons foutrarques basculant dans des aigus hasardeux. Sur la scène flotte un fier drapeau de Mont-de-Marsan, leur ville d’origine, tandis que ballon de rugby et maillots aux couleurs de l’équipe locale dressent le portrait d’un « groupe de bouseux, qui joue pour les bouseux ». C’est leur combat, et celui-ci dure depuis 3 ans maintenant, le groupe ayant parcouru plus de 27 états et donnés quelques 480 concerts, le chanteur soulignant au passage sa haine de la France et son impossibilité d’avoir pu y jouer et y être accepté. Leur chanson phare « The French Bastards » s’est retrouvée n°2 au Japon derrière Lady Gaga, électrise la foule et montre toute la puissance et l’efficacité du duo sur scène. A souligner au passage que le groupe a été invité dans les plus grands festivals, Sziget, South By Southwest, Lowlands festival en tête !

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The Inspector Cluzo - Photo : Juliette Delvienne

Au passage, Malcolm le guitariste rappelle tout son mépris pour les groupes de musique électronique, à leur sens factice et ne faisant pas de musique. « Nous on fait de la merde, mais au moins vous voyez exactement ce qu’on joue. On a pas de samples, pas de boucles ni d’enregistrements ». Dédicace aussi au bassiste, absent dans le groupe et qui a sa chanson : Fuck Bass Player. Le message est passé. Les punitions se succèdent face à un public jugé trop mou qui se réveillera bien assez vite. Bien que cette rapide description bordélique ne présente que bien mal et partiellement la prestation du groupe, leur show fut un véritable plaisir et une découverte certaine, expérience unique que je vous invite à découvrir, ne serait-ce que pour un petit jeté de cymbale !

 

 

 

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Photos : Juliette Delvienne
Article : Ugo Schimizzi

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